27 juin 2019 : Eurêka ! Bonnes pratiques sur la science citoyenne

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Eurêka ! Bonnes pratiques sur la science citoyenne
DATE: 

LIEU: 
Muntpunt
Munt 6
1000 Brussel

Belgique

En tant que praticiens et citoyens luttant pour une société meilleure, socialement juste et durable, nous sommes souvent confrontés à des barrières techno-scientifiques. Nos revendications sont contrées par des preuves sur lesquelles nous n'avons aucune prise. L'élaboration des politiques est obscurcie par une masse de données inaccessibles, complexes et très fragmentées. Cela fait souvent obstacle à une discussion transparente entre les citoyens, les gouvernements et les scientifiques.

De nos propres expériences, le BRAL, Cosmopolis VUB, City Mine(d) et Periferia arrivent à une conclusion commune : la production collective de connaissances ou la science citoyenne peut aider à franchir le mur technoscientifique afin de participer véritablement au débat démocratique.

Dans notre nouvelle publication conjointe, nous développons :

À l’occasion du lancement de notre coffret contenant ces quatre publications, nous aimerons partager et débattre nos apprentissages avec vous. Voilà pourquoi nous organisons le 27 juin de 13h30 à 16h à Muntpunt un book-launch + workshop.

Au programme:
13h30 – Lancement du coffret Eurêka + Q&A
14h30 – Workshop (FR + NL) “comment intégrer les sciences citoyennes dans nos actions sociales ou environnementales ?”

Tous les praticiens du secteur socioculturel, des associations, les chercheurs et les représentants des institutions sont les bienvenus. La participation à cet événement est gratuite.

Veuillez-vous inscrire ici.

A l’écoute de voix du Brésil

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Dans le dur contexte que traverse le Brésil, nous avons participé et contribué à la mise en place de rencontres qui permettent d’échanger avec des voix moins écoutées. Depuis l’automne dernier, l’élection du nouveau président Bolsonaro a plongé le pays dans un recul des droits humains avec un détricotage progressif de tout ce que les mouvements et la société avaient construit au fil des décennies, depuis la fin de la dictature en 1985.

A Recife, des jeunes expriment leurs ressentis par rapport à la ville (mars 2019)

En mars 2019, nous étions à Recife, dans le Nordeste brésilien, avec des ONGs et des jeunes de 3 villes (Salvador de Bahia, Recife et Fortaleza) ; essentiellement des jeunes filles de 18 à 28 ans. Elles ont partagé leurs perceptions de leur ville en construisant des cartes affectives, qui retracent le vécu, les perceptions que l’on a du territoire, l’occasion pour nous de raconter une démarche similaire menée avec un groupe de filles à Molenbeek.

« Dans la ville, où sont acceptés nos corps ? » : c’est de cette façon qu’un groupe a traduit et pensé sa carte… une manière de souligner combien la perception de la ville est aussi fonction de la place qu’on y prend et que les autres nous laissent. Mais nous avons aussi requestionné l’éducation et pensé à comment faire évoluer l’enseignement traditionnel grâce aux pratiques d’éducation populaire. Nous transmettons un aperçu des contenus abordés dans la courte vidéo ci-contre.

Au cours de la rencontre, nous avons été soutenir les derniers moments d’une résistance à une expulsion : une friche industrielle transformée en espaces de logement et maintenant réduite à un terrain vierge qui va recevoir des dizaines de tours de logements destinés à des familles d’autres classes sociales.

Tous ces moments, le mélange de nos ressentis et de nos colères nous ont amené à envisager une prochaine rencontre dans une autre ville, mais cette fois davantage préparée et pensée par et avec les jeunes.

A Santarém, faire l’expérience de la transformation sociale avec des communautés indigènes et quilombolas (avril 2019)

Choix audacieux… dans un pays où les droits humains sont massivement bafoués, et particulièrement dans le Nord brésilien où la monoculture du soja détruit sauvagement les territoires des communautés ! Et pourtant il nous a semblé que c’était justement avec les personnes de ces communautés, et surtout avec les jeunes qui y vivent, qu’il était important de questionner et partager nos expériences de transformation sociale.

Pendant 3 jours, notre groupe – composé d’une vingtaine de personnes venant des communautés, d’organisations locales et de quelques pays latino-américains et européens – a partagé des moments au sein d’une école de formation agricole en alternance, puis dans une communauté quilombola (afro-descendante). Enfin, une dernière journée d’échanges profonds était dédiée à nos perspectives de changements.

Entre la nature abondante en bordure du fleuve Amazone et les persécutions subies par ces communautés, il est compliqué de tenir bon… au cœur de cette riche Amazonie tellement convoitée ! Pourtant c’est là que nous avons expérimenté nos propres pistes de changement, mais aussi celles qui nous marquent collectivement, et plus particulièrement le poids des relations de domination et de colonisation. Nous sommes exactement dans cette étape et reviendrons avec de nouveaux éléments plus concrets prochainement.

Rencontre entre des personnes, entre des histoires, entre des cultures… nous avons jeté des ponts, permis une autre manière de coopérer… Il y a bien des choses à en tirer et à partager ; nous sommes exactement dans cette étape et reviendrons avec de nouveaux éléments prochainement.

 

Ces rencontres ont été possibles grâce au projet que Periferia mène en Amérique Latine avec le soutien de Misereor (Allemagne) ; elles ont été organisées avec les partenaires locaux et la dynamique Altoparlante-Altofalante.

22 juin 2019 à Namur : « Transmettre… Pour participer aux transformations sociales »

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« Transformer la société », facile à dire… d’autant qu’on en a bien besoin ! Mais comment s’y prendre ?
Il existe tellement d’initiatives autour de nous, et pourtant on a l’impression de chaque fois tout
réinventer. Est-il vraiment nécessaire de toujours devoir expérimenter, tester, s’hasarder ou peut-on s’appuyer sur des expériences que d’autres ont déjà vécues ?
Si Periferia s’inscrit avec d’autres dans une volonté de transformations sociales, si nous contribuons à donner de la force et de la visibilité à des pratiques citoyennes, nous voyons aussi combien les "messages" que nous essayons de diffuser restent complexes à transmettre à d’autres.
C’est pour toutes ces raisons que nous vous invitons à venir échanger autour des manières de transmettre, d’exprimer des messages et ainsi de contribuer à transformer la société.

Rendez-vous le samedi 22 juin de 13h45 à 17h au Chat à 7 pattes Rue Saint-Donat 42, 5002 Saint-Servais

Pour provoquer nos réflexions, Jacques Dehaese nous présentera sa conférence
gesticulée « Aux suivants ! » :

"Aux suivants de plonger dans un monde en forte transition,
sans oublier ce que la génération des anciens a déjà essayé et
expérimenté pour construire collectivement un projet social et
environnemental qui mobilise l’action collective citoyenne de demain"

Places limitées, inscription (gratuite) demandée via le formulaire ci dessous ou par téléphone au 02/544.07.93 ou par mail à contact@periferia.be

De la colère à l’action collective… Expérimenter le community organizing

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Place_Mairie

Mobilisation de l'Alliance Citoyenne à Paris

Suite à l’organisation d’une formation de deux jours autour du Community Organizing avec Alliance Citoyenne (Grenoble, France) organisée à Bruxelles en octobre 2017, Periferia a souhaité continuer la dynamique en mettant sur pied un groupe de réflexion avec l'objectif de voir s’il était possible – et souhaitable -  de mettre en place une telle démarche en région de Bruxelles-Capitale.

De quoi parle-t-on?

Souvent comparé à un “syndicalisme tout terrain” - c’est-à-dire dans tous les domaines et pas seulement celui du travail - le community organizing « cherche à mobiliser un public large et diversifié pour obtenir des changements sur des enjeux tels que le logement, les salaires, l’emploi, la sécurité ou l’exclusion politique » (Talpin, Balazard). Cette méthode, expérimentée puis consolidée à partir des années 1930 aux États-Unis par Saul Alinsky, permet aux citoyens de s’organiser pour construire collectivement des revendications, interpeller les institutions responsables, et ainsi obtenir des améliorations concrètes de leurs situations.

Le Community Organizing, venu des pays anglo-saxons nous inspire, notamment, par sa méthode de mobilisation englobant un grand nombre de personnes d'horizons très différents. Cette approche a fait ses preuves également dans sa capacité à renverser les rapports de force en faveur des personnes victimes d’injustice.

Un groupe pour se former et expérimenter

Ce groupe est ouvert à toutes les personnes qui souhaitent approfondir les méthodes du community organizing. Il regroupe actuellement des travailleurs d'association dont Le Méridien, La Rue, la Maison de quartier Bonnevie, Habitat et Rénovation, Periferia, Bruxelles Laïque, les Plans de Cohésion Social  deMolenbeek et Etterbeek, Cracs-CBAI ainsi que des citoyens intéressés. Le groupe se veut ouvert à toutes et celles et ceux qui s'intéressent à la thématique du community organizing. 

Retour sur la semaine consacrée aux méthodes du community organizing fin octobre :

 Quatre jours de formation, deux débats et une projection de film, cette semaine bien chargée fut l’occasion d’approfondir ces méthodes tout en apportant aussi un regard critique.

  • Pouvoir d’agir et Community Organizing : retour sur un débat mouvementé

Le 21 octobre dernier, Wade Rathke (ACORN International), Adrien Roux (Alliance Citoyenne), Nicolas Marion (philosophe, Action et Recherches Culturelles) et Claire Scohier (Inter-environnement Bruxelles) ont débattu de la pertinence des méthodes du community organizing pour renforcer le pouvoir d’agir. Un débat qui a suscité de riches échanges et permis de questionner la pertinence du « modèle ACORN » pour repenser une société plus égalitaire.

Retrouvez l’intégralité du débat co-animé par Periferia et Bruxelles Laïque :

  • De nouvelles méthodes pour inspirer l’engagement syndical en Belgique ?

A l’heure où, les organisations syndicales ont de plus en plus de mal à mobiliser les citoyens, repenser l’engagement syndical est essentiel. Ce débat organisé par le CSC Bruxelles-Hal-Vilvoorde, l’asbl FEC et Periferia a tenu toutes ses promesses. Le community organizing, que l’on définit comme un « syndicat tout-terrain », a en effet largement inspiré les personnes présentes en apportant des exemples concrets d’organisation de travailleurs non syndiqués, d’action directe et la construction d’un rapport de force favorable aux citoyens. En s’appuyant sur un travail de terrain (porte-à-porte, mobilisation sur les lieux de travail, …) les méthodes de ReAct et ACORN permettent de remporter des petites victoires et donc de mobiliser plus largement.

débat syndicats
  • Une formation de 4 jours avant d’expérimenter en 2019 ?

Fin octobre, Periferia a organisé 4 jours de formation autour du community organizing à destination de travailleurs sociaux.

2 jours d'initiation

Les deux premiers jours d’initiation étaient consacrés à la découverte des méthodes de l’Alliance Citoyenne et de son fonctionnement en interne. Adrien Roux, initiateur de l’organisation à Grenoble animait la formation, oscillant entre jeux de rôle et récits d’expériences. Wade Rathke est aussi intervenu, présentant la manière de lancer une campagne et évoquant son expérience de mobilisation citoyenne aux Etats-Unis. Ce fut l’occasion d’aborder différents aspects de la méthode ACORN : porte-à-porte, lancement d’une campagne, techniques de négociation, actions collectives, mais aussi de porter un regard critique sur cette méthodologie.

2 jours de workshop d'approfondissement 

Les deux autres jours étaient consacrés à un workshop d’approfondissement qui a réuni des personnes déjà familières avec ces méthodes. Les participant.e.s, sont parti.e.s de leur expérience de terrain pour échanger sur la manière de mettre en place ces méthodes dans le contexte belge.

formation oct 2018

Suite à cette formation, plusieurs participants ont réaffirmé leur envie de pouvoir expérimenter les méthodes de community organizing… C’est le cas de Periferia qui, en 2019, a décidé de s’en inspirer sur le terrain, de développer une base de données et de continuer à suivre la dynamique du groupe community organizing à Bruxelles. D’autres évènements sont à venir, restez attentifs : plus d’informations sur notre site internet et notre page Facebook.

  • Publication "De la colère à l'action collective"

Mobiliser des habitants autour de problématiques qui les touchent, encourager le "pouvoir d'agir" et les actions collectives, se mettre en capacité de négociation pour agir sur les décisions, créer du rapport de force pour lutter contre les injustices... Voilà des enjeux auxquels de nombreux travailleurs sociaux et citoyens sont confrontés quotidiennement. Cette publication aborde ces différentes questions par le biais de réflexions de travailleurs sociaux à la suite de leur rencontre avec le community organizing. Nous nous intéressons particulièrement à comment cette approche les a aidée dans leur action locale.

Téléchargez la publication gratuitement (disponible en version papier sur demande).

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  • Projection à venir en 2019

Thibault Coeckelbergs du GSARA a suivi trois travailleurs du milieu associatif bruxellois qui ont participé à la formation sur le Community Organizing organisée en octobre 2017. Ces portraits nous permettent de mieux comprendre les questions qui traversent l'action sociale. Plus d'infos à suivre...

 

 

Vous êtes intéressé.e.s par notre actualité autour du community organizing ? N'hésitez pas à nous contacter via contact@periferia.be

 

 

Les commissions de transparence au Honduras

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Les commissions de transparence au Honduras

Une histoire peu commune d’une société civile qui se soucie de l’utilisation des ressources publiques

Suite au passage de l’ouragan Mitch au Honduras en 1998, puis surtout à la remise de la dette en 2002, d’importants montants sont arrivés jusque dans les communes du pays. Mais les pays « donateurs » y ont mis une certaine exigence : que la société civile puisse veiller à la bonne utilisation de ces ressources financières dans des projets portés par les municipalités. C’est de cette façon que sont apparues les premières commissions de transparence.

Les commissions sont composées de citoyens. Ce sont des organisations locales qui réalisent un contrôle par rapport aux dépenses publiques et formulent des recommandations pour améliorer l’utilisation des ressources publiques, veillent à la bonne utilisation du budget d’investissement et vérifient la qualité des services communaux comme les repas dans les écoles communales par exemple.

De nombreuses commissions existantes se sont organisées collectivement pour obtenir leur reconnaissance légale dans le cadre de la loi des communes de 2009.

Pense-pas-bête du gestionnaire citoyen

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Expériences à Pont-de-Claix, France

Pense-pas-bête du citoyen gestionnaire : Renforcer la compréhension budgétaire
par la commune de Pont-de-claix, 2007

Le « pense-pas-bête du citoyen gestionnaire » est un outil, développé par la commune et destiné à tous. Il propose de se familiariser avec les mécanismes et les notions essentielles de la comptabilité publique. Il présente également le budget de la commune pour permettre de participer à la réflexion et au débat qui accompagne l’élaboration de celui-ci.

A Pont-de-claix, les finances publiques c’est l’affaire de tous !

Une commission consultative du budget a été mise en place où des citoyens tirés au sort et d’autres répondant à un appel relayé dans la presse locale suivent une formation de compréhension local – notamment grâce à la publication « pense pas bête du citoyen gestionnaire » pour faire des propositions aux élus.

Cette étape de compréhension budgétaire est indispensable dans la mise en place d’un budget participatif.

Eurêka ! Comment les savoirs citoyens peuvent contribuer à co-construire la ville

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Cette publication montre comment des citoyens se sont construit de la légitimité pour prendre part à des questions dites « complexes » (qualité de l’air, qualité de l’eau…), en formulant des avis pertinents et parfois en questionnant les données produites par les autorités reconnues. Il s’agit d’un coffret, composé de :

• la partie « Eurêka » - que vous découvrirez en PDF en cliquant sur l'image ci-contre – qui apporte en quelques pages les fondements de la démarche et affirme un point de vue sur ce que devraient être des savoirs partagés ;

• deux expériences de terrain : « EXP’air - Citizen Science, collective knowledge empowers » réalisée par le BRAL (à découvrir en cliquant ici et « Pacco test – les nouvelles technologies, ça se construit » réalisée par City Mine(d) et à consulter en cliquant ici ;

• notre publication existante « Savoirs citoyens… au cœur de nos pratiques » disponible en cliquant ici.

 

Article – L’organisation communautaire : une nouvelle approche du travail social ?

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Par Yves Jouffe- Mouvements, 2016

Une expérience d’organisation communautaire a vu le jour en janvier 2014 dans les quartiers rennais : Si on s’alliait ?(SOSA). Cinq organisatrices et organisateurs s’y inspirent de la démarche de l’Alliance citoyenne de Grenoble. Deux d’entre elles décrivent ici quelques ficelles du métier d’organisateur. Des affinités mais aussi des tensions existent entre community organizing, éducation populaire et un travail social jugé trop paternaliste. Les formes de mobilisation expérimentées à Rennes par SOSA, aussi éprouvantes soient-elles, apparaissent comme de réels vecteurs de transformation sociale.

Disponible en ligne sur le site du CAIRN pour 3 euros en cliquant ici 

Article – Community organizing : généalogie, modèles et circulation d’une pratique émancipatrice

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Par Julien Talpin, Hélène Balazard- Mouvements, 2016

Le community organizingcherche à mobiliser un public large et diversifié pour obtenir des changements sur des enjeux tels le logement, les salaires, l’emploi, la sécurité ou l’exclusion politique. En France, comme dans de nombreux pays, on observe un intérêt grandissant pour cette forme d’organisation de la société civile. Cet attrait se traduit notamment par une grande diversité de démarches se référant plus ou moins directement au community organizing. Cet article propose un panorama et une grille de lecture de ces différentes pratiques. Il revient sur la généalogie, les différents modèles et les enjeux de la diffusion de cette approche visant l’émancipation des classes populaires.

Disponible en cliquant ici (CAIRN, 3 euros en ligne) 

Article – Alinsky for the left, the politics of community Organizing

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Par Mike Miller- Dissent, 2010

En anglais

Pendant soixante-dix ans, la « gauche » disparate soutenait, rabaissait, glorifiait, ignorait ou attaquait Saul Alinsky et sa tradition d’organisation communautaire. Aujourd’hui, il devrait s’engager dans l’organisation communautaire, y participer et jouer le rôle que les organisateurs de gauche non sectaires jouent dans le mouvement syndical, en soutenant une plus grande égalité sociale et économique, un secteur public viable dans l’économie, une extension significative du filet de sécurité sociale, l’éclatement du pouvoir d’entreprise concentré, la propriété ouvrière, les coopératives, les coopératives de crédit, la pleine liberté civile et une discussion ouverte, une plus grande participation démocratique, et une plus grande démocratie politique dans le pays.

Disponible en ligne en cliquant ici 

Article – Politiser les colères du quotidien

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Par Clément Petitjean – Le Monde Diplomatique, 2017

En France comme aux États-Unis, les classes populaires boudent les urnes et semblent exclues du jeu politique. Pour y remédier, des militants misent sur la méthode imaginée par l’intellectuel américain Saul Alinsky, qui promet de rompre avec la résignation grâce à l’« organisation communautaire ».

Disponible en ligne (payant) en cliquant ici 

Article – Expériences de community organizing en France

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Par Marion Carrel, Adeline de Lépinay- Mouvements, 2016

Le community organizing est une source d’inspiration pour certain.es militant.es. En amont de la table ronde de ce numéro, et à partir de courts entretiens réalisés avec ses participant.es, nous esquissons ici le portrait de trois organisations françaises qui s’inspirent de cette tradition : l’Alliance Citoyenne de Grenoble, Zonzon 93 et Studio Praxis.

Article disponible en ligne sur le site du CAIRN (3 euros), disponible en cliquant ici

Article – Construire le contre-pouvoir

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Par Yves Jouffe, traduit par Hélène Balazard, Vincent Bourdeauet Yves Jouffe– Mouvements, 2016

De 1970 jusqu’à la fin des années 2000, Wade Rathke a dirigé ACORN (Association of Community Organizations for Reform Now), la plus importante fédération de community organizingdes États-Unis. Cette organisation comptait près de 500 000 membres issus de plus d’un millier de quartiers déshérités. Elle a été un important vecteur de changement social dans les domaines du logement social, de la régulation des activités bancaires ou de l’augmentation du salaire minimum. Wade Rathke a développé un modèle original de contre-pouvoir, en organisant les habitant.es des quartiers pauvres et non pas leurs organisations existantes comme le faisait Saul Alinsky. ACORN a su s’étendre en une fédération états-unienne qui mettait au service de chaque groupe local des organisateur.rices professionnel.les. Si celle-ci s’est fragmentée en 2010, ACORN International rassemble maintenant autant d’adhérent.es dans une trentaine de pays.

Disponible en ligne sur le site du CAIRN pour 3 euros en cliquant ici

Article – Le community organizing en France : quel projet politique ?

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Par Marion Carrel et Adeline de Lépinay - Mouvements, 2016

Alors que des campagnes inspirées du community organizing commencent à se développer en France, la curiosité et les attentes sont grandes. En quoi ces expériences constituent-elles des démarches de politisation, d’éducation populaire dans les quartiers populaires ? La question démocratique dans le mouvement social est-elle renouvelée ? Au-delà du pragmatisme clairement revendiqué, quel est le projet politique ? Quel est le levier utilisé pour mobiliser : injustices sociales, discriminations ? Nous avons souhaité donner la parole à trois pionniers du community organizing en France : Laëtitia Nonone, présidente de l’association Zonzon 93 à Villepinte, L. Real, consultant à Studio Praxis et l’un des organisateurs de la campagne nationale Stop le contrôle au faciès, et Adrien Roux, co-fondateur et organisateur au sein de l’Alliance citoyenne de l’agglomération grenobloise et du Réseau pour l’action collective transnationale (ReACT).

Article disponible en cliquant ici (revue Mouvement, site CAIRN, 3euros)

 

Article – Rethinking Community organizing

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Par Katie Horvath, The Symbiosis Research Collective – The Ecologist, 2018

En anglais

En replaçant le community organizing dans son contexte initial, le collectif “The Symbiosis Research Collective” propose de revenir sur les principes de cette méthode pour les questionner. Le rôle central de l’organizer au sein du processus est ici vu de manière critique. Les changements sociétaux ambitieux souhaités par l’organisation invitent à penser le monde “comme il devrait être” et non pas “comme il est”, ce qui est parfois difficile à mettre en pratique à une échelle locale. La volonté première pour Alinsky de s'organiser à travers des institutions existantes semble limiter le pouvoir d’agir, allant parfois jusqu’à reproduire une échelle hiérarchique que l’on souhaitait dénoncer. Cet article met en lumière les limites du modèle d’Alinsky, à travers des expériences de terrain contées par des organizers.

Disponible en ligne sur le site The Ecologist : cliquez ici

Article – Experts en mobilisation des pauvres ? La professionnalisation du community organizing à Chicago

Publié le

Par Clément Petitjean - Mouvements, 2016

Si les pratiques militantes du community organizing font l’objet de plus en plus d’analyses empiriques, la question de la professionnalisation de cette forme de militantisme est souvent peu abordée. On se focalise sur la cause, laissant ainsi dans l’ombre les entrepreneurs de cause. Or l’appréhension des dynamiques de professionnalisation du community organizing et de la constitution d’un groupe de professionnels de la mobilisation des classes populaires apparaît nécessaire pour penser les modalités d’action collective des dominés et la lutte contre la dépossession politique.

Article de la revue Mouvements disponible en cliquant ici (CAIRN, 3 euros)

Article – Faire « avec » les habitants. « Pouvoir d’agir » et renouvellement des pratiques des centres sociaux

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Par Guillaume Coti – Mouvements, 2016

Faire « pour » ou « avec » les habitants ? Cette question interroge certains militants et salariés des centres sociaux qui ne se contentent plus de la position de prestataire des politiques sociales à laquelle ils sont cantonnés. Guillaume Coti, ancien directeur d’un centre social parisien, nous livre ici un panorama des tensions dans lesquelles sont prises ces structures. À travers plusieurs exemples et son expérience il nous montre aussi comment les notions de « pouvoir d’agir », de « community organizing » viennent inspirer et renouveler les pratiques.

Article de la revue Mouvements, disponible en ligne en cliquant ici (CAIRN, 3 euros)

Article – Community organizing, pansement aux politiques néolibérales ou révolution lente ?

Publié le

Par Hélène Balazard, Robert Fisher - Mouvements, 2016

Au Royaume-Uni, le programme conservateur de la Big Society mis en place par le précédent gouvernement Cameron (2010-2015) et Citizens UK, une community organization suivant le modèle initié par Alinsky, ont en commun une rhétorique de responsabilisation des « communautés » (communities). Les citoyens doivent être capables de s’ « organiser » pour résoudre les problèmes rencontrés. Cette rhétorique est ambivalente et ces deux démarches peuvent tout autant être interprétées comme un pansement accompagnant les politiques néolibérales que comme un pas vers l’émancipation des classes populaires.

Article de la revue Mouvements, disponible en ligne en cliquant ici (CAIRN, 3 euros)

Article – Améliorer le quartier ou changer la société ? À propos de deux expériences contrastées de community organizing à l’échelle californienne

Publié le

Par Julien Talpin – Mouvements, 2016

L’histoire du community organizing est pleine de récits héroïques et de victoires improbables. Pourtant, plus de soixante-dix ans après son émergence, les inégalités sont plus fortes que jamais aux États-Unis et la pauvreté n’a jamais été aussi importante. En se concentrant sur des campagnes gagnables, les organisations communautaires ne laissent-elles pas de côté les questions plus structurelles, à l’origine de la marginalisation sociale des habitants des quartiers populaires ? Ne sont-elles pas d’énièmes agents de la paix sociale, améliorant à la marge le sort des plus déshérités sans le transformer en profondeur ? Ces interrogations conduisent surtout à mettre en cause le localisme qui a parfois caractérisé le community organizing. Les deux campagnes présentées dans cet article indiquent de quelle façon de vastes coalitions se structurent au-delà de l’échelle locale pour s’attaquer à certains enjeux structurants. Un dilemme semble pourtant apparaître : la prise de distance avec le localisme s’accompagne également d’une plus faible prise des participants sur le devenir des revendications. Faudrait-il faire l’économie de la démocratie pour exercer un réel pouvoir ?

Article de la revue Mouvements, disponible en ligne en cliquant ici (CAIRN, 3 euros)