De la colère à l’action collective… Expérimenter le community organizing

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Mobilisation de l'Alliance Citoyenne à Paris

Suite à l’organisation d’une formation de deux jours autour du Community Organizing avec Alliance Citoyenne (Grenoble, France) organisée à Bruxelles en octobre 2017, Periferia a souhaité continuer la dynamique en mettant sur pied un groupe de réflexion avec l'objectif de voir s’il était possible – et souhaitable -  de mettre en place une telle démarche en région de Bruxelles-Capitale.

De quoi parle-t-on?

Souvent comparé à un “syndicalisme tout terrain” - c’est-à-dire dans tous les domaines et pas seulement celui du travail - le community organizing « cherche à mobiliser un public large et diversifié pour obtenir des changements sur des enjeux tels que le logement, les salaires, l’emploi, la sécurité ou l’exclusion politique » (Talpin, Balazard). Cette méthode, expérimentée puis consolidée à partir des années 1930 aux États-Unis par Saul Alinsky, permet aux citoyens de s’organiser pour construire collectivement des revendications, interpeller les institutions responsables, et ainsi obtenir des améliorations concrètes de leurs situations.

Le Community Organizing, venu des pays anglo-saxons nous inspire, notamment, par sa méthode de mobilisation englobant un grand nombre de personnes d'horizons très différents. Cette approche a fait ses preuves également dans sa capacité à renverser les rapports de force en faveur des personnes victimes d’injustice.

Un groupe pour se former et expérimenter

Ce groupe est ouvert à toutes les personnes qui souhaitent approfondir les méthodes du community organizing. Il regroupe actuellement des travailleurs d'association dont Le Méridien, La Rue, la Maison de quartier Bonnevie, Habitat et Rénovation, Periferia, Bruxelles Laïque, les Plans de Cohésion Social  deMolenbeek et Etterbeek, Cracs-CBAI ainsi que des citoyens intéressés. Le groupe se veut ouvert à toutes et celles et ceux qui s'intéressent à la thématique du community organizing. 

A Bruxelles, les choses se mettent en place petit à petit. L’idée est de poursuivre la dynamique autour du community organizing, à travers notamment l'organisation de temps de débat, de formations et aussi l'expérimentation sur le terrain.

Actualités :

 

  • Projection du film 'The Organizer'

Dimanche 21 octobre à 16h45 au Théâtre National / 6 euros / En présence de Wade Rathke
Donner du pouvoir aux personnes victimes d'injustice est la raison d’être d’ACORN (Association of Community Organizations for Reform Now), une association qui a œuvré contre les inégalités sociales en incitant, pendant plus de 50 ans, les personnes à s’organiser. Ce film part à la rencontre de Wade Rathke, the organizer, et retrace des années de luttes, de rencontres, de lourdes défaites et de belles victoires.

Rendez-vous sur le site du Festival des Libertés pour réserver des tickets, des préventes sont disponibles en ligne.

  • Débat : Pouvoir d'agir et Community organizing

Dimanche 21 octobre à 20h00 au Théâtre National / Gratuit
Comment rendre réel le pouvoir des classes précarisées sans leur confisquer la parole ? À contre-pied des pratiques visant à faire participer, les méthodes américaines du community organizing prônent des modes d’organisation où l’action collective et le conflit permettent aux opprimés de construire eux-mêmes leurs stratégies de lutte à partir de problèmes qui leur sont propres. Cette échange sera l'occasion de rencontrer des acteurs qui ont fait l'expérience de ces pratiques sur le terrain, de Grenoble à la Nouvelle-Orléans.
En présence de : Wade Rathke (fondateur de l'association ACORN), d'Adrien Roux (Alliance citoyenne de Grenoble), de Nicolas Marion (philosophe, Action et Recherches Culturelles) et Claire Scohier (Inter-environnement Bruxelles).
Plus d'information sur le site du Festival des Libertés.
  • 4 jours pour se former au Community Organizing

2 jours d'initiation / Lundi 22 et Mardi 23 octobre
Venez découvrir les pratiques du Community Organizing au cours d'une formation de deux jours, qui se déroulera à Aija, Rue du Comte de Flandre 15 à Molenbeek, le lundi et le mardi 23 octobre 2018. Cette formation s'adresse aux travailleurs sociaux, militants ou citoyens de terrain qui souhaiteraient découvrir cette approche afin de l'implémenter à un niveau local.
Pour vous inscrire ? contactez adeline@periferia.be.
2 jours de workshop d'approfondissement / Mercredi 24 et Jeudi 25 octobre
La formation d'initiation sera suivie par 2 jours de workshop du mercredi 24 au jeudi 25 octobre 2018 pour approfondir les méthodes. Ces deux jours "d'approfondissement" sont ouverts aux personnes qui auront suivi la formation "d'initiation" ou des personnes ayant déjà une bonne connaissance des pratiques du Community Organizing.
Plus d'information ? Contactez arnaud@periferia.be
  •  Le syndicalisme en Belgique doit-il adopter de nouvelles méthodes ?

Mardi 23 octobre de 19h30 à 21h30 / CSC – Rue Pletinckx 19, Salle Dom Helder Camara / Entrée libre

Le CSC Bruxelles-Hal-Vilvoorde, l'asbl FEC et Periferia vous invitent à une rencontre autour des méthodes syndicalistes en Belgique : une plongée dans le community organizing et les méthodes d'Alinsky. A l’heure où les droits des travailleurs sont de plus en plus mis sous pression et où les discours anti-syndicaux mobilisent régulièrement l’espace public et médiatique, comment construire le rapport de force ? Comment réfléchir à nos stratégies d’action et renforcer nos modes d’organisaton et d’action collectives ?

Nous en débattrons avec Wade Rathke, fondateur de l’Association des organisations communautaires pour la réforme (ACORN) aux USA et Adrien Roux, initiateur de l’Alliance Citoyenne et fondateur de ReAct (Grenoble, France). Ils nous expliqueront comment ils mettent en œuvre les méthodes du community organizing dans les quartiers populaires, écoles, aux abords des entreprises…En organisant des campagnes ciblées, des actions directes et en créant des alliances, ils démontrent qu’il est possible de construire le rapport de force et d’obtenir des victoires significatives, gages d’une plus grande mobilisation.

Plus de 70 ans après Saul Alinsky, ces méthodes continuent de se montrer pertinentes pour défendre les plus démunis. Une occasion unique d’écouter deux orateurs expérimentés de passage en Belgique !

  • Publication "De la colère à l'action collective"

Mobiliser des habitants autour de problématiques qui les touchent, encourager le "pouvoir d'agir" et les actions collectives, se mettre en capacité de négociation pour agir sur les décisions, créer du rapport de force pour lutter contre les injustices... Voilà des enjeux auxquels de nombreux travailleurs sociaux et citoyens sont confrontés quotidiennement. Cette publication aborde ces différentes questions par le biais de réflexions de travailleurs sociaux à la suite de leur rencontre avec le community organizing. Nous nous intéressons particulièrement à comment cette approche les a aidée dans leur action locale.

Téléchargez la publication gratuitement (disponible en version papier sur demande).

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  • Projection à venir

Thibault Coeckelbergs du GSARA a suivi trois travailleurs du milieu associatif bruxellois qui ont participé à la formation sur le Community Organizing organisée en octobre 2017. Ces portraits nous permettent de mieux comprendre les questions qui traversent l'action sociale. Plus d'infos à suivre...

 

 

Vous êtes intéressé.e.s par notre actualité autour du community organizing ? N'hésitez pas à nous contacter via adeline@periferia.be

 

 

Publication 2016 Livret Dora dorës

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L'association Dora dorës à Huy "Une maison du monde"

Dora dorës signifie "main à main" en albanais.

L'association se définit comme un lieu de formation, de ressources et de solidarité pour les personnes issues de l’immigration.

Une centaine d’adultes et une vingtaine d’enfants et adolescents issus de 40 pays différents fréquentent l’asbl plusieurs fois par semaine.

29 mai 2018 à Namur: rencontre d’échange de pratiques avec l’asbl Dora Dorës

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Une après-midi pour échanger, s’inspirer, se rencontrer et découvrir les pratiques inhabituelles de Dora dorës, une structure hutoise imaginée par des migrants pour favoriser l’intégration d’autres migrants.

La rencontre sera suivie de la pièce de Théâtre "D'autres" à 17h15 (durée 30' + 30' de débat-échange)

Quand ? mardi 29 mai 2018 de 13h30 à 17h00

Où ? Au Centre Culturel de Namur (Abattoirs de Bomel)

Contacts

Periferia aisbl (Déborah)

Mail: deborah@periferia.be
Tél.: 02 544 07 93
Facebook Periferia

Dora Dorës asbl

Mail: dora-dores@skynet.be
Tél.: 085/51.43.46
Facebook Dora dorës

Faire d’Abbaye un quartier pensé par et pour ses habitants !

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Faire d'Abbaye un quartier pensé par et pour ses habitants !

Depuis 2016, Periferia accompagne la commune de Forest dans la mise en œuvre du Contrat de Quartier Abbaye (programme de rénovation d’espaces publics et de création de nouveaux équipements). En partenariat avec 21 solutions, Periferia appui la commune dans les dynamiques participatives mises en place sur différentes thématiques

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Projet de réaménagement de l’espace public pour favoriser la gestion intégrée de l’eau de pluie.

  • Animation d’ateliers et de rencontres multi-acteurs avec les habitants, les bureaux d’études (architectes, urbanistes, paysagistes) et la commune pour construire une vision collective et partagée, en échangeant les points de vue et idées, et en priorisant les besoins et attentes du quartier.
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ABY

Projet de rénovation de l’Abbaye et de ses jardins en centre culturel.

  • Mobilisation et animation de forums qui rassemblent citoyens, travailleurs du quartier, usagers du parc, architectes et responsables communaux… pour discuter des usages actuels et futurs et de la gestion des différents espaces au sein de l’Abbaye et de ses jardins.

Soutenir des acteurs de transformation sociale dans les pays du Sud

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Encourager des liens entre projets et acteurs de pays du « Sud », 

Rendre visible et analyser des démarches d’incidences politiques,

Mettre en valeur des expériences citoyennes qui font bouger les lignes,

Renforcer les organisations et collectifs autour du droit à la ville 

Expérimenter d’autres modes de faire et de penser la transformation sociale,

Ce sont les principaux enjeux et objectifs du travail mené par Periferia en Amérique Latine.

Dans quel cadre se développe ce travail ?

Depuis sa constitution au départ d’expériences au Brésil, l’association Periferia a été repérée par une organisation allemande de coopération – Misereor – qui finance de nombreux projets dans le monde (Afrique, Amérique Latine et Asie).

Au-delà de ces financements, elle mobilise des appuis spécifiques auprès de personnes et organisations pour renforcer les organisations qu’elle soutient. C’est dans ce cadre que Periferia collabore depuis 2003 avec une cinquantaine de partenaires latino-américains.

Sur quelles dimensions ?

Au départ, c’était essentiellement sur la dimension urbaine et le droit à la ville que nous avons accompagné des ONGs du Pérou, de Bolivie, de République Dominicaine, d’Equateur, du Brésil… Il pouvait s’agir d’appuis méthodologiques, stratégiques, de soutien à de la mise en réseau, toujours avec la préoccupation de la participation citoyenne comme ingrédient central.

Progressivement, autour de la participation et des initiatives de la société civile, c’est la recherche de formes d’incidence qui est devenue prioritaire : comment faire pour que tous ces projets menés arrivent à faire évoluer la société ? que ce soit en termes de politiques publiques, d’opinion publique ou de comportements individuels et collectifs.

Une recherche de transformation sociale qui ne peut pas se limiter au Sud !

Si le projet est pensé pour appuyer des organisations dans les pays du Sud, au fur et à mesure de toutes ces collaborations, les parallèles avec les réalités européennes apparaissent chaque fois de manière plus évidente.

Aujourd’hui, même si la dimension urbaine perdure, l’essentiel du travail mené concerne l’appui à toute initiative de transformation de la société en Amérique Latine, en cherchant à tisser des liens et échanges avec l’Europe et l’Afrique lusophone (Angola, Mozambique).

En quoi consiste l’apport de Periferia

De manière concrète, Periferia travaille avec des organisations dans ces pays latino-américains (et africains) sous différentes formes :

  • en organisant des rencontres locales
  • en aidant à donner de la visibilité à des expériences (appui à l’élaboration de documents
  • en expérimentant d’autres manières de faire et de penser la transformation sociale
  • en proposant des échanges d’expériences et de personnes entre contextes différents
  • en proposant des réflexions avec l’équipe allemande en charge de l’Amérique Latine chez Misereor

Récemment, Periferia a mis en place – avec des partenaires – un espace virtuel qui cherche à donner davantage de visibilité à ces initiatives et surtout à tous ces processus de transformation sociale : Altoparlante (en espagnol) – Altofalante (en portugais) qui signifient « hautparleur ».

 

La Fabrique de Liens Citoyens à Verviers

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Face aux enjeux de diversité de la population et de dualisation entre les hauts et les bas quartiers de Verviers, la Ville / l’échevinat de l’intégration sociale et des relations interculturelles a mis en place, avec Periferia, une Fabrique de Liens Citoyens.

Basée sur une succession d’ateliers dans les quartiers et de Forums de la Ville où tous se retrouvent, ce dispositif vise à renforcer les liens à trois niveaux :

  • les liens entre tous les citoyens verviétois,
  • les liens entre les différents quartiers de la ville
  • les liens entre les citoyens et les autorités de leur ville.

Periferia, le Plan de Cohésion Sociale et le service des relations interculturelles accompagnent les citoyens et collectifs dans :

  • la définition des enjeux liés aux liens citoyens à Verviers
  • la formulation d’idées et de recommandations pour renforcer les liens citoyens
  • la construction et réalisation de projets citoyens pour retisser ces liens
  • la définition collective du règlement pour gérer le budget mis à disposition pour réaliser ces projets

« Et Si on Parlait Positif ? »

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C’est l’objet du processus de rencontre initiée par plusieurs partenaires de Prospect15 : le Centre culturel de Dinant, les Plans de Cohésion sociale d’Hastière et d’Yvoir, le CPAS d’Yvoir, Altéo et la Calestienne à Beauraing. Ensemble, ils ont imaginé un projet de rencontre entre plusieurs de leurs groupes, souvent englués dans des situations de vie difficiles et parfois décourageantes, pour s’essayer à la pratique du « Parler positif ».

Deux premières rencontres ont ainsi été provoquées pour réfléchir ensemble à la notion de « bien vivre ». Avec l’appui de Philocité, les participants ont expérimenté une dynamique de réflexion philosophique à partir des vécus et récits de chacun. Progressivement, nos idées se sont croisées, renforcées, alimentées…et chacun a pu prendre conscience qu’on vivait et pensait des choses similaires même si l’on vient d’horizons différents. Un moment de croisement entre une soixantaine d’acteurs très enrichissant.

Lors de la rencontre suivante, tous les groupes étaient réunis pour poursuivre ce travail en approfondissant nos idées pour en tirer des messages positifs à adresser à d’autres. L’idée étant de faire rayonner ce « parler positif ». Dans cet esprit, un studio de tournage vidéo est installé dans une pièce connexe à nos échanges et chacun, lorsque son message a muri, a pu s’y rendre pour l’enregistrer. Cinq capsules vidéos positives ont ainsi été réalisées et sont diffusées par une diversité d’opérateurs audiovisuels, culturels et associatifs. A la fin du tournage, un temps de plénière a permis d’identifier les ingrédients qui ont permis cette parole et expression face caméras des participants, peu habitués à cette pratique.

Une troisième rencontre est organisée au Printemps 2018 pour affiner notre stratégie de diffusion de l’expérience et des capsules vidéos. C’est aussi un moment pour entretenir le « parler positif » et imaginer des supports, méthodes, outils pour que chacun puisse le faire découvrir et vivre à d’autres en tant qu’ambassadeurs de la démarche.

Une expérience inédite !

Forum Ransfort

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Molenbeek est un territoire associatif extrêmement dense, nos bureaux se situent juste au-dessus de l’« ASBL La Rue », à coté de « Lire et Ecrire » et lorsque l’on passe de l’autre côté du trottoir, nous nous retrouvons devant la porte du « Projet Lama ». Confrontés à des réalités, des publics et des buts différents nous avons peu connaissance des enjeux et des thématiques sur lesquels nos voisins travaillent.

Et si nous pouvions croiser nos enjeux ? Et si nos ressources pouvaient croiser les besoins de nos voisins ? Pour ça, il faudrait déjà les connaitre !

Suite à ce constat, la Fonderie nous fait part de son souhait d’organiser le Forum Ransfort. Le 17 mai Periferia prend le rôle de facilitateur des échanges, de rencontres et de croisements dans le magnifique cadre qu’offre « La Fonderie ». Une soixantaine de personnes sont présentes dont près de vingt-cinq associations sont représentées. Autant dire que cette matinée fût un moment où les liens entre le quartier se sont créés et renforcés !

L’évènement a donné lieu à la création d’une page Facebook, de quelques partenariats, d’une nouvelle rencontre en septembre 2017 et puis, qui sait ce que l’avenir nous réserve encore !

Quartiers Durables Citoyens

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Lancé en 2008 par Bruxelles Environnement, l’appel à projet « Quartiers durables citoyens » vise à soutenir, accompagner et valoriser des initiatives citoyennes collectives et durables à l’échelle des quartiers : jardins collectifs, verdurisation des rues, projet de mobilité douce…

Accompagnement de groupes citoyens

Aux côtés d’autres partenaires (21 solutions, Ecoconso, réseau transition…), Periferia vient en appui au sein des quartiers (mise en réseau, gestion de groupe, suivi du projet…). Depuis 2013, Periferia accompagne une dizaine de quartiers durables.

Animation du budget participatif

Au fil du temps et avec les quartiers soutenus, l’appel à projet a évolué, d’abord par la mise en place d’une assemblée participative où les critères de sélection ont été revus puis à travers un budget participatif lors de la cinquième édition en 2013.

Concrètement, cela s’est traduit par la mise en place d’un Conseil des Quartiers Durables Citoyens regroupant des quartiers durables avec pour objectif de décider collectivement de l’affectation budget disponible pour les quartiers (100 000 euros).

Mais au-delà de la répartition d’un budget et de la sélection des projets, le budget participatif des Quartiers durables Citoyens est surtout l’occasion de mettre en débat les actions prioritaires que l’on souhaite soutenir pour parvenir à rendre Bruxelles plus « durable ». Et dans ce sens, il permet de recréer de nouveaux espaces de débat à travers des dispositifs concrets, jusqu’ici trop souvent laissé aux mains d’experts.

 

Le budget citoyen de la commune d’Olne

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Soucieux d’intégrer davantage les citoyens dans la conduite du projet de leur commune, la Commune d’Olne a montré son intérêt pour les dynamiques de budget participatif. En 2017, elle a lancé un projet-pilote pour sensibiliser les citoyens à la question des finances publiques et leur permettre de s’essayer à la gestion d’un budget citoyen, selon les mêmes modalités que les élus.

Dans un premier temps, une séance publique de présentation du budget 2017 a été réalisée par l’échevin des finances et de l’échevin de la participation citoyenne. Ceux-ci ont également répondu à une série de questions posées par les citoyens.

Dans un deuxième temps, Periferia est intervenue pour aider l’assemblée citoyenne à définir une priorité de travail et construire des critères pour mettre en place des réalisations en lien. La priorité définie en 2017 était celle du soutien à apporter à l’agriculture locale, un thème pour lequel 0% du budget communal n’est investi alors que 70% du territoire de la commune y est consacré.

Par la suite, une dizaine d’ateliers ont été animés pour penser et construire des actions autour de cet enjeu. Trois dimensions ont été abordées :

  • l’information des citoyens sur ce qui existe en matière de production locale
  • la rencontre et l’échange entre les consommateurs et les producteurs
  • la vente et distribution de ces produits locaux.

Au cours de ces ateliers les citoyens ont imaginé des actions, définis les moyens nécessaires et critère à intégrer dans les marchés publics, analysé les offres reçues, pensé des stratégies, organisé l’inauguration ; le tout en se frottant aux réalités des élus, des procédures légales mais aussi à la réalité et aux intérêts des producteurs locaux.