Article – Rethinking Community organizing

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Par Katie Horvath, The Symbiosis Research Collective – The Ecologist, 2018

En anglais

En replaçant le community organizing dans son contexte initial, le collectif “The Symbiosis Research Collective” propose de revenir sur les principes de cette méthode pour les questionner. Le rôle central de l’organizer au sein du processus est ici vu de manière critique. Les changements sociétaux ambitieux souhaités par l’organisation invitent à penser le monde “comme il devrait être” et non pas “comme il est”, ce qui est parfois difficile à mettre en pratique à une échelle locale. La volonté première pour Alinsky de s'organiser à travers des institutions existantes semble limiter le pouvoir d’agir, allant parfois jusqu’à reproduire une échelle hiérarchique que l’on souhaitait dénoncer. Cet article met en lumière les limites du modèle d’Alinsky, à travers des expériences de terrain contées par des organizers.

Disponible en ligne sur le site The Ecologist : cliquez ici

Article – Experts en mobilisation des pauvres ? La professionnalisation du community organizing à Chicago

Publié le

Par Clément Petitjean - Mouvements, 2016

Si les pratiques militantes du community organizing font l’objet de plus en plus d’analyses empiriques, la question de la professionnalisation de cette forme de militantisme est souvent peu abordée. On se focalise sur la cause, laissant ainsi dans l’ombre les entrepreneurs de cause. Or l’appréhension des dynamiques de professionnalisation du community organizing et de la constitution d’un groupe de professionnels de la mobilisation des classes populaires apparaît nécessaire pour penser les modalités d’action collective des dominés et la lutte contre la dépossession politique.

Article de la revue Mouvements disponible en cliquant ici (CAIRN, 3 euros)

Article – Faire « avec » les habitants. « Pouvoir d’agir » et renouvellement des pratiques des centres sociaux

Publié le

Par Guillaume Coti – Mouvements, 2016

Faire « pour » ou « avec » les habitants ? Cette question interroge certains militants et salariés des centres sociaux qui ne se contentent plus de la position de prestataire des politiques sociales à laquelle ils sont cantonnés. Guillaume Coti, ancien directeur d’un centre social parisien, nous livre ici un panorama des tensions dans lesquelles sont prises ces structures. À travers plusieurs exemples et son expérience il nous montre aussi comment les notions de « pouvoir d’agir », de « community organizing » viennent inspirer et renouveler les pratiques.

Article de la revue Mouvements, disponible en ligne en cliquant ici (CAIRN, 3 euros)

Article – Community organizing, pansement aux politiques néolibérales ou révolution lente ?

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Par Hélène Balazard, Robert Fisher - Mouvements, 2016

Au Royaume-Uni, le programme conservateur de la Big Society mis en place par le précédent gouvernement Cameron (2010-2015) et Citizens UK, une community organization suivant le modèle initié par Alinsky, ont en commun une rhétorique de responsabilisation des « communautés » (communities). Les citoyens doivent être capables de s’ « organiser » pour résoudre les problèmes rencontrés. Cette rhétorique est ambivalente et ces deux démarches peuvent tout autant être interprétées comme un pansement accompagnant les politiques néolibérales que comme un pas vers l’émancipation des classes populaires.

Article de la revue Mouvements, disponible en ligne en cliquant ici (CAIRN, 3 euros)

Article – Améliorer le quartier ou changer la société ? À propos de deux expériences contrastées de community organizing à l’échelle californienne

Publié le

Par Julien Talpin – Mouvements, 2016

L’histoire du community organizing est pleine de récits héroïques et de victoires improbables. Pourtant, plus de soixante-dix ans après son émergence, les inégalités sont plus fortes que jamais aux États-Unis et la pauvreté n’a jamais été aussi importante. En se concentrant sur des campagnes gagnables, les organisations communautaires ne laissent-elles pas de côté les questions plus structurelles, à l’origine de la marginalisation sociale des habitants des quartiers populaires ? Ne sont-elles pas d’énièmes agents de la paix sociale, améliorant à la marge le sort des plus déshérités sans le transformer en profondeur ? Ces interrogations conduisent surtout à mettre en cause le localisme qui a parfois caractérisé le community organizing. Les deux campagnes présentées dans cet article indiquent de quelle façon de vastes coalitions se structurent au-delà de l’échelle locale pour s’attaquer à certains enjeux structurants. Un dilemme semble pourtant apparaître : la prise de distance avec le localisme s’accompagne également d’une plus faible prise des participants sur le devenir des revendications. Faudrait-il faire l’économie de la démocratie pour exercer un réel pouvoir ?

Article de la revue Mouvements, disponible en ligne en cliquant ici (CAIRN, 3 euros)

Article – La profession de « Community organizer au Royaume-Uni, de London Citizens à la Big Society

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Par Hélène Balazard - Communication Journée doctorale 2011 du GIS démocratie et participation, 2011

London Citizens est une «Broad Based Community Organisation» alliant des institutions religieuses, universités, écoles, syndicats et groupes communautaires à travers Londres. Depuis 1996, elle organise des campagnes dans différents domaines comme le logement, l'emploi, la pauvreté, la sécurité, l'environnement et l'immigration. London Citizens est progressivement reconnue comme un acteur de la gouvernance de Londres, voire du pays. Mais depuis notamment la campagne et l'élection de Barack Obama, qui a commencé sa carrière politique comme organisateur des communautés à Chicago, le label « community organizing » attire les convoitises. En 2010, un élément clé du programme de David Cameron intitulé « Big Society » est la formation de « community organizers ». Cette communication interroge la publicisation de la profession de « community organizer » au Royaume Uni. Elle étudiera l'interaction entre London Citizens et le programme de la Big Society.

Article disponible en PDF en cliquant ici

Thèse – No shortcut, the case of organizing

Publié le

Par McAlevey, Jane Frances – CUNY Academic Works, 2015

En anglais

Cette thèse explore comment les travailleurs ordinaires dans la nouvelle économie créent et soutiennent le pouvoir d’en bas. En milieu de travail et dans les mouvements communautaires, il a été démontré que les individus agissant collectivement gagnent des victoires en utilisant une variété d’approches différentes. Ici sera utilisé un cadre de trois grands types de processus de changement : la défense des intérêts, la mobilisation et l’organisation, même si l'accent sera mis sur les deux derniers. La mobilisation et l’organisation sont des approches différentes du changement social qui produisent des résultats différents et des succès relatifs. Cette thèse est l’occasion de passer en revue les principaux arguments de la littérature des mouvements sociaux et des syndicats publiés au cours des quarante dernières années : les années où les mouvements progressifs ont commencé à perdre tout ce qu’ils avaient gagné et l’aile droite a commencé à reconquérir constamment ce que les progressistes avaient perdus.

Plus précisément, cette thèse met à l’épreuve le débat actuel sur les « mouvements sans leader » et l’ « horizontalisme » en se concentrant fortement sur les leaders, y compris qui ils sont, comment ils sont identifiés, comment ils se développent, les choix qu’ils font, et les rôles qu’ils jouent. Les cas étudiés impliquent des travailleurs dont la plupart sont des travailleuses, dans les secteurs de croissance projetés de la main-d’œuvre américaine (soins de santé et éducation) qui sont dominés par les femmes.

Thèse disponible en cliquant ici

Article – Public narrative, collective action and power

Publié le

Par Marshall Ganz – Accountability through Public Opinion, 2011

En anglais

Cet article se concentre sur la narration publique, définie comme une pratique de leadership qui consiste à traduire les valeurs en action, fondée sur le fait que les valeurs sont vécues émotionnellement. Le narratif est le moyen discursif que les gens utilisent pour accéder à des valeurs qui leur donnent le courage de faire des choix dans des conditions d’incertitude. Le leadership exige de comprendre que même si certaines émotions peuvent nuire à l’action réfléchie, d’autres peuvent l’aider. Les dirigeants font participer les autres à une action délibérée en mobilisant les sentiments qui facilitent l’action pour l’emporter sur les sentiments qui entravent l’action. Les organisations qui manquent d’une histoire manquent d’une identité, d’une culture, de valeurs fondamentales qui peuvent être articulées et approfondies pour motiver.

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Article – La participation citoyenne, Sur les ambiguïtés du « pouvoir d’agir »

Publié le

Par Clémence Bernardet, Alain Thalineau – Savoir Agir, 2018

Alors que les métiers du travail social, de l’animation socio-culturelle, du développement local, de la démocratie participative s’interrogent sur leurs postures pour « faire participer », le thème du « développement du pouvoir d’agir » monte en puissance. Il s’agit d’accompagner les personnes dans une transformation d’elles-mêmes, afin qu’elles puissent avoir prise sur ce qui les concerne. Une ambition fortement émancipatrice, mais qui peut s’avérer glissante si on se limite à changer les individus, faute de pouvoir (ou vouloir ?) changer la société qui les exclue / opprime / exploite.

Un article qui pose deux questions. Celle de la place de l’action collective et de l’ambition de transformer les rapports sociaux structurels. Et celle, posée aux professionnel-les : ne serions-nous pas en train de transférer sur le public dont nous avons la charge, l’injonction à changer que nous ne sommes nous-mêmes pas capables de réaliser ?

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Article – Mobiliser les quartiers populaires

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Par Julien Talpin - La vie des idées, 2013

Le community organizing est très populaire dans le monde francophone depuis quelques années chez les personnes s’intéressant à la mobilisation des quartiers populaires. Le chercheur Julien Talpin dresse ici le portrait de cette méthode d’inspiration américaine qui souhaite “remettre les gens en mouvement”. Si le développement communautaire instaure une coopération entre décideurs et citoyens, le community organizing s’en éloigne en créant un rapport de force. Le caractère spécifique de cette méthode s'appuie sur le recrutement par le porte-à-porte et la mobilisation de masse. Cependant, on assiste à une professionnalisation accrue des organizers, ce qui pose des questions de démocratie interne au sein de l’organisation.

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Article – La production d’études comme instrument de mobilisation dans le cadre de la campagne pour un « revenu décent londonien » (London Living Wage)

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Par Hélène Balazard - Géocarrefour, 2010

Une récente campagne menée par London Citizens - une coalition d’églises, de mosquées, de syndicats, d’écoles et d’autres associations - a mis sur le devant de la scène le problème des travailleurs pauvres de Londres. La production d’études est le pivot de cette campagne pour un revenu décent. C’est plus le processus de réalisation des études, lié aux méthodes du community organizing, que leur existence qui permit d’établir l’opportunité et la faisabilité de nouvelles politiques salariales. L’étude urbaine est considérée ici comme instrument de mobilisation. Ses auteurs, ses sujets et ses destinataires deviennent les acteurs de la campagne pour un revenu décent londonien.

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Article – Le worker center et ses spectres : les conditions d’une mobilisation collective des travailleurs précaires à Chicago

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Par Sébastien Chauvin – Sociologies Pratiques, 2007

L’auteur nous présente les modes d’action et de fonctionnement d’un « worker center » de Chicago, ONG ayant pour objet la mobilisation et la défense de travailleurs journaliers américains très précaires. Divisé en membres, « leaders » et « organizers », le centre fonctionne suivant un modèle communautaire, emprunté au sociologue Saul Alinsky, et s’oppose identitairement à 4 figures repoussoirs appelées « spectres »: l’activisme, l’advocacy, le travail social, la substitution à l’ennemi.

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Article – Saul Alinsky, mythes et réalités

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Par Contretemps, revue de critique communiste – 2018

Revenant sur les méthodes du community organizing qui ont le vent en poupe, la revue de critique communiste Contretemps s’interroge sur la capacité du CO à transformer la gauche radicale et à reconstruire durablement des organisations implantées dans les classes populaires.

Cet article souhaite clarifier un certain nombre de points concernant Saul Alinsky, afin de mieux comprendre le contexte d’apparition des méthodes de community organizing. De son rapport avec la gauche, avec les médias ou avec la sociologie, l’auteur propose ici de déconstruire un certain nombre de « mythes » qui se sont cristallisés autour de la figure d’Alinsky au fil des années.

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Article – Livrer la bataille des idées depuis les cages d’escalier

Publié le

Par Marielle Benchehboune, Laurent Moity, Yoan Pinaud, Adrien Roux et Julien Talpin - Contretemps, revue de critique communiste - 2018

Cet article rappelle les principes du community organizing au sens entendu par Saul Alinsky et appliqués par l’Alliance Citoyenne, et s’interroge sur l’impact des « petites victoires » a plus grande échelle. Dans ces alliances citoyennes, il apparaît difficile de prendre de la distance afin d’inscrire ces initiatives dans des luttes plus globales et donc des projets de plus long terme. Le pouvoir de qui ? le pouvoir de quoi ?

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Article – La colère fait bouger les gens – Interview de Julien Dohet

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Par Aurélien Berthler – Agir par la culture, 2017

Quel est le rôle historique de la colère dans les luttes sociales ? Petit retour sur son expression dans les conflits sociaux, hier et aujourd’hui, sur les stratégies syndicales vis-à- vis d’elle, sur le rapport à la violence qu’elle peut entrainer dans la lutte et son traitement médiatique avec Julien Dohet. Secrétaire politique au Setca de Liège-Huy-Waremme, il mène des recherches sur l’histoire des luttes sociales en parallèle de son activité syndicale.

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Article – La lutte pour un salaire décent (living wage). Force et faiblesse d’un mouvement progressiste face à l’offensive conservatrice

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Par Isabelle Richet – Politique américaine, 2012

Le mouvement pour un salaire décent est apparu à Baltimore en 1996 et s’est rapidement répandu dans tout le pays pour diffuser la demande d’un salaire de base qui tienne compte du niveau de vie réel dans une communauté donnée. Les principales caractéristiques du mouvement tenaient de sa nature locale et populaire et de sa capacité à rassembler différentes forces progressistes, telles que les syndicats de gauche, les associations communautaires comme ACORN, et les forces religieuses progressistes. À mesure que le mouvement atteignit ses objectifs dans la plupart des collectivités, il devint la cible d’une campagne violente menée par des forces conservatrices d’extrême-droite déterminées à détruire tout mouvement progressiste dans le pays.

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Article – Donner du pouvoir au peuple, pas aux élites – Entretien avec Saul Alinsky

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Par le magazine Playboy, 1972 – Traduit par Jean-Michel Knutsen

Source: Association Organisez-vous (www.organisez-vous.org)

Ce long entretien avec Saul Alinsky a été réalisé par le magazine Playboy en 1972 et traduit récemment par Jean-Michel Knutsen. Cet article est l’occasion de revenir sur les différents combats que l’organisateur a mené tout au long de sa vie. Après 40 ans passés sur le terrain, Alinsky livre ses expériences, ses victoires et ses erreurs. L’occasion de porter un regard global sur les prémices du community organizing à travers les yeux de l’organisateur lui-même.

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Article – Qu’est-ce qu’un organisateur ?

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Par Richard Rothstein, 1973 – Traduit par Jean-Michel Knutsen 

Source: http://organisez-vous.org/textesfr/

 

Dans ce texte portant sur les missions de l’organisateur, Richard Rothstein tente de définir ce qu’est une organisation collective.Il s’oppose à Saul Alinsky sur deux arguments précis : D’une part un organisateur peut travailler dans n’importe quelle organisation ; d’autre part un organisateur est quelqu’un qui pratique une certaine méthodologie et accomplit des tâches bien précises qu’il est possible d’apprendre à exercer.

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Article – La naissance du “community organizing” en France. Entretien avec Adeline de Lépinay

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Par Vincent Gay – Contretemps, 2017

Adeline de Lépinay, qui se présente comme une artisane d’une éducation populaire politique et libertaire, est une des organisatrices de l’alliance citoyenne qui s’est créée en 2016 à Aubervilliers. L’alliance citoyenne est une des premières associations se réclamant explicitement du community organizing (CO) en France. Pour Contretemps, elle revient sur le début de cette expérience,à partir de son expérience à Aubervilliers et d’autres alliances citoyennes, notamment celle de Grenoble qui a été la première association de ce type.

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