Livret « Quand les locataires de logements sociaux font bouger les politiques ! »

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Quand les locataires de logements sociaux font bouger les politiques ! Le groupe Logement du Bempt

Pendant 10 ans, les logements sociaux de la cité des « blocs jaunes » à Forest ont été délaissés par les pouvoirs publics. Cette publication donne la parole aux habitants de la cité ; ils racontent leur long parcours face aux administrations et pouvoirs publics pour arriver à obtenir une victoire.

La publication aborde toutes les facettes de la question centrale : comment porter notre voix, notre colère aux oreilles de ceux qui prennent les décisions nous concernant ? C’est à cette question que le groupe logement de Bempt a répondu avec le Plan de Cohésion Sociale du quartier de Bempt et le Foyer du Sud, en reconstituant le long chemin parcouru avant d’arriver à « une victoire certes, mais néanmoins amère ». On y trouve de nombreux messages pour d’autres groupes confrontés au même type de questions et défis.

Lieux des possibles

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Alter-lieux, tiers-lieux, espaces “dis-possibles“, lieux infinis... Quels que soient leurs noms, il s’agit d’espaces où créer la rencontre imprévue, favoriser les échanges, permettre à chacun de prendre part à la conception, l’organisation et la gestion, croiser les usages et les publics et offrir des espaces pour “oser“.

Cette publication explore plusieurs de ces lieux en milieu urbain pour s’en inspirer, éveiller aux possibles, tirer des premiers éléments d’analyse, identifier des points communs et divergences, pointer les enjeux qu’ils soulèvent : l’ouverture au quartier, le caractère temporaire de l’occupation, les liens avec les politiques du logement… Elle cherche surtout à questionner ce qu’ils permettent ou pas, génèrent ou non.

Des patates et du maïs au goût très politique : agir ensemble à partir des plantes

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Cette publication raconte d’autres formes de mobilisation, imaginées par des collectifs citoyens en travaillant à partir et avec la plante. Ce sont deux histoires – dans l’une, la valorisation du maïs de pays contre la perte des variétés locales, de l’emploi et du patrimoine ; dans l’autre, la pomme de terre contre la bétonisation du territoire et contre la construction d’une méga-prison – qui montrent comment la plante a pris un rôle central pour mener un travail de mobilisation et revendications citoyennes.

« La plante fédère de nombreuses personnes parce qu’elle amène une dimension qui nous dépasse, qui transcende les différences : elle réunit, fédère, rapproche et met en contact des personnes qui pourraient croire qu’elles n’ont rien en commun. » C’est avec ce message que la publication se termine après avoir abordé plusieurs clés sur la manière de s’y prendre pour un travail de mobilisation citoyenne autour de la plante et du territoire.

De la colère à l’action collective… Expérimenter le community organizing

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Mobilisation de l'Alliance Citoyenne à Paris

Suite à l’organisation d’une formation de deux jours autour du Community Organizing avec Alliance Citoyenne (Grenoble, France) organisée à Bruxelles en octobre 2017, Periferia a souhaité continuer la dynamique en mettant sur pied un groupe de réflexion avec l'objectif de voir s’il était possible – et souhaitable -  de mettre en place une telle démarche en région de Bruxelles-Capitale.

De quoi parle-t-on?

Souvent comparé à un “syndicalisme tout terrain” - c’est-à-dire dans tous les domaines et pas seulement celui du travail - le community organizing « cherche à mobiliser un public large et diversifié pour obtenir des changements sur des enjeux tels que le logement, les salaires, l’emploi, la sécurité ou l’exclusion politique » (Talpin, Balazard). Cette méthode, expérimentée puis consolidée à partir des années 1930 aux États-Unis par Saul Alinsky, permet aux citoyens de s’organiser pour construire collectivement des revendications, interpeller les institutions responsables, et ainsi obtenir des améliorations concrètes de leurs situations.

Le Community Organizing, venu des pays anglo-saxons nous inspire, notamment, par sa méthode de mobilisation englobant un grand nombre de personnes d'horizons très différents. Cette approche a fait ses preuves également dans sa capacité à renverser les rapports de force en faveur des personnes victimes d’injustice.

Un groupe pour se former et expérimenter

Ce groupe est ouvert à toutes les personnes qui souhaitent approfondir les méthodes du community organizing. Il regroupe actuellement des travailleurs d'association dont Le Méridien, La Rue, la Maison de quartier Bonnevie, Habitat et Rénovation, Periferia, Bruxelles Laïque, les Plans de Cohésion Social  deMolenbeek et Etterbeek, Cracs-CBAI ainsi que des citoyens intéressés. Le groupe se veut ouvert à toutes et celles et ceux qui s'intéressent à la thématique du community organizing. 

A Bruxelles, les choses se mettent en place petit à petit. L’idée est de poursuivre la dynamique autour du community organizing, à travers notamment l'organisation de temps de débat, de formations et aussi l'expérimentation sur le terrain.

Actualités :

 

  • Projection du film 'The Organizer'

Dimanche 21 octobre à 16h45 au Théâtre National / 6 euros / En présence de Wade Rathke
Donner du pouvoir aux personnes victimes d'injustice est la raison d’être d’ACORN (Association of Community Organizations for Reform Now), une association qui a œuvré contre les inégalités sociales en incitant, pendant plus de 50 ans, les personnes à s’organiser. Ce film part à la rencontre de Wade Rathke, the organizer, et retrace des années de luttes, de rencontres, de lourdes défaites et de belles victoires.

Rendez-vous sur le site du Festival des Libertés pour réserver des tickets, des préventes sont disponibles en ligne.

  • Débat : Pouvoir d'agir et Community organizing

Dimanche 21 octobre à 20h00 au Théâtre National / Gratuit
Comment rendre réel le pouvoir des classes précarisées sans leur confisquer la parole ? À contre-pied des pratiques visant à faire participer, les méthodes américaines du community organizing prônent des modes d’organisation où l’action collective et le conflit permettent aux opprimés de construire eux-mêmes leurs stratégies de lutte à partir de problèmes qui leur sont propres. Cette échange sera l'occasion de rencontrer des acteurs qui ont fait l'expérience de ces pratiques sur le terrain, de Grenoble à la Nouvelle-Orléans.
En présence de : Wade Rathke (fondateur de l'association ACORN), d'Adrien Roux (Alliance citoyenne de Grenoble), de Nicolas Marion (philosophe, Action et Recherches Culturelles) et Claire Scohier (Inter-environnement Bruxelles).
Plus d'information sur le site du Festival des Libertés.
  • 4 jours pour se former au Community Organizing

2 jours d'initiation / Lundi 22 et Mardi 23 octobre
Venez découvrir les pratiques du Community Organizing au cours d'une formation de deux jours, qui se déroulera à Aija, Rue du Comte de Flandre 15 à Molenbeek, le lundi et le mardi 23 octobre 2018. Cette formation s'adresse aux travailleurs sociaux, militants ou citoyens de terrain qui souhaiteraient découvrir cette approche afin de l'implémenter à un niveau local.
Pour vous inscrire ? contactez adeline@periferia.be.
2 jours de workshop d'approfondissement / Mercredi 24 et Jeudi 25 octobre
La formation d'initiation sera suivie par 2 jours de workshop du mercredi 24 au jeudi 25 octobre 2018 pour approfondir les méthodes. Ces deux jours "d'approfondissement" sont ouverts aux personnes qui auront suivi la formation "d'initiation" ou des personnes ayant déjà une bonne connaissance des pratiques du Community Organizing.
Plus d'information ? Contactez arnaud@periferia.be
  •  Le syndicalisme en Belgique doit-il adopter de nouvelles méthodes ?

Mardi 23 octobre de 19h30 à 21h30 / CSC – Rue Pletinckx 19, Salle Dom Helder Camara / Entrée libre

Le CSC Bruxelles-Hal-Vilvoorde, l'asbl FEC et Periferia vous invitent à une rencontre autour des méthodes syndicalistes en Belgique : une plongée dans le community organizing et les méthodes d'Alinsky. A l’heure où les droits des travailleurs sont de plus en plus mis sous pression et où les discours anti-syndicaux mobilisent régulièrement l’espace public et médiatique, comment construire le rapport de force ? Comment réfléchir à nos stratégies d’action et renforcer nos modes d’organisaton et d’action collectives ?

Nous en débattrons avec Wade Rathke, fondateur de l’Association des organisations communautaires pour la réforme (ACORN) aux USA et Adrien Roux, initiateur de l’Alliance Citoyenne et fondateur de ReAct (Grenoble, France). Ils nous expliqueront comment ils mettent en œuvre les méthodes du community organizing dans les quartiers populaires, écoles, aux abords des entreprises…En organisant des campagnes ciblées, des actions directes et en créant des alliances, ils démontrent qu’il est possible de construire le rapport de force et d’obtenir des victoires significatives, gages d’une plus grande mobilisation.

Plus de 70 ans après Saul Alinsky, ces méthodes continuent de se montrer pertinentes pour défendre les plus démunis. Une occasion unique d’écouter deux orateurs expérimentés de passage en Belgique !

  • Publication "De la colère à l'action collective"

Mobiliser des habitants autour de problématiques qui les touchent, encourager le "pouvoir d'agir" et les actions collectives, se mettre en capacité de négociation pour agir sur les décisions, créer du rapport de force pour lutter contre les injustices... Voilà des enjeux auxquels de nombreux travailleurs sociaux et citoyens sont confrontés quotidiennement. Cette publication aborde ces différentes questions par le biais de réflexions de travailleurs sociaux à la suite de leur rencontre avec le community organizing. Nous nous intéressons particulièrement à comment cette approche les a aidée dans leur action locale.

Téléchargez la publication gratuitement (disponible en version papier sur demande).

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  • Projection à venir

Thibault Coeckelbergs du GSARA a suivi trois travailleurs du milieu associatif bruxellois qui ont participé à la formation sur le Community Organizing organisée en octobre 2017. Ces portraits nous permettent de mieux comprendre les questions qui traversent l'action sociale. Plus d'infos à suivre...

 

 

Vous êtes intéressé.e.s par notre actualité autour du community organizing ? N'hésitez pas à nous contacter via adeline@periferia.be

 

 

Se mettre en réseau, qu’a-t-on à y gagner ?

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« Mettons-nous ensemble, créons un réseau. » Combien de fois n’a-t-on pas entendu ce genre de phrase à l’issue d’une rencontre ? Si l’idée est séduisante, sa mise en œuvre n’est pas toujours évidente et in fine parfois, ça ne prend pas, alors on l’abandonne. Mais y a-t-on suffisamment réfléchi ?

Cette publication explore différents sens du réseau et en propose de nombreuses illustrations. Pour alimenter ceux qui voudraient « se mettre ensemble » ou « faire des choses ensemble », elle questionne la forme des liens entre les acteurs (collectif, réseau, partenariat, plateforme….) et questionne surtout ce que chacun a à y gagner.

Echanger avec d’autres continents

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Periferia est née d’un pari, d’une intuition, celle que l’échange permet de nous enrichir grâce aux questionnements, au développement d’une vision critique sur notre propre société et notre quotidien. Mais finalement, pourquoi s’intéresser à d’autres territoires, à des contextes si différents ? Quelles incidences ont ces différents échanges ? En quoi les regards croisés nous permettent de questionner nos pratiques ?

Cette publication propose une analyse du sens et des objectifs qu’il y avait à tisser de tels liens, et donc l’intérêt de cette confrontation à l’altérité. A partir de plusieurs expériences d’échanges, aux trajectoires et aux incidences bien différentes, toutes étalées sur plusieurs années, elle tire des fils et pistes d’analyse pour envisager ces échanges, au-delà du simple fait de voyager, mais comme un réel processus méthodologique.

De la colère à l’action collective

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Le Community organizing comme source d'inspiration

Mobiliser des habitants autour de problématiques qui les touchent et se servir de cette énergie de la colère pour encourager le "pouvoir d'agir" et les actions collectives. Puis se mettre en capacité de négociation pour agir sur les décisions, créer du rapport de force pour lutter contre les injustices... Voilà le cheminement proposé par le Community organizing qu’ont découvert plusieurs travailleurs sociaux et citoyens à Bruxelles. Sans entrer trop profondément dans le modèle même du C.O., cette publication revient sur les questionnements de ces professionnels sur cette approche et ce qu’elle a d’inspirant ou au contraire de limitant pour agir dans nos contextes.

Publication 2016 Livret Dora dorës

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L'association Dora dorës à Huy "Une maison du monde"

Dora dorës signifie "main à main" en albanais.

L'association se définit comme un lieu de formation, de ressources et de solidarité pour les personnes issues de l’immigration.

Une centaine d’adultes et une vingtaine d’enfants et adolescents issus de 40 pays différents fréquentent l’asbl plusieurs fois par semaine.

L’incidence politique ou « De quelles transformations sociétales nos actions sont-elles porteuses ? »

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Depuis plusieurs années, l’évaluation est un thème qui nous anime. L’évaluation comme outil à se réapproprier pour mesurer la valeur de nos actions, mais aussi leur sens en vue de nos objectifs et de notre projet de société.

En 2017, Periferia s’est lancé dans l’exploration du concept d’incidence, tirée de l’espagnol incidencia très utilisée dans les pays Sud-américains pour identifier des changements obtenus par de nombreuses initiatives citoyennes. Plus qu’un terme qui nous permet de nous éloigner des notions habituelles d’impacts, d’effets, de résultats, souvent connotées ou limitatives, l’incidence nous semble apporter des nuances essentielles dans l’évaluation (et donc la valorisation) de nos actions.

La notion d’incidence cherche à mettre le doigt sur les transformations qu’une action sociale parvient à atteindre, que ce soit au niveau de l’évolution des relations entre les acteurs, des modes de faire, des perceptions des uns et des autres, des comportements individuels et postures…en considérant l’ensemble des répercussions que cette action a, de manière directe comme indirecte. La notion nous semble particulièrement intéressante dans sa prise en compte des transformations profondes des consciences collectives et individuelles.

Convaincue qu’il y a là une clé intéressante pour que les collectifs se réapproprient l’évaluation de leurs actions, Periferia souhaite poursuivre ce processus d’analyse et de réflexion en mobilisant la notion d’incidences dans les accompagnements qu’elle propose.

 

 

 

 

29 mars 2018 à Bruxelles : Conférence gesticulée « La ville est à qui ? Elle est à nous ! »

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La ville est a nous

Un voyage à vélo à la découverte de ceux qui font la ville : les promoteurs ? les élus ? les habitants ?
Après un tour de France à vélo Frantz et Mathieu nous racontent ce qu’ils ont découvert. Ces deux urbanistes en quête de sens voient nos villes petites comme grandes subir les mêmes logiques, les mêmes transformations et finir par se ressembler. Pourtant, durant leur voyage, ils ont rencontré des dizaines d’initiatives d’habitants qui transforment concrètement leur quotidien.

La conférence gesticulée commencera à 20h30 précises à la Salle Sapiens, et pourra se prolonger par des conversations autour d'un verre à l'Ades'if, deux rues plus loin.
Le PAF est au chapeau!

Un conférence gesticulée, qu’est-ce que c’est ?

La conférence gesticulée est une prise de parole publique sous la forme d’un spectacle politique militant. Construite par une personne ou un groupe à partir de leurs expériences, c’est un acte d’éducation populaire fondé sur l’envie de partager ce qu’on a compris, tel qu’on l’a compris, là où on l’a compris. En ajoutant sa conférence à celles qui existent, chacun participe à l’élaboration d’un rapport de forces anticapitaliste et invite ceux qui la

reçoivent à se poser la question de leur propre place dans ce système. Acte subversif, la conférence gesticulée transgresse la légitimité (toujours contestée) à parler en public. Elle dévoile, dénonce, questionne et analyse les mécanismes d’une domination dans un domaine donné, souvent professionnel. Forme scénique d’expression directe, elle ne nécessite aucune compétence théâtrale.

Quand ? jeudi 29 mars à 20:00 - 22:00

Où ? Salle Sapiens, Rue du Mérinos, 1, 1210 St-Josse

Plus d'infos: https://espascespossibles.org/accueil/notre-conference-gesticulee/

Évènement organisé par Espasces possibles ?, le Réseau ADES Periferia

 

29 mai 2018 à Namur: rencontre d’échange de pratiques avec l’asbl Dora Dorës

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Une après-midi pour échanger, s’inspirer, se rencontrer et découvrir les pratiques inhabituelles de Dora dorës, une structure hutoise imaginée par des migrants pour favoriser l’intégration d’autres migrants.

La rencontre sera suivie de la pièce de Théâtre "D'autres" à 17h15 (durée 30' + 30' de débat-échange)

Quand ? mardi 29 mai 2018 de 13h30 à 17h00

Où ? Au Centre Culturel de Namur (Abattoirs de Bomel)

Contacts

Periferia aisbl (Déborah)

Mail: deborah@periferia.be
Tél.: 02 544 07 93
Facebook Periferia

Dora Dorës asbl

Mail: dora-dores@skynet.be
Tél.: 085/51.43.46
Facebook Dora dorës

Faire d’Abbaye un quartier pensé par et pour ses habitants !

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Faire d'Abbaye un quartier pensé par et pour ses habitants !

Depuis 2016, Periferia accompagne la commune de Forest dans la mise en œuvre du Contrat de Quartier Abbaye (programme de rénovation d’espaces publics et de création de nouveaux équipements). En partenariat avec 21 solutions, Periferia appui la commune dans les dynamiques participatives mises en place sur différentes thématiques

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Projet de réaménagement de l’espace public pour favoriser la gestion intégrée de l’eau de pluie.

  • Animation d’ateliers et de rencontres multi-acteurs avec les habitants, les bureaux d’études (architectes, urbanistes, paysagistes) et la commune pour construire une vision collective et partagée, en échangeant les points de vue et idées, et en priorisant les besoins et attentes du quartier.
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ABY

Projet de rénovation de l’Abbaye et de ses jardins en centre culturel.

  • Mobilisation et animation de forums qui rassemblent citoyens, travailleurs du quartier, usagers du parc, architectes et responsables communaux… pour discuter des usages actuels et futurs et de la gestion des différents espaces au sein de l’Abbaye et de ses jardins.

« Réapproprions-nous les finances publiques ! »

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« (…), à tort ou à raison, le citoyen paraît être désormais le grand oublié des finances publiques. Pourtant, il convient de ne pas perdre de vue que le droit des finances publiques est par essence citoyen, puisqu'il concerne le devenir de recettes, provenant pour beaucoup du citoyen, et de dépenses à des fins de service public gratuit (dont le citoyen sera le bénéficiaire continu). Une réflexion sur la place du citoyen dans les finances publiques peut paraître utopique, complexe, voire inutile. Mais, elle rappelle que le citoyen doit être au centre des finances publiques, qui sont elles-mêmes à son service. » (J-F. Boudet et X. Cabannes, « Finances publiques citoyennes », L.G.D.J., 2017)

Periferia est, comme le texte ci-dessus le rappelle, convaincue que le thème des finances publiques est intrinsèquement un objet citoyen.

Et l’équipe sait par ailleurs que la clé des finances publiques est centrale dans les espaces de prise de décisions, où elle est pourtant peu abordée, si ce n’est pour justifier l’impossibilité de répondre aux attentes citoyennes. Elle est pourtant incontournable si l’on veut atteindre une démocratie plus participative et citoyenne.

Pour autant, force est de constater que ce thème reste assez difficile d’accès, d’une part par sa complexité technique et d’autre part parce qu’on nous renvoie l’idée qu’il faut être expert pour y comprendre quelque chose. Periferia a mené plusieurs démarches allant dans le sens de cette réappropriation des finances publiques, à différents niveaux et dans plusieurs territoires, notamment :

  • à Anderlecht, où un processus d’alphabétisation d’un budget communal a été mené avec un groupe de citoyens pour permettre de comprendre ses principes, ses logiques de construction et ses rubriques en les mettant en parallèle du budget de ménage.
  • Dans le quartier de Scheut à Anderlecht et au sein de l’appel à projet Quartiers Durables Citoyens, où les citoyens ont expérimenté la gestion participative d’un budget public en définissant les bénéficiaires potentiels, les critères d’attribution, les modalités du moment de sélection des projets prioritaires et en participant concrètement à ce moment de prise de décision.
  • à Charleroi et Namur, où un groupe de permanents du CIEP-MOC se sont initié à une lecture politique et citoyenne de cet outil budgétaire communal et se sont plongé dans l’exploration de plusieurs budgets communaux.
  • à Olne, où des citoyens ont pu expérimenté la gestion d’un budget citoyen pour renforcer une action jugée prioritaire pour leur commune. Accompagnée par des élus et conseillers communaux. Ils ont imaginé des réalisations, lancé des marchés publics, analysé des offres et inauguré les réalisations.

« L’interculturalité : on en a marre qu’ils nous en parlent… »

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Ces dernières années, les enjeux liés à l’interculturalité sont au centre de bien des préoccupations. Les politiques publiques en la matière ne cessent de se réinventer, les colloques et recherches académiques se multiplient, l’organisation scolaire et la culture tentent d’apporter leurs réponses… De partout, on nous exhorte à promouvoir le vivre ensemble, à renforcer la cohésion sociale, à favoriser l’intégration…

Et les citoyens dans tout ça ? Qu’en pensent-ils ? Ils n’ont pas attendu ces injonctions pour vivre tous les jours l’interculturalité, avec ses richesses et ses défis, au sein de leurs organisations et activités.

C’est cet angle de l’interculturalité du quotidien que Periferia a provoqué une première rencontre en octobre 2016 intitulée : « L’interculturalité, on en a marre qu’ils nous en parlent, on la vit au quotidien ! ». Une soixantaine de citoyens, issus d’une quinzaine de groupes différents, ont partagé leurs actions et leurs façons de croiser les cultures.

Par la suite, l’expérience de l’association hutoise Dora Dorës a été racontée dans un livret écrit par le groupe, avec le soutien de Periferia. De ce livret, le groupe a pu identifié une série de pratiques inhabituelles pour aller vers une société où chacun peut trouver sa place, qu’il soit accueillant ou accueilli.

Une seconde rencontre intitulée « L’interculturalité, Dora Dorës la fait tous les jours…et vous en parle ! » est prévue au 1er semestre 2018 pour prolonger ces échanges.

Soutenir des acteurs de transformation sociale dans les pays du Sud

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Encourager des liens entre projets et acteurs de pays du « Sud », 

Rendre visible et analyser des démarches d’incidences politiques,

Mettre en valeur des expériences citoyennes qui font bouger les lignes,

Renforcer les organisations et collectifs autour du droit à la ville 

Expérimenter d’autres modes de faire et de penser la transformation sociale,

Ce sont les principaux enjeux et objectifs du travail mené par Periferia en Amérique Latine.

Dans quel cadre se développe ce travail ?

Depuis sa constitution au départ d’expériences au Brésil, l’association Periferia a été repérée par une organisation allemande de coopération – Misereor – qui finance de nombreux projets dans le monde (Afrique, Amérique Latine et Asie).

Au-delà de ces financements, elle mobilise des appuis spécifiques auprès de personnes et organisations pour renforcer les organisations qu’elle soutient. C’est dans ce cadre que Periferia collabore depuis 2003 avec une cinquantaine de partenaires latino-américains.

Sur quelles dimensions ?

Au départ, c’était essentiellement sur la dimension urbaine et le droit à la ville que nous avons accompagné des ONGs du Pérou, de Bolivie, de République Dominicaine, d’Equateur, du Brésil… Il pouvait s’agir d’appuis méthodologiques, stratégiques, de soutien à de la mise en réseau, toujours avec la préoccupation de la participation citoyenne comme ingrédient central.

Progressivement, autour de la participation et des initiatives de la société civile, c’est la recherche de formes d’incidence qui est devenue prioritaire : comment faire pour que tous ces projets menés arrivent à faire évoluer la société ? que ce soit en termes de politiques publiques, d’opinion publique ou de comportements individuels et collectifs.

Une recherche de transformation sociale qui ne peut pas se limiter au Sud !

Si le projet est pensé pour appuyer des organisations dans les pays du Sud, au fur et à mesure de toutes ces collaborations, les parallèles avec les réalités européennes apparaissent chaque fois de manière plus évidente.

Aujourd’hui, même si la dimension urbaine perdure, l’essentiel du travail mené concerne l’appui à toute initiative de transformation de la société en Amérique Latine, en cherchant à tisser des liens et échanges avec l’Europe et l’Afrique lusophone (Angola, Mozambique).

En quoi consiste l’apport de Periferia

De manière concrète, Periferia travaille avec des organisations dans ces pays latino-américains (et africains) sous différentes formes :

  • en organisant des rencontres locales
  • en aidant à donner de la visibilité à des expériences (appui à l’élaboration de documents
  • en expérimentant d’autres manières de faire et de penser la transformation sociale
  • en proposant des échanges d’expériences et de personnes entre contextes différents
  • en proposant des réflexions avec l’équipe allemande en charge de l’Amérique Latine chez Misereor

Récemment, Periferia a mis en place – avec des partenaires – un espace virtuel qui cherche à donner davantage de visibilité à ces initiatives et surtout à tous ces processus de transformation sociale : Altoparlante (en espagnol) – Altofalante (en portugais) qui signifient « hautparleur ».

 

La Fabrique de Liens Citoyens à Verviers

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Face aux enjeux de diversité de la population et de dualisation entre les hauts et les bas quartiers de Verviers, la Ville / l’échevinat de l’intégration sociale et des relations interculturelles a mis en place, avec Periferia, une Fabrique de Liens Citoyens.

Basée sur une succession d’ateliers dans les quartiers et de Forums de la Ville où tous se retrouvent, ce dispositif vise à renforcer les liens à trois niveaux :

  • les liens entre tous les citoyens verviétois,
  • les liens entre les différents quartiers de la ville
  • les liens entre les citoyens et les autorités de leur ville.

Periferia, le Plan de Cohésion Sociale et le service des relations interculturelles accompagnent les citoyens et collectifs dans :

  • la définition des enjeux liés aux liens citoyens à Verviers
  • la formulation d’idées et de recommandations pour renforcer les liens citoyens
  • la construction et réalisation de projets citoyens pour retisser ces liens
  • la définition collective du règlement pour gérer le budget mis à disposition pour réaliser ces projets

« Et Si on Parlait Positif ? »

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C’est l’objet du processus de rencontre initiée par plusieurs partenaires de Prospect15 : le Centre culturel de Dinant, les Plans de Cohésion sociale d’Hastière et d’Yvoir, le CPAS d’Yvoir, Altéo et la Calestienne à Beauraing. Ensemble, ils ont imaginé un projet de rencontre entre plusieurs de leurs groupes, souvent englués dans des situations de vie difficiles et parfois décourageantes, pour s’essayer à la pratique du « Parler positif ».

Deux premières rencontres ont ainsi été provoquées pour réfléchir ensemble à la notion de « bien vivre ». Avec l’appui de Philocité, les participants ont expérimenté une dynamique de réflexion philosophique à partir des vécus et récits de chacun. Progressivement, nos idées se sont croisées, renforcées, alimentées…et chacun a pu prendre conscience qu’on vivait et pensait des choses similaires même si l’on vient d’horizons différents. Un moment de croisement entre une soixantaine d’acteurs très enrichissant.

Lors de la rencontre suivante, tous les groupes étaient réunis pour poursuivre ce travail en approfondissant nos idées pour en tirer des messages positifs à adresser à d’autres. L’idée étant de faire rayonner ce « parler positif ». Dans cet esprit, un studio de tournage vidéo est installé dans une pièce connexe à nos échanges et chacun, lorsque son message a muri, a pu s’y rendre pour l’enregistrer. Cinq capsules vidéos positives ont ainsi été réalisées et sont diffusées par une diversité d’opérateurs audiovisuels, culturels et associatifs. A la fin du tournage, un temps de plénière a permis d’identifier les ingrédients qui ont permis cette parole et expression face caméras des participants, peu habitués à cette pratique.

Une troisième rencontre est organisée au Printemps 2018 pour affiner notre stratégie de diffusion de l’expérience et des capsules vidéos. C’est aussi un moment pour entretenir le « parler positif » et imaginer des supports, méthodes, outils pour que chacun puisse le faire découvrir et vivre à d’autres en tant qu’ambassadeurs de la démarche.

Une expérience inédite !

Forum Ransfort

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Molenbeek est un territoire associatif extrêmement dense, nos bureaux se situent juste au-dessus de l’« ASBL La Rue », à coté de « Lire et Ecrire » et lorsque l’on passe de l’autre côté du trottoir, nous nous retrouvons devant la porte du « Projet Lama ». Confrontés à des réalités, des publics et des buts différents nous avons peu connaissance des enjeux et des thématiques sur lesquels nos voisins travaillent.

Et si nous pouvions croiser nos enjeux ? Et si nos ressources pouvaient croiser les besoins de nos voisins ? Pour ça, il faudrait déjà les connaitre !

Suite à ce constat, la Fonderie nous fait part de son souhait d’organiser le Forum Ransfort. Le 17 mai Periferia prend le rôle de facilitateur des échanges, de rencontres et de croisements dans le magnifique cadre qu’offre « La Fonderie ». Une soixantaine de personnes sont présentes dont près de vingt-cinq associations sont représentées. Autant dire que cette matinée fût un moment où les liens entre le quartier se sont créés et renforcés !

L’évènement a donné lieu à la création d’une page Facebook, de quelques partenariats, d’une nouvelle rencontre en septembre 2017 et puis, qui sait ce que l’avenir nous réserve encore !

Quartiers Durables Citoyens

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Lancé en 2008 par Bruxelles Environnement, l’appel à projet « Quartiers durables citoyens » vise à soutenir, accompagner et valoriser des initiatives citoyennes collectives et durables à l’échelle des quartiers : jardins collectifs, verdurisation des rues, projet de mobilité douce…

Accompagnement de groupes citoyens

Aux côtés d’autres partenaires (21 solutions, Ecoconso, réseau transition…), Periferia vient en appui au sein des quartiers (mise en réseau, gestion de groupe, suivi du projet…). Depuis 2013, Periferia accompagne une dizaine de quartiers durables.

Animation du budget participatif

Au fil du temps et avec les quartiers soutenus, l’appel à projet a évolué, d’abord par la mise en place d’une assemblée participative où les critères de sélection ont été revus puis à travers un budget participatif lors de la cinquième édition en 2013.

Concrètement, cela s’est traduit par la mise en place d’un Conseil des Quartiers Durables Citoyens regroupant des quartiers durables avec pour objectif de décider collectivement de l’affectation budget disponible pour les quartiers (100 000 euros).

Mais au-delà de la répartition d’un budget et de la sélection des projets, le budget participatif des Quartiers durables Citoyens est surtout l’occasion de mettre en débat les actions prioritaires que l’on souhaite soutenir pour parvenir à rendre Bruxelles plus « durable ». Et dans ce sens, il permet de recréer de nouveaux espaces de débat à travers des dispositifs concrets, jusqu’ici trop souvent laissé aux mains d’experts.

 

Le budget citoyen de la commune d’Olne

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Soucieux d’intégrer davantage les citoyens dans la conduite du projet de leur commune, la Commune d’Olne a montré son intérêt pour les dynamiques de budget participatif. En 2017, elle a lancé un projet-pilote pour sensibiliser les citoyens à la question des finances publiques et leur permettre de s’essayer à la gestion d’un budget citoyen, selon les mêmes modalités que les élus.

Dans un premier temps, une séance publique de présentation du budget 2017 a été réalisée par l’échevin des finances et de l’échevin de la participation citoyenne. Ceux-ci ont également répondu à une série de questions posées par les citoyens.

Dans un deuxième temps, Periferia est intervenue pour aider l’assemblée citoyenne à définir une priorité de travail et construire des critères pour mettre en place des réalisations en lien. La priorité définie en 2017 était celle du soutien à apporter à l’agriculture locale, un thème pour lequel 0% du budget communal n’est investi alors que 70% du territoire de la commune y est consacré.

Par la suite, une dizaine d’ateliers ont été animés pour penser et construire des actions autour de cet enjeu. Trois dimensions ont été abordées :

  • l’information des citoyens sur ce qui existe en matière de production locale
  • la rencontre et l’échange entre les consommateurs et les producteurs
  • la vente et distribution de ces produits locaux.

Au cours de ces ateliers les citoyens ont imaginé des actions, définis les moyens nécessaires et critère à intégrer dans les marchés publics, analysé les offres reçues, pensé des stratégies, organisé l’inauguration ; le tout en se frottant aux réalités des élus, des procédures légales mais aussi à la réalité et aux intérêts des producteurs locaux.