HISTOIRES / Faire changer le regard sur le sans-abrisme avec le collectif C-Prévu à Charleroi

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Téléphone : 0499/22.66.79.

Mail : info@cprevu.be

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Récit de Maurice Assez, Sandra Bullido-Iglesias et Jean-Mi Lamy

« L’aventure a débuté lorsque nous étions tous les trois à la rue… »

Jean-mi, Sandra et Maurice c’est avant tout une histoire d’amitié qui est née au sein de l’asbl Comme chez Nous (lieu d’accueil et d’accompagnement de personnes sans-abris). Ils s’engagent dans divers projets au sein de l’association dont l’écriture d’un livret sur les pratiques d’accueil et en octobre 2018, Jean-mi et Sandra partent pour Grenoble présenter leurs actions lors d’un « silence, on parle » .

« Quand on est situation de précarité, quand on vit une exclusion ou que l’on n’a pas accès à ses droits, on n’est pas assez écoutés ni pris en compte. Malgré les récits qu’on porte et les luttes qu’on construit, on a du mal à se faire entendre. «Silence! On parle!» est un dispositif pour porter ces voix dans la ville, interpeller les habitants et déclencher du débat avec les passants.»
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Une « claque dans la figure, on s’est dit que c’était ça qu’on devait faire à Charleroi ! »

Plusieurs choses se sont passées à Grenoble qui ont permis ce déclic : des échanges avec une travailleuse sans diplôme sur son parcours peu banal et la présentation d’une expérience lilloise autour de la pair-aidance à savoir mettre son expertise et savoir-faire au profit d’autres personnes qui vivent des expériences de vie similaires.

« On a pris conscience que l’on a pas besoin de diplôme pour montrer ses capacités et s’engager. »

De retour en Belgique, le groupe décide d’organiser un « silence, on parle » sur la nouvelle place fraichement rénovée de Charleroi pour remettre le sujet de la précarité au cœur de l’espace public !

« On sait que ce n’est pas du jour au lendemain que Charleroi va tolérer les SDF, mais il faut bien commencer quelque part, en abordant le sujet »

Une question de reconnaissance et de confiance en soi !

« A la rue, on se sent transparent. Même pire, on dirait que tu es une cible mouvante. Bien que tu sois habillé normalement c’est comme-ci c’était inscrit sur ton front. Sans-abris, la confiance en soi et la valorisation sont à zéro. Les rencontres avec Comme Chez Nous, Periferia et d’autres collectifs nous ont aidé à reprendre confiance tout doucement. On essaye de participer à un maximum de projets et ça nous fait changer tous les jours, on se sent exister et fiers que l’on pense à nous pour mener des projets. »

L’asbl comme un premier pas vers l’emploi pour reprendre confiance en soi et en ses capacités

« Je fais plein de choses que je n’aurais pas osé avant. »
« Le plus important ce n’est pas que quelqu’un ait confiance en toi mais que tu aies confiance en toi-même »

Aujourd’hui, bien qu’ils aient un toit, ils vivent encore dans des situations précaires et le chemin vers l’emploi est semé d’embuches… trop jeune, trop vieux, pas assez de diplôme, trop gros… les excuses ne manquent pas. Alors que les compétences, ils les ont !

Le meilleur moyen est alors de créer son propre emploi et cela commence par leur engagement au sein de l’asbl qu’ils prennent avec autant de sérieux qu’un travail. « Nous sommes des travailleurs bénévoles » (mise à jour du site internet, compte rendu des activités réalisées,  se tenir informés de l’évolution de la législation autour des ASBL, remplir des demandes de subside, arriver préparé au RDV…). Cela leur a permis d’être soutenu par le CPAS de Charleroi où dans le cadre du budget participatif, ils ont reçu un subside pour organiser « le silence on parle ».

Le soutien de CCN, de Periferia, du CPAS de Jumet, de la ville de Charleroi, autant d’éléments qui « renforce la crédibilité » de leur projet.

« Si la commune de Charleroi nous soutient financièrement c’est qu’elle croit au silence on parle, on devrait obtenir l’autorisation pour occuper la place »
« On voit bien qu’on pas des clowns, ce n’est pas une utopie c’est du solide ce qu’on est en train de faire »

Leur statut et engagement dans l’association est reconnu auprès du CPAS. Ils ne doivent pas justifier d’être en recherche d’emploi mais de s’occuper de l’ASBL (cela est repris dans leur plan d’insertion).  Et le CPAS les soutient dans leur projet, en mettant une salle à disposition.

« C’est pas évident mais on arrive à faire bouger les lignes, au sein de l’institution du CPAS ! »

 Une web radio pour donner accès à l’infos et changer le regard sur le sans- abrisme

L’autre projet de l’ASBL est la création d’une webradio diffusée sur Youtube et les lieux d’accueil à Charleroi.

Elle a pour but de faire passer plusieurs messages.

Tout d’abord donner des infos utiles au quotidien aux personnes qui vivent dans la rue (l’heure, les dernières actualités politiques mais aussi musicales, les adresses et heures d’ouverture  des lieux d’accueil à Charleroi, les droits que l’on a lorsque l’on est à la rue et qui sont bien souvent ignorés).

Mais également « faire changer le regard des gens sur le sans abrisme »,auprès des sans- abris eux-mêmes : « c’est pas parce que t’es à la rue, que t’as pas de qualification que tu es un moins que rien »et auprès du reste de la population, en combattant les préjugés à travers des reportages qui raconte la réalité des personnes qui vivent dans la précarité au quotidien, notamment face au marché du logement.

«  Quand on est au CPAS, il est très compliqué de trouver un logement. Les préjugés sont omniprésents : on ne va pas respecter le logement, on ne va pas payer le loyer… les processus pour obtenir un logement social sont trop long et aucune agence immobilière n’accepte de traiter les dossiers de personnes étant au CPAS »
« Tant que tu n’as pas connu l’expérience de la rue, tu ne sais pas que ce problème existe, qu’il peut toucher tout le monde car personne n’en parle. Et quand tu t’y retrouves, même ta famille change de regard sur toi, et coupe les ponts dans certains cas. »

 

Une démarche politique 

Pour Jean-mi, leur démarche vise à « faire changer l’opinion des dirigeants. On est des anciens SDF et regarde ce que l’on est capables de faire ».Il y a des moyens de se faire entendre sans être dans la provocation ou l’agressivité, en y allant en douceur.

Pour Maurice et Sandra, il s’agit avant tout d’un « appel aux citoyens ».Pour eux, le changement politique ne passera pas par les élus eux-mêmes mais par le changement de l’opinion publique. Les citoyens cesseront de voter pour des personnes dont les idées ne correspondent plus avec les leur.

Freins au changement

Pour eux, les freins au changement sont nombreux. Ils commencent par les procédures, la paperasse et la rigidité de l’administration.

Le deuxième est « le passé qui nous suit . On survit au quotidien mais on est pas sorti de l’auberge niveau endettement et logement ».

Un autre obstacle est la perte de confiance régulière en soi et au projet. « J’ai peur de me lever un jour et dire j’arrête tout ». Pour garder le courage, il est nécessaire de prendre soin les uns des autres tant au niveau santé qu’au niveau morale.

Mais Maurice garde comme leitmotiv «  à cœur vaillant, rien d’impossible »

L’origine du nom C-Prévu

  • Le grand C représente, pour nous, le C de Charleroi, notre ville !
  • Prévu est un message d’espoir, de changement. C-Prévu, ça va se faire, le changement est en route !
  • C’est également une petite boutade entre nous car, lorsque nous proposions un projet ou demandions une date butoir, la réponse était souvent : ”C’est prévu”.
  • Ce nom est une motivation, quoi qu’il se passe, il faut continuer à avancer et ne pas s’arrêter au premier obstacle.

 

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Forum, plénière, agora….outil d’inspiration pour aider à la conception et l’animation de grandes assemblées

Biennale, forum, plénière, université annuelle, journée d’études, assemblée générale, agora, fabrique… Quel que soit le nom qu’on leur donne, les rencontres de grande ampleur fleurissent depuis quelques années et se diversifient chaque fois plus. Ces rencontres constituent souvent une étape, dans un processus plus long, où l’on se dit qu’il faut rassembler « plus de monde » ou « une diversité de personnes » pour que ce qu’on construit soit plus légitime, plus inclusif, plus juste, plus efficace, plus pertinent…Si l’enjeu est similaire à celui de rencontres de plus petite taille, à savoir de faire émerger du « commun » à partir de regards et d’intérêts différents, la manière de les organiser et de les animer sera, elle, bien différente.

Cette publication se veut un outil d’inspiration pour aider à la conception et l’animation de telles assemblées. Elle présente huit exemples d’assemblées de ce genre, la méthodologie utilisée pour chacune d’elles, des clés pour la mise en œuvre et l’animation ainsi qu’une série de points d’attention ou d’écueils à éviter.

De la transformation sociétale, plutôt que du changement social au mARTadero à Cochabamba, Bolivie

Récit de Fernando Garcia du mARTadero (traduit de l’espagnol)

Quand je réfléchis à ces concepts à partir de mon parcours de vie et des expériences qui l'ont façonné, je sens que je dois d’abord célébrer en profondeur ce que je suis : je suis « intersiendo » à la croisée de nombreux êtres, je suis nous, je suis un être culturel et donc merveilleusement interdépendant, avec une brève existence entre passé, présent et futur, capable de donner sens à ces trois moments qui sont toujours liés et qui font l'être : en même temps être « nous », et être à la croisée de nombreux êtres « intersiendo ».

Et, d'une manière simple, je voudrais crier que, en "sentant-pensant" (sentipensando), je crois profondément que la transformation sociétale doit partir de la conviction qu'il y a d'autres façons possibles d'ÊTRE dans le monde. Des façons qui nous permettent de nous réaliser, de révéler nos potentialités, de célébrer la vie comme un incroyable privilège pour les sens, comme un don pour m'aider à grandir et à construire, mais aussi pour la nature comme une mère qui prend soin de moi et me donne ce dont j'ai besoin.

Sans avoir peur. Avec liberté. En harmonie. Avec beaucoup de vie et avec la conscience de ce que la vie implique. Et avec assez d'amour pour souhaiter cette condition pour tous les êtres, ce qui est exigeant et très engageant.

C'est davantage une transformation qu'un changement, parce que cela implique une appréciation et une considération de tous ces éléments sans substitution réactive, mais avec une appréciation créative. Elle est plus sociétale que socialeparce qu'elle exige de se concentrer sur les structures, les systèmes, les organisations et les autres constructions sociétales de la réalité qui, en tant que fruits et déclencheurs de l'action humaine, doivent rendre les choses possibles, plutôt que de les entraver.

J'ai l'immense chance de mener plusieurs boulots (divers et parfois très exigeants) que j'aime et qui me permettent d’apprendre chaque jour de nouvelles choses. Et surtout, de travailler avec et pour les gens. Le projet où j'ai le plus appris dans ma vie, et dans lequel je travaille depuis quinze ans est un reflet complexe de l'intersection de trajectoires de vies avec des événements historiques, mais aussi de lieux physiques avec des idées dynamisantes, et puis de scepticismes lucides avec des stratégies pleines d’espoir…

Le projet mARTadero, un vivier artistique, est né du paradoxe de vouloir transformer les infrastructures de la mort en espaces de vie (d’un abattoir – mataderoen espagnol – à un lieu culturel appelé mARTadero, mot formé en ajoutant un T au terme initial). Et une grande partie de ce que je peux dire de la transformation sociétale est en lien avec ce que j’y ai appris. La liberté est une construction progressive et collective, le résultat de processus de prise de conscience et d'interdépendance qui permettent de comprendre et de se comprendre, tout en refusant la peur comme mécanisme d’organisation.

Nous cherchons toujours à agir par l'intelligence collective, la capacité de lire la réalité tous ensemble pour prendre des décisions avec la flexibilité qu’exige ce monde changeant et fluide. Nous essayons de prendre soin, y compris de nous-mêmes, et d’encourager le travail collaboratif comme contact avec la réalité. Nous comprenons notre capacité à agir en société, à proposer, à avoir de l’incidence, à transformer. Pour nous aujourd'hui, c'est quelque chose de très concret, qui se manifeste dans les vies et les témoignages, dans les espaces et les symboles, dans les rues et les parcs, dans les règles et les lois....

Les collectifs de notre projet nous rappellent parfois que la chose la plus importante pour « être », c’est la conscience et l'organisation. Ainsi, il y a quelques outils spécifiques qui nous aident :

  • La fluxonomie – un mélange entre futurisme et nouvelles économies – qui nous aide à partir de l'abondance et non des manques, à construire avec des lunettes 4D qui nous permettent de penser et de comprendre la réalité (et chaque partie de celle-ci) comme un flux entre le Culturel, l’Environnemental, le Social et le Financier. Cela génère une vision élargie de l'économie, en partant d'une vision et d’une confiance qui rendent possible notre protagonisme grâce à l’action et la conscience que nous pouvons générer des transformations pour des futurs souhaitables.
  • L'autogestion et la souveraineté, qui permettent de travailler sans peur et avec liberté, sans soumission absurde ni préoccupation inutile. De cette manière, les alliances sont plus authentiques, plus claires et plus honnêtes.
  • L'utilisation créative de préfixes tels que co-, pluri-, multi-, inter-, hyper-, trans-, qui nous aident à déplacer des visions monolithiques, chargées de lourds héritages d’époques dépassées (et parfois, sans s'en rendre compte).
  • Le contact permanent avec l'art comme forme de connaissance capable de créer des mondes, de générer des récits, de transformer des vies et des contextes.
  • Les diagrammes visuels qui expriment de manière simple la complexité des décisions, comme l'organigramme des neurones, l'étoile des domaines créatifs, les sphères d’appartenances multiples, et bien d'autres…

Aujourd'hui, nous sommes un collectif opérationnel d'une quinzaine de personnes et un collectif élargi d'une soixantaine de personnes. Nous nous organisons autour d'actions, d'espaces, d'activités, mais surtout autour d'une vision de « pouvoir faire », d'être des citoyens actifs et créatifs.

Le bonheur (ou la réalisation de soi, comme nous préférons l'appeler) est une partie importante de notre organisation. Il nous permet d’évaluer si nous progressons comme êtres humains et ainsi de savoir si cela vaut la peine ou si notre vie nous demande des changements.

Le mARTadero a transformé la vie de chacun d'entre nous et nos manières de voir le monde, et donc aussi nos environnements et contextes. Nous le créons progressivement et collectivement, en prenant conscience de la merveilleuse interdépendance dans laquelle nous vivons, en prenant soin du passé, en célébrant le présent et en rêvant l'avenir avec la plus grande coresponsabilité et avec espoir.

Nous savons maintenant que la transformation sociétale à laquelle nous aspirons commence par la transformation de nos regards. Et pour cela, nous avons besoin de contextes et d'espaces qui le permettent.

 

Cochabamba, le 28 octobre 2019, au cœur d'un pays troublé par la tension entre des schémas de pouvoir et de démocratie dépassés et un sentiment naissant qu'un autre avenir est possible… et que chacun doit pouvoir le visualiser avec amour.

 

 

Projet mARTadero

Siteweb : www.martadero.org
Page Facebook : @proyectomartadero

AGENDA / Voici ce que vous ne pouvez pas manquer en 2020…

Voici un petit tour d’horizon des perspectives pour 2020…

 

Capacitation Citoyenne fait son retour le 21 mars

Cela faisait longtemps que nous ne nous étions plus réuni·e·s sous la bannière de Capacitation Citoyenne. Cette année, nous aurons à nouveau l’occasion de nous retrouver le 21 mars pour partager nos modes d’actions, transmettre nos stratégies de lutte…. Mais aussi tout simplement de tisser des liens entre acteurs qui n’ont pas – ou trop peu - l’habitude de se croiser. Le thème de cette rencontre : « Quels droits sont au centre de nos préoccupations actuelles ? ».

En route vers une réelle démocratie participative

A l’automne 2019, IEW et Periferia ont invité des citoyen·ne·s venu·e·s de tous horizons pour croiser leurs regards sur la manière dont la démocratie participative se déploie en Belgique. Le constat d’une envie partagée de faire évoluer les choses s’est vite posé et un programme de rencontres a été élaboré. Toutes les 6 semaines, une rencontre est organisée pour découvrir une expérience inspirante, approfondir un enjeu (transparence, culture de la démocratie, dispositifs obligatoires, etc.) et expérimenter une méthode de construction collective et/ou délibération. La première rencontre a lieu le 15 février prochain (infos et inscriptions sur FB ou à la demande par mail – fanny@periferia.be).

Finances publiques et budgets participatifs : des suites après le cycle 

Le cycle consacré aux Budgets Participatifs qui s’est déroulé en 2019 a démontré un grand intérêt pour ce sujet. Plusieurs pistes concrètes et innovantes se dessinent dans plusieurs communes, un article reprenant les grandes lignes du cycle paraitra également en mai… Notez déjà qu’on prévoit une suite du cycle pour l’automne 2020. Plus d’informations prochainement !N’hésitez pas à jeter un œil à notre base de données d’ici là…

Community organizing : s’organiser pour se faire entendre

Suite à deux formations organisées en 2017 et 2018 autour du community organizing, un petit groupe s’est constitué avec l’envie d’expérimenter ces méthodes, tout en menant un travail de réflexion. Prochaine étape ? Une rencontre  avec Adeline de Lepinay, auteure du tout récent livre « Organisons-nous – Manuel critique » et du blog « Pour une éducation populaire d’auto-organisation » est prévue le 5 mars pour échanger autour de questions qui se posent entre éducation populaire et community organizing.

Transformation sociale : un fil qui permet de tisser des liens entre l’Amérique Latine et l’Europe

En 2019, nous avons exploré cette notion à travers une publication « Transformations soci(ét)ales – On en fait déjà, parfois sans le savoir… ». Cette année nous continuerons d’aller à la rencontre de collectifs et personnes pour les questionner sur leurs histoires de changement. Une nouvelle page « Histoires de changements » reprenant des témoignages, vidéos et contenus sur le sujet est en préparation sur notre site !

Actualité de Periferia

Enfin, 2020 est une année charnière pour Periferia avec le renouvellement de notre contrat programme en Éducation permanente : de février à avril, nous mènerons un travail d’évaluation collective pour dégager les  futurs axes de travail pour la période 2020 – 2025. Faites nous signe si vous êtes intéressé·e de contribuer à la réflexion.

 

>>> Vous voulez être tenu·e au courant des prochains évènements et de l’actualité de Periferia ? <<<

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Another city is possible with participatory budgeting

Another city is possible with participatory budgeting.  Une autre ville est possible avec le budget participatif.

Cabannes, Y. (ed.) (2017) Another city is possible with Participatory budgeting. Montréal/New York/London: Black Rose Books

Though participatory budgeting was only born in 1989, it has since been manifested over 5000 times in over 50 countries around the world - ground-breaking success for a process that is one of the rare authentic democratic innovations in the past 30 years. Participatory budgeting gives citizens a powerful role in the decision-making and destiny of their cities. It also reaffirms the central place of collective deliberation for direct democracy and participatory democracy, whilst contributing to the transformation of the city into urban commons.

In this book, Yves Cabannes and other seasoned experts in the field, lead us across five continents to the front lines of participatory budgeting, unpacking the successes and challenges of fourteen case studies. As much a Best-Of Guide as a How-To Manual for democratizing municipal finances, this book charts the unique trajectory of participatory budgeting, asserting its rich potential for realising radical democratic goals and deepening democracy. Animated throughout with stunning full colour images, it includes an extensive bibliography with up-to-date resources across multiple languages, including films and websites.

Réédition 2017 - Disponible en PDF en cliquant >>> ici <<<

Cycle Budgets Participatifs / Ateliers pratiques

Comment concevoir et mettre en oeuvre un budget participatif communal ? 

Un atelier d'une demi-journée en présence d'Yves Cabannes où nous aurons l'occasion de partir de vos questions pour  aborder les différentes "étapes-clés" d'un budget participatif telles que: la mobilisation, la constitution d'un Conseil, la priorisation des besoins, la prise décision... Un moment pour apporter des réponses concrètes à vos questions précises !

Inscrivez-vous ci-dessous pour recevoir les informations pratiques.

cycle

NAMUR

 Jeudi 14 novembre 

Matin (9h00 > 13h00)

La Bourse

Place d'Armes 1 - 5000 NAMUR

Liste d'attente
Ecrivez-nous à
contact@periferia.be

 BRUXELLES

Jeudi 14 novembre

Après-midi (16h00 > 20h00)

De Pianofabriek Cultureel Centrum

Rue du Fort 35 - 1060 SAINT-GILLES

Liste d'attente
Ecrivez-nous à
contact@periferia.be

Co-organisé avec Vilco

Cycle Budgets Participatifs / Conférences d’Yves Cabannes

Les différentes logiques des budgets participatifs et leurs impacts de par le monde

Deux conférences exceptionnelles d'YVES CABANNES, expert international des budgets participatifs. Une occasion unique de découvrir, à partir d'expériences concrètes, en quoi les budgets participatifs peuvent contribuer à réduire les inégalités ou lutter contre le changement climatique... et progressivement transformer radicalement la démocratie?

  • 19h15 - Accueil
  • 19h30 - Introduction
  • 19h45 - Conférence d'Yves Cabannes "Les budgets participatifs: un outil pour transformer la démocratie?"
  • 21h00 - Echange avec la salle  
  • 21h45 - Clôture
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Yves Cabannes est urbaniste, Professeur Emerite en Planification du Développement de l’Université College London / DPU. Il a travaillé en Asie, Afrique, dans les Pays Arabes et surtout en Amérique latine avec des organisations sociales et des gouvernements locaux dans le domaine du développement local, des budgets participatifs, de l’agriculture urbaine, du logement, de l’emploi et du micro crédit. Il a contribué à la diffusion et à l’implantation des budgets participatifs dans plusieurs villes dans le monde. Il a publié de nombreux ouvrages, manuels et dossiers sur les budgets participatifs dont 72 questions courantes sur les budgets participatifs.

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BRUXELLES

Mardi 12 novembre

19h30

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Mundo B

Rue d'Edimbourg 26 - 1050 IXELLES

Conférence en français

Gratuit

Je m'inscris!

Co-organisée avec Vilco

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NAMUR

Mercredi 13 novembre

19h30

***

Centre l'Ilon

Rue des Tanneries 1 - 5000 NAMUR

Conférence en français

Gratuit

Je m'inscris!

Cycle Budgets Participatifs – Présentation

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En quoi  les budgets participatifs peuvent-ils être intéressants pour une commune/région ? Quels sont les potentiels de ce dispositif ?A quoi faut-il être attentif lorsqu’on se lance dans la mise en oeuvre d'un budget participatif ? 

Pour explorer ses potentiels, saisir les enjeux qui se cachent derrière ce dispositif, et envisager sa mise en œuvre, Periferia organise un cycle de ciné-rencontres, conférences et ateliers pratiques sur les budgets participatifs. Organisé conjointement en Wallonie et à Bruxelles (en partenariat avec la recherche-action VILCO), ce cycle s'adresse aux citoyen·ne·s, élu·e·s, fonctionnaires de l’administration communale souhaitant approfondir leurs connaissances et compétences sur le sujet. Une manière aussi d'explorer les différentes manières pour les citoyens de se réapproprier les enjeux autour des finances publiques !

Les budgets participatifs : un outil pour transformer la démocratie ?

On en parle de plus en plus, de nombreuses communes en Belgique en ont un ou prévoient d'en lancer un prochainement... Après une première vague dans les années 90 et au début des années 2000, les budgets participatifs ont de nouveau le vent en poupe, et pas uniquement en Europe !

Malgré tout, le concept reste relativement flou aux yeux des citoyens et des politiques. Leur fonctionnement est parfois perçu comme complexe et on les confond parfois, à tort, avec des appels à projets. Pourtant, ils sont bien plus que des enveloppes mises à disposition des citoyens : ce sont aussi de puissants outils pour renverser les priorités d'investissement dans une ville, réduire les inégalités, lutter contre le changement climatique... et progressivement transformer radicalement la démocratie !

Une diversité d'expériences!

L’expérience du budget participatif de Porto Alegre, lancée au Brésil en 1989, est un dispositif mondialement reconnu qui a inspiré de nombreuses villes. Avec plus de 3.000 expériences répertoriées actuellement à travers 40 pays, le concept a pris des formes très variées au fil des années. On retrouve aujourd'hui une multitude de logiques en fonction des pays et des villes qui les mettent en place...

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Programme par région

Découvrez nos évènements!

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Octobre 2019 // Ciné-Rencontres * Gratuit

Budgets participatifs: une douce révolution ?

Projections du documentaire "Une révolution douce - Les budgets participatifs" suivies d'un échange sur les expériences belges. 

En savoir plus 
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Novembre 2019 // CONFERENCES * Gratuit

Les différentes logiques des budgets participatifs et leurs impacts de par le monde

Deux conférences exceptionnelles d'YVES CABANNES, expert international des budgets participatifs. Une occasion unique de découvrir, à partir d'expériences concrètes, en quoi les budgets participatifs peuvent contribuer à réduire les inégalités ou lutter contre le changement climatique... 

En savoir plus
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Novembre 2019 // ATELIERS PRATIQUES

"Comment concevoir et mettre en oeuvre un budget participatif

Deux ateliers d'une demi-journée en présence d'Yves Cabannes où nous aurons l'occasion de repartir de vos questions et d'aborder les étapes-clés d'un budget participatif telles que: la mobilisation, la constitution d'un Conseil, la priorisation des besoins, la prise décision... Un moment pour apporter des réponses aux questions précises des citoyens, élus et agents de l'administration publique!

En savoir plus

Questions, suggestions, demandes… ? Contactez-nous !

Mettre en place et transmettre des démarches de participation

Dans notre travail, on doit souvent passer du temps à planifier, justifier ce qu’on va faire sous forme de tableaux, de résultats attendus, puis une fois qu’on réunit les moyens pour tout mettre en œuvre et qu’on peut enfin y aller... il faut tout de suite rendre des comptes, expliquer que c’était utile, qu’on a obtenu tel résultat, que ça a produit du changement... Mais alors, comment encore réfléchir au sens des choses si on est sans arrêt en train de prévoir et de (se) justifier ?

C’est à cet objectif qu’invite ce document intitulé « parcours libre », qui propose un questionnaire, des points de repère ou des balises de réflexion... Il revient sur 10 questions essentielles à se poser lorsqu’on veut initier un processus participatif, propose une série de réponses à ces questions pour alimenter celui qui les lit et pointe des défis intrinsèques à chacune d’elles, pour alimenter la réflexion et l’analyse critique de la participation.

Ce parcours est libre, dans le sens où il peut être consulté en fonction des besoins et intérêts de chacun : chaque dimension peut être abordée et travaillée séparément, sans tenir compte de l’ordre des questions proposées, toutes sont autonomes. Ce parcours peut également être utilisé à différents moments : quand on souhaite mettre en œuvre, faire le point ou analyser une démarche de participation.

Une soirée dédiée à la désobéissance civile

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Comment se faire entendre : on ne peut plus faire l’écueil de cette question…

Ces derniers mois, nous avons remarqué que la question de la désobéissance civile revient régulièrement dans les collectifs que nous accompagnons.

Les mesures politiques ultra-libérales (déchéance du droit au chômage, perte de budgets pour la culture, atteinte aux droits sociaux...) atteignent de plein fouet les publics les plus fragilisés. Les collectifs témoignent d’une rupture du dialogue avec celles et ceux à l’origine de ces mesures. Ce contexte politique d’austérité s’accompagne de discours stigmatisant certaines personnes (sans emploi, malades et invalides, sans chez-soi…) jugées responsables de leur situation, nourrissant un sentiment d’impuissance, de culpabilité et d’isolement.

Dans un tel contexte, nous ne pouvons que nous indigner, résister et nous organiser pour défendre les droits sociaux pour toustes. Cependant, plus que jamais, nous ne pouvons faire l’écueil de nous demander de quelle manière il est possible de s’opposer en tant que citoyen·ne·s et collectifs, sans exposer à davantage de difficultés et violence celles et ceux qui sont déjà impacté·e·s durement par ces mesures.

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Une soirée pour se nourrir collectivement

Dans les murs du DK à Saint-Gilles, en collaboration avec l’asbl Agir Pour la Paix, Periferia a organisé une soirée pour approfondir les possibilités qu’offrent la désobéissance civile mais aussi ses risques et ses enjeux. Cette soirée s’adressait à des personnes et collectifs peu familiers de ces méthodes de désobéissance civile autant qu’à des personnes plus chevronné·e·s, désireuses de partager leur expérience et questionnements.

Pour nous nourrir, nous avons invité des représentant.es de collectifs tels que de La Voix des Sans Papiers, Progress Lawyers Network et le Front Anti-Expulsion.

La soirée a débuté par un rappel de l’historique de la désobéissance civile et de l’action directe afin de mieux comprendre les contextes politiques et socio-économiques dans lesquels elle a émergé. Par la suite, chaque intervenant·e a partagé ses pratiques et expériences de désobéissance civile. Ensuite, les participant·e·s se sont réuni·e·s en deux ateliers :

  • Les risques et freins à la désobéissance civile
  • Expérimenter les étapes de construction d’une action

Grâce aux apports multiples la soirée a été un vrai vivier d’inspiration et d’apprentissage : risques légaux, place des personnes fragilisées, place des allié·e·s, responsabilité collective, etc. L'objectif de la soirée étant que chaque participant·e soit plus à même de décider de se positionner par rapport à cette pratique.

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Source photos : Periferia

Les enjeux apparus dans nos échanges

  • Quels risques pour les personnes les plus fragiles qui utiliseraient ce mode d’action ? Comment diminuer ces risques ?
    La discussion a permis de clarifier la responsabilité civile et les risques légaux afin d’être plus à même de choisir le bon mode d’actionet/ou de les mettre en œuvre de manière stratégique (par exemple, le choix de distribution des rôles dans les actions). La discussion sur l’aspect légal de la désobéissance a aussi permis de questionner comment les lois existent et de rappeler leur caractère fondamentalement évolutif et perméable aux avancées sociales. Plusieurs exemples historiques de luttes sociales ayant permis de transformer les lois pour plus de justice sociale ont été exposés.
  • La responsabilité politique du vote desbelges : faire prendre conscience de l’impact des politiques publiques sur la vie des personnes les plus fragilisées de manière à agir préventivement en posant des choix électoraux en cohérence avec les valeurs que l’on défend.
  • La posture d’allié·ed’une lutte : Peut-on être un·e allié·e dans la lutte contre l’injustice ou sommes-nous tout autant concerné·e qu’une personne qui la subit ?

Au final, la soirée a montré à quel point nos postures politiques et nos situations individuelles influencent nos rôles dans la transformation sociale.

Un podcast et le souhait de poursuivre

 La clôture de la soirée, autour d’une soupe partagée, a confirmé l’envie de continuer à s’encapaciter autour de ces enjeux. Nous en avons pris bonne note et comptons poursuivre sur cette lancée en 2026. Nous vous tiendrons informé·e·s !

 Par ailleurs, un podcast sur ces enjeux est également en cours de production.

En attendant toutes ces suites enthousiasmantes, restons vigilant.es, mobilisé.es, connecté.es et engagé.es afin de construire ensemble une vraie démocratie et tendre vers plus de justice sociale. 

Si vous avez des idées ou des demandes, n’hésitez pas à nous contacter : contact@periferia.be.

 

CaP Démocratie défend le Sénat et maintient la pression sur le Parlement wallon !

CAP Democratie logo

En octobre 2026, CaP Démocratie était invité par la radio associative et d’expression soutenue par l’ULiège et la FWB, radio 48FM. Une opportunité pour le collectif de se rendre visible et de poursuivre son action de sensibilisation à l’importance de défendre notre système démocratique.

Par ailleurs, CaP Démocratie poursuit ses actions avec deux objectifs :

  1. Maintenir la pression sur le Parlement wallon pour que nos député·e·s mettent en œuvre les recommandations citoyennes formulées par la 1ere commission délibérative mixte de Wallonie et votées par les élu·e·s en 2024. Leur action auprès de la presse porte ses fruits puisque plusieurs articles sont récemment sortis sur ce sujet. Le journal Le Soir lui a notamment dédié sa première page du 3 février dernier : « Les commissions citoyennes au parlement wallon s’enlisent »
  2. Défendre la participation citoyenne et le renouveau démocratique au niveau fédéral en s’opposant à la suppression du Sénat, souhaitée par le gouvernement Arizona. Cap Démocratie a publié un article pour éclairer les citoyen·ne·s sur cet enjeu, à découvrir sur leur site ou en cliquant ici. Le collectif entend profiter de l’ouverture de l’article 195 de la Constitution pour pousser l’idée d’un bicamélarisme citoyen.
Vous pouvez également signer et relayer cette pétition pour la transformation du Sénat en Assemblée citoyenne.
Intéressé·e·s par ces enjeux ? N’’hésitez pas à suivre les actualités de Cap Démocratie.
Vous pouvez également signer et relayer cette pétition pour la transformation du Sénat en Assemblée citoyenne

Capacitation Nord

Le 5 décembre au Pianofrabriek à Bruxelles a eu lieu la première rencontre « Capa’NORD ». Celle-ci avait pour intention de rassembler les collectifs et associations situés dans le nord de la France et en Belgique, participant à la démarche Capacitation, initié par Periferia et la Fondation pour Le Logement des défavorisés.

Y ont participé l'APU Vieux-Lille, Union des locataires sociaux de Molenbeek (ULS), Da So Vas, Collectif des jeunes mineurs en recours de Bois-Blancs, Coexister, DAL Charleroi, DAL Liège, Le syndicat LUNe à Namur, Magdala de Lille, Les Immenses de Bruxelles ainsi que les associations qui soutiennent la dynamiques telles que le RWDH – Rassemblement Wallon pour le Droit à l’Habitat, La Fondation pour le Logement et Periferia.

Le but ? Se rencontrer, partager leurs expériences, leurs défis et de lancer une dynamique régionale de solidarité entre collectifs.

L’idée de se rencontrer entre ces collectifs a commencé à germer lors de grandes rencontres Capacitation organisées dans le Sud de la France, en faisant le constat qu'ils manquaient d'occasion pour se croiser plus localement.

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Source photos : Periferia

La journée a démarré par un moment de rencontre et retrouvailles. Les collectifs ont pu découvrir davantage ce qui partage en commun, leurs outils de luttes, ce qui les anime dans la démarche Capacitation et la lutte pour le droit au logement dans leur territoire. Les collectifs ont aussi partagé leurs enjeux actuels.

Durant la journée, ils ont discuté du droit au logement, de l’accueil de jour et la régularisation des personnes sans papiers. Mais aussi de stratégies de lutte tels que la visibilisation des luttes, la mobilisation, les stratégies d’action, le soutien entre collectif, etc.

L’après-midi deux ateliers ont eu lieu :

  • l’un dédié au renforcement des collectifs et comment répondre à leurs objectifs;
  • l’autre dédié aux victoires remportées et comment elles peuvent inspirer les collectifs.

La plénière de clôture à témoigné d’un grand enthousiasme pour la nouvelle dynamique régionale et une envie certaine de poursuivre l’aventure, nourrir ces liens et se mobiliser ensemble.

La suite est ouverte et en cours de construction !

Retour sur l’assemblée générale élargie du 9 février

2026-2030, un nouveau plan pour Periferia

Construisons-le ensemble !

En 2025, Periferia a entamé un processus d‘évaluation des actions et enjeux abordés au cours des 6 dernières années (2020-2025), tous financements et programmes confondus. En 2026, nous lançons un cycle de réflexion avec nos membres, sympathisant·e·s et compagnon·ne·s de route pour construire nos lignes d’action pour les 5 prochaines années (jusque 2030) : le nouveau plan stratégique Periferia 2026-2030.

Sur quels enjeux se positionner dans les prochaines années ? Dans quelles dynamiques et autour de quelles actions soutenir les collectifs ? Quelles stratégies pour élargir la communauté de pratiques AltoParlante  entre organisations d’Amérique latine et d’Europe ? Dans quel buts et autour de quels enjeux provoquer des échanges entre collectifs d’ici et d’ailleurs ? Comment résister aux durcissements autoritaires qui nous pressent ? Comment se faire entendre de celles et ceux qui ont le pouvoir de décider ?

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Des choix stratégiques que nous voulons construire avec d’autres, via l’AG et toustes celles et ceux qui gravitent, agissent, co-portent des dynamiques et partagent nos réflexions. Nous ouvrons donc une série de rendez-vous « élargis » pour le dessiner ensemble, dont la 1ere rencontre a eu lieu ce lundi 9 février. Merci aux participant·e·s et bienvenue à celleux qui nous rejoindraient pour la suite !

➡️ Prochain rdv : lundi 9 mars de 17h30 à 20h30 à Bruxelles.

Periferia au cours des 5 dernières années, en quelques mots, c’est…

AG Nuage de mots

…et en panorama de nos projets et enjeux.

Les discussions ont débuté le 9 février (Merci à toustes !) et de premières lignes apparaissent :

  • En 5 ans, une centaine de rencontres et d’échanges, dont la moitié connectant des collectifs actifs dans des pays différents, ont eu lieu. Deux rencontres Altoparlante ont été organisées en Europe, avec des organisateur·rice·s venu·e·s d’Amérique latine, de Belgique, de France et d’Allemagne. Comment considérer ces pratiques d’échanges, et leurs impacts, dans le contexte actuel ? Quels sens pour les collectifs ? Ces échanges doivent-ils s’autonomiser ? Quelle juste place pour l’équipe de Periferia ?
  • Les dynamiques visant à rendre visibles les collectifs et les luttes ont gagné en ampleur. L’organisation de deux « Silence, on Parle » comme espaces publics d’expression a relancé les questionnements sur l’impact, surtout en regard de la lourdeur de l’organisation que cela représente. Est-ce suffisant ? De qui cherche-t-on à être visible ? Doit-on repenser nos stratégies ? Par ailleurs, les productions, reconnues comme qualitatives et originales, ne jouissent pas toujours d’une diffusion à la hauteur. »
  • Une cinquantaine d’analyses, d’études et d’outils pédagogiques ou d’animation ont été produites, ainsi que deux documentaires, deux livres et deux séries de podcasts thématiques. Ces productions sont saluées pour leur qualité, originalité mais trop peu visibles. Comment s’assurer qu’elles circulent et impactent autour d’elles ? Quelles stratégies d’accompagnement inventer ? L’idée d’une biblicyclette est évoquée…
  • Les collectifs se sentent méprisés, violentés, non considérés par les élu·e·s et institutions. Pourtant, dans leurs actions, la plupart cherche encore à entrer en dialogue, à négocier. Même si de plus en plus acceptent ou envisagent plus facilement qu’avant des actions de pression, dénonciation voire désobéissance. Il est nécessaire de se nourrir pour apprendre à résister, dans la joie : Periferia lance un projet « résistances » alliant un magazine des collectifs, des rencontres de collectifs en résistance en Europe et ailleurs, un cycle dédié à la désobéissance civile et des actions légales mais malaisantes pour provoquer le dialogue.

Les discussions sont lancées.

Poursuivons-les le lundi 9 mars,
17h30 – 20h30 à Molenbeek.

N’hésitez pas à inviter d’autres personnes pour nourrir notre réflexion : nous les informerons préalablement pour garder un maximum de temps à la discussion.

 Célébrer

Depuis que les pratiques d’intelligence collective se diffusent, l’appel à « célébrer » se fait omniprésent. « Il faut célébrer », « la dernière étape, c’est bien sûr la célébration ! ». Cela sonne comme une évidence… pourtant, force est de constater que si nous connaissons parfaitement les codes et attentes de célébrer nos anniversaires, les fêtes de fin d’année, une union ou une naissance, pour ce qui est de célébrer un processus collectif, on se retrouve souvent démuni·e·s.

Au départ de cette exploration, nous avions pour intention de partir à la rencontre de pratiques de célébration, originales, créatives et surtout ancrées dans les diverses luttes menées par des collectifs et organisations comparses. Notre premier élan était de nourrir d’autres acteurs et actrices de terrain en les éveillant à la multitude des formes de célébrations possibles (une intention toujours présente !). Mais, très vite, au fil de nos échanges avec les collectifs qui nous ont guidé·e·s dans ce cheminement, nous nous sommes rendu compte que, bien plus qu’une question méthodologique, la démarche de célébrer était jalonnée de nombreux questionnements, limites, voire tensions.

Elle mérite donc d’abord une exploration de ces questions de SENS et portée politique.
Au travers des expériences, questionnements de collectifs ainsi qu’avec l’appui des analyses de plusieurs auteur·rice·s militantes, nous avons décortiqué ces enjeux, tenter de déconstruire certaines idées limitantes pour finalement les dépasser

La représentativité : illusion utile ou contre-argument… 

Illusion utile ou contre-argument massue pour disqualifier les assemblées citoyennes ?

En abordant la question de la représentativité, nous avons souhaité tordre le bras à une critique trop régulièrement adressée aux dispositifs de démocratie participative reposant sur la constitution de mini-publics, comme les assemblées ou panels citoyens. « Les assemblées citoyennes ne seraient pas suffisamment légitimes pour influencer la décision politique… notamment parce qu’elles ne seraient pas ‘représentatives’ ».
Préjuger de la légitimité d’une assemblée citoyenne à l’aune du critère de représentativité est à la fois irréaliste, injuste et peu pertinent.

Irréaliste car comme mis en lumière dans cette étude, il est tout à fait illusoire de vouloir reproduire une « mini-société » dans une assemblée restreinte. D’une part, parce qu’un tel exercice repose sur le pari que recourir à une sélection de personnes selon des critères démographiques et statistiques (donc mesurables) entrainera un panel d’attitudes politiques diversifiées. D’autre part, la manière d’envisager les catégories sociales (pauvres-riches, femmes-hommes, jeunes-vieux) est empreinte de biais et de préjugés. Ce n’est donc absolument pas une approche neutre à l’aune de laquelle il serait possible d’affirmer une réelle « représentativité ».

Tout au long de l’étude, nous questionnons les enjeux placés derrière cette question de la représentativité, nous dévoilons les biais et limites qui parcourent les modes de faire les plus courants pour composer les panels. Nous exposons notre positionnement d’assumer une non-représentativité, porteuse de plus d’inclusion et d’équilibre des pouvoirs au sein des assemblées. Car au final, les véritables enjeux quant à la légitimité des démarches de démocratie participative se jouent  surtout dans l’articulation réelle que l’on veut en faire avec le système de démocratie représentative… et donc la volonté – ou non – d’en faire un outil, qualitatif et investi, de gouvernance publique.

Résistance – Episode #1 : Désobéissance civile

Podcast Résistance avec Localocratie

Cet épisode aborde la question de la résistance des collectifs face aux mesures qui prônent un autoritarisme et une austérité grandissants. Pour ce faire, et en collaboration avec Localocratie, nous abordons la question de la désobéissance civile avec divers·es acteur·ices, qui permettent d’en dresser un premier horizon sur base d’expériences diverses : Lutte contre les expulsions, droits des sans-papiers, enjeux juridiques de l’action directe et apports théoriques sur la notion de désobéissance civile.

Avec la participation de Serge Bagamboula de la Coordination des Sans-Papiers, Robin Bronlet du Progress Lawyers Network, Luis Tinoco Torrejon d’Agir Pour la Paix et Camilla (nom d’emprunt) du Front Anti-Expulsion.

Bonne écoute !

Transcription à venir, merci de patienter.

Transcription

Références

Se rencontrer autrement

Les qualités dans les espaces Altoparlante

Des rencontres, nous en organisons beaucoup. Parfois, quand on en repart, on se dit « Ici, il s’est passé quelque chose ! ». Mais, en fait, qu’est-ce qui s’est passé ? Et qu’est ce qui était différent ?
Ce n’est pas toujours facile ou possible de l’exprimer avec des mots. Pourtant, on ressent cette profondeur, ce mouvement qui permet d’affirmer « Je ne suis plus tout à fait la ou le même ! », « Quelque chose a bougé en moi, autour de moi, entre nous, dans le monde... ».

A partir des expériences Altoparlante et Altofalante en Amérique Latine, nous avons eu envie de partager ce qui nous semble faire sens et être caractéristique de ces « autres manières » de nous rencontrer. C’est pour cela que nous parlons de qualités et c’est ce que nous partageons dans cette publication.

Pas sans nous ! Épisode #5 : Les finances publiques au regard de la participation citoyenne

Pas sans nous Podcast

Les finances publiques : un frein à la participation citoyenne ?

Le cinquième épisode de notre série de podcast « Pas sans nous » concerne la question des finances publiques et la difficulté qu'elle peut apporter à l’intégration des collectif citoyens qui s’intéressent à l’exercice du pouvoir. Avec la participation et l'expérience de la liste citoyenne Kayoux, représentée par Valérie Depauw et Géraldine Pignon, ainsi que de Fanny Thirifays, de notre équipe.

Retrouvez la transcription ci-dessous.

Internet, un espace public comme les autres ?

S’intéresser à l’espace numérique pour mieux comprendre ses enjeux dans l’espace public

Periferia s’est toujours préoccupée de rendre ses activités un maximum accessible pour tous·tes, en veillant à ce que la parole des personnes les plus exclues soient écoutée. C’est en s’intéressant de plus près à l’espace numérique, ses différents aspects et son fonctionnement que nous avons tenté de comprendre de quelle façon ces mêmes personnes étaient à nouveau confrontées à des formes de domination et de discriminations.

En nous concentrant sur la question « Internet est-il vraiment accessible à tous·tes ? », nous avons voulu pousser l’analyse en comparant les deux espaces :

  • L’accessibilité numérique : qu’est-ce qui rend internet accessible, ou plutôt « inaccessible » pour certain·e·s ?
  • La gentrification d’internet : peut-on vraiment parler de gentrification numérique ? Qu’est-ce que ça signifie ?
  • Comment protéger nos droits numériques : est-ce possible de le faire dans l’espace public ?

Cet article nous pousse à réfléchir quant à l'incidence que peuvent avoir les enjeux de l'espace numérique sur l'espace public, notamment en matière d'accès pour les minorités (par exemple dans nos procédures administratives).

Références

  • Le Code du numérique, une publication rassemblant des lois fictives réalisées par le Comité Humain en rapport à l'utilisation du numérique. Cette publication peut aussi être accompagnée d'un outil d'animation afin de reproduire un Parlement Humain.
  • Le livre "L’État numérique et les droits humains", d'Élise Degrave, Académie Royale de Belgique collection L’académie en poche, 2024.
  • The gentrification of the internet : How to reclaim our digital freedom de Jessa Lingel.

Pour aller plus loin...

  • Le cahier du numérique, publication de Citoyenneté et Participation : pour réfléchir aux limites et à l’avenir du numérique.
  • Black box, série de podcasts réalisée par le journal britannique The Guardian, concernant l’utilisation abusive de l’IA dans différents services (en anglais).
  • Le livre "Le procès", de Franz Kafka.
    Technocratie : quand les techniciens sont au contrôle d’un pays, comment fait-on pour reprendre le contrôle lorsqu’on l’a toujours laissé à d’autres ?

« La lutte pour une utopie »

Nous vous présentons la publication « Luttopia, Montpellier : La lutte pour une utopie » réalisée en collaboration avec l’association Montpelliéraine Luttopia qui accompagne des personnes sans domicile et des personnes en situation de précarité depuis 2014.

Ce livret retrace l’histoire des Utopias – de 001 en 2014 jusqu’à 004 aujourd’hui, en 2025. Il s’agit avant tout d’un travail d’écriture collective qui rassemble des témoignages, récits de vie, mais aussi des dessins et photos, portés par les personnes qui y ont participé de près comme de loin.

La publication est disponible gratuitement en version numérique via le bouton ci-contre.

Vous souhaitez recevoir le livre en version papier ?

Photo livre Luttopia 01
Photo livre Luttopia 06
Photo livre Luttopia 04

Evénement Désobéissance civile : mieux la comprendre et répondre vos questions

Une question qui revient régulièrement dans les collectifs est celle de la désobéissance civile et, plus largement, de l’action directe. Dans un contexte politique d’austérité assumée et d’autoritarisme grandissant, comment s’opposer en tant que citoyen·nes, collectifs ? Quelles sont les possibilités qu’offrent la désobéissance civile mais aussi ses risques et ses enjeux ?

Autant de questions auxquelles nous tenterons de répondre au cours de cette soirée thématique, organisée par Periferia et Agir Pour la Paix, avec des invité·es de La Voix des Sans Papiers, Progress Lawyers et du Front Anti-Expulsion.

Cette soirée est ouverte à toute personne désireuse d’en apprendre plus sur le sujet, ainsi qu’aux collectifs qui font déjà ou envisagent des actions en/de désobéissance civile, et qui se posent des questions sur ce sujet. La soirée se terminera par une séance ouverte de questions-réponses.

L’entrée est gratuite et de la soupe est prévue pour vous rassasier en ces froides soirées de fin d’année !

En espérant vous y retrouver nombreux·ses et pour que la voix des citoyen·nes soit entendue et respectée. N’hésitez pas à en parler autour de vous !

Rendez-vous le mercredi 10 décembre, de 18h à 20h30 au DK, rue de Danemark 70B à Saint-Gilles.

Lundi 8 décembre 2025 : une après-midi de rencontres et de présentations

A vos agendas ! Le lundi 8 décembre prochain, Periferia vous invite à deux événements grands publics afin de vous présenter plusieurs de nos publications. Une après-midi qui sera riche en rencontres et en échanges.

Il s'agit de présentations gratuites et accessibles à toutes ! Cependant, veuillez nous prévenir notamment pour que ayons une idée des stocks à prévoir. Vous pouvez vous inscrire via des formulaires en ligne en cliquant sur les boutons ci-dessous :

De 13h à 15h

Nous commencerons avec la présentation de la recherche participative menée avec le mouvement citoyen Agora : « Do Agora Yourself » autour de leur expérimentation d’élaboration d’une autre démocratie. Cette présentation se fera en présence de Michaël Damman et François-Xavier Lefebvre, membres d'Agora Brussels.

« En 2018, le mouvement agora se constitue autour du pari fou de se présenter aux élections et de se servir de leur mandat parlementaire pour porter les recommandations de citoyen·nes  dans l’arène du Parlement bruxellois. Des recommandations élaborées au sein d’assemblées citoyennes tirées au sort, organisées, animées et sans cesse améliorées par les agori."
La publication "Do Agora Yourself" sera disponible sur place au prix de 25€. Si vous souhaitez réserver un ou plusieurs exemplaires, vous pouvez vous inscrire via le bouton à droite. >>

De 15h30 à 16h30

Ensuite, nous vous proposons une rencontre de partage et présentation autour de plusieurs de nos publications Education Permanente. Cela se fera sous formes d’ateliers et minis discussions libres (vous pouvez rester de 10 min à 1h30, c'est vous qui décidez 😉 ).

« Grâce à sa reconnaissance par le décret de l’Education Permanente, Periferia a l’opportunité de produire chaque année des analyses, études, recherches et/ou outils pédagogiques visant à inspirer, nourrir, renforcer les actions de terrain d’autres associations, collectifs citoyens et organismes publics. Vous l’aurez compris, ces productions cherchent avant tout à répondre aux enjeux, besoins et envies que vous rencontrez dans vos actions. 
Ce moment de partage vise à vous faire découvrir ces nombreuses ressources (quasi entièrement gratuites en ligne ou version imprimée**) mais aussi à entendre et échanger autour de vos envies, besoins d’outils, réponses, grilles d’analyses, etc.  "

Nous vous proposerons notamment deux Minis-ateliers d’appropriation de notre nouvel outil d'animation "Les questions qui ne laissent pas indifférent·e".

Le but de cet outil ? Mieux se connaître soi-même et les autres !

En effet, nous avons souhaité créer un jeu qui permettait de se rencontrer, vraiment et autrement. Pour ce faire, le jeu est composé de 90 questions ainsi que de cartes consignes. Un petit outil parfait pour créer des animations par exemple lors d'ateliers et qui, vous verrez, vous permettra de casser les hiérarchies, et de faire sortir les participant·e·s du cadre habituel.

L'outil d'animation "Les Questions qui ne laissent pas indifférent·e" sera disponible sur place au prix de 15€. Si vous souhaitez réserver un ou plusieurs exemplaires, vous pouvez vous inscrire via le bouton à gauche. <<

Une année d’évaluations…

... une opportunité pour affirmer des étapes et pour en envisager de nouvelles.

Parlons du chemin parcouru ensemble et des prochaines étapes
Cette année, Periferia est impliquée dans plusieurs démarches d’évaluation : d’une part, les actions menées ces dernières années dans le cadre de l’éducation permanente ; et d’autre part, le programme Altoparlante avec ses actions et rencontres en Amérique Latine qui associent aussi des personnes et collectifs de Belgique, France, Allemagne.
Ces moments de bilan sont l’occasion de s’arrêter, de regarder le chemin parcouru, de mettre des mots sur certaines étapes, de souligner des moments-clés, d’identifier des changements plus profonds, d’identifier des graines de transformation soci(ét)ale.
Comme nous l’avions abordé dans plusieurs publications, prendre ce temps est essentiel pour envisager les suites, adopter de nouvelles postures, aborder de nouveaux sujets, tenter de répondre à des situations qui génèrent des blocages.
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Source image : Periferia

L’action associative se dessine en fonction des enjeux et contextes qui évoluent, elle doit donc aussi évoluer pour rester un pilier de défense des droits fondamentaux.
Alors, n’hésitez pas et partagez-nous vos remarques et suggestions.
Avec tous les matériaux collectés, nous formulerons début 2026 nos nouvelles lignes d’action pour l’avenir, non seulement en Belgique via un nouveau programme en éducation permanente, mais aussi dans de nouveaux liens avec l’Amérique Latine et pourquoi pas avec d’autres pays et continents.

Contribuez à ces réflexions en partageant vos retours sur nos actions et productions, ainsi que vos remarques et idées via contact@periferia.be

Si vous faites partie d’une organisation avec laquelle nous avons collaboré directement, vous pouvez aussi utiliser le formulaire suivant : 

Retour sur l’Assemblée Populaire contre les injustices

Les différents collectifs investis dans la dynamique Capacitation depuis 3 ans ont préparé avec la Fondation pour le Logement une grande rencontre le 13 et 14 juin à Grenoble : la première édition de l’Assemblée Populaire contre les Injustices.

Cet évènement de deux jours s’est traduit par une série d’actions portées et animées par des personnes vivant la galère et luttant contre l’exclusion dans leurs quartiers et leurs villes. Ainsi, environ 150 personnes d’une quarantaine de collectifs de France et de Belgique ont occupé l’espace public et ont déambulé dans les rues de Grenoble afin de porter haut et fort leurs récits et visibiliser leurs savoir-faire. L’occasion pour se rassembler et faire mouvement.

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Le vendredi nous avons organisé ensemble une conférence de presse où des porte-parole des collectifs Mon chien, Ma vie (Grenoble), Locataires Ensemble (Grenoble) et le Syndicat des IMMENSES (Bruxelles) ont porté des revendications sur le précarité, le mal-logement, les discriminations et les politiques excluantes.

Découvrez l'appel ci-dessous, en cliquant sur les pages :

Le lendemain, la journée de l’Assemblée a démarré avec une « marche du vide » qui a donné la tonalité de l’Assemblée : ensemble on dénonce la ville qui exclut tout en croisant les combats. La journée s’est poursuivie avec des causeries publiques, des projections-débats, des expositions, ainsi qu’avec une scène ouverte sur la Place St-Bruno. Retrouvez le programme ici.

Et pour refléter/concrétiser/traduire ce qu’on voyait, sentait, ressentait pendant la journée, ensemble nous avons créé un mur des revendications ! sur celui-ci ont été inscrits des mots d’enthousiasme et d’encouragement, mais aussi de colère et d’indignation.

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Un élément significatif de cette première édition a été la participation d’un grand nombre de personnes de Belgique : le Syndicat LUNe et la Concertation St Nicolas de Namur, le DAL de Liège, le DAL de Charleroi, le RWDH, de même que l’Union des Locataires Sociaux (ULS) de Molenbeek et le Syndicat des Immenses de Bruxelles. Pour elles et eux, se rencontrer avec les groupes de France a été très important et très fort, car si une chose caractérise Capacitation, c’est le fait de croiser et construire des pratiques et des liens au-delà des frontières.

Cette Assemblée Populaire contre les Injustices a généré beaucoup d'enthousiasme pour celles et ceux qui l’ont vécue ; elle a aussi permis des apprentissages dont on devra tenir compte pour les éditions à venir et pour la suite de la démarche Capacitation.

Nous continuons de faire vivre cette initiative de manière permanente, en donnant de la visibilité et en créant des espaces d’expression à ce que nous construisons au sein de Capacitation. Toujours avec et jamais sans les personnes concernées.

 

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Source images : Periferia

Syndicat LUNe & Groupe d’Action Logement

Le syndicat LUNe[1] et le Groupe d’Action Logement[2] passent à l’action contre la revente d’un bâtiment de logements du CPAS dans le quartier Saint-Nicolas

[1] Le syndicat des Locataires Uni·e·s Namurois·e·s.

[2] Groupe d’Action Logement de la Concertation du Quartier Saint-Nicolas. La Concertation du quartier regroupe 27 associations et des habitants du quartier.

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Alors que le quartier Saint-Nicolas subit un processus de gentrification, marqué par une augmentation du prix des loyers, l’expulsion silencieuse de ses habitant·e·s les plus précaires et une transformation de son tissu social, le CPAS de Namur a pris la décision de revendre au plus offrant son bâtiment situé au n°8 de la rue Saint-Nicolas. Le syndicat LUNe et les associations locales se sont mobilisés pour réagir face à cette décision.

Ce bâtiment comprenant 7 appartements, un duplex et des bureaux au rez- de-chaussée accueillait des ménages à bas revenus et l’école des devoirs du quartier. Cet immeuble était un outil d’intégration sociale à Saint-Nicolas. La vente par le CPAS sur le marché privé met donc à mal sa mission sociale au profit d’une logique financière[1]. Ainsi, elle contribue à l’éviction d’habitant·e·s des plus fragilisé.es et contribue à la montée des loyers ainsi qu’à la disparition progressive des habitant·e·s d’un quartier populaire et solidaire...

C’est pourquoi le syndicat LUNe s’est joint à l’appel du Groupe d’Action Logement de la concertation de quartier pour soutenir leur demande d’un moratoire sur la vente du bâtiment et l’étude d’alternatives de rachat à finalité sociale. A la suite de l’appel du GA Logement, de nombreuses associations sociales namuroises se sont ralliées à l’action.

 

[1] Cette décision est encouragée par les logiques d’austérité du gouvernement qui pousse les institutions publiques à vendre leur patrimoine pour masquer un sous-financement global de leurs missions…ce qui fragilise également ces institutions publiques.

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L’action : un P’tit Kawa inhabituel

Sous la forme d’un P’tit Kawa[1] spécial, et face à la presse convoquée pour l’occasion, une cinquantaine d’habitant·e·s et allié·e·s à la lutte (dont une dizaine d’associations locales) se sont réuni·e·s devant le dit bâtiment,  afin de témoigner de leur désaccord face à cette décision.

Au total, une cinquantaine d’habitant·e·s et allié·e·s à la lutte (dont une dizaine d’associations locales) se sont retrouvé·e·s devant le bâtiment avec des pancartes colorées et une banderole, préparées par le soin du syndicat LUNe pour témoigner de leur profond désaccord avec cette décision du CPAS et de sa présidence. Sur une banderole on pouvait lire «  Le logement pour les gens, pas pour l’argent », slogan qui reflétait bien leur revendication.

Ils et elles se sont munies de pancartes sur lesquelles on pouvait lire des slogans tels que «  Le logement pour les gens, pas pour l’argent ».

Une logique que les organisations locales dénoncent d’autant plus qu’il s’agit d’un bâtiment appartenant au CPAS, dont la mission première est de garantir l’accès aux droits fondamentaux, dont le droit au logement.

[1] Le rendez-vous-café hebdomadaire organisé depuis 10 ans par des habitant·e·s du quartier pour faire lien et se transmettre les infos de la vie du quartier.

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Jean-Marie, habitant du quartier et membre du syndicat LUNe :

« J’ai l’impression que maintenant, avec le nouveau palais de justice, ils veulent rendre le quartier un peu plus riche et éliminer les gens les plus pauvres. Quand je vois le prix des loyers comme il augmente... Des personnes se retrouvent à la rue ou dans des maisons d’accueil parce qu’ils n’ont pas le choix. Je me sens sans droit par rapport au logement. Quitter le quartier Saint-Nicolas, ça va être dur. Un logement, ce n’est pas juste une pièce pour dormir, c’est un lieu, un quartier où on se sent exister. Ça fait un an que je suis inscrit au Foyer namurois, sans aucune nouvelle. Dans les grandes villes, on essaie de mettre les plus pauvres à l’extérieur. Il y a énormément de gens qui cherchent, et quand je visite un logement, on est plein sur le même. »

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Ce témoignage n’est pas un cas isolé : il reflète la précarité croissante dans un quartier qui devient inaccessible à ceux qui y ont toujours vécu. La vente du n°8 de la Rue Saint-Nicolas vient aggraver une situation déjà critique. Ce processus de gentrification a d’ailleurs été démontré par l’étude de redynamisation du quartier commanditée par l’ancienne majorité communale.

Un retour officiel qui ne satisfait pas

L’action a fait écho dans la presse et a touché les décideur·euse·s de cette vente. La réponse de la présidente du CPAS, dans l’interview de la presse, n’a pas rejoint les attentes des protestataires... La vente du bâtiment est justifiée pour permettre le financements d’autres projets à vocation sociale. En outre, la présidente a déclaré que les projets qui financent la grande précarité ne pouvaient pas être mis en péril pour financer des logements sociaux. Une réponse inaudible pour les habitant·e·s et associations, qui y ont répondu par communiqué de presse, refusant d’adhérer à un discours qui antagonise les personnes précarisées entre elles.. Ils et elles ont sollicité une rencontre avec le CPAS pour trouver une issue positive à ce dossier. Malheureusement, la proposition de rencontre a été refusée. La seule perspective offerte par la présidence est que des organismes/acheteurs à visée sociale intéressés par le bâtiment adressent une offre au CPAS.

La lutte continue

Malgré ces revers, la détermination du syndicat des Locataires Uni·e·s Namurois.es et des d’associations qui veillent à l’accès au logement pour tous·tes dans le quartier reste robuste. Ensemble, il et continue à dénoncer ces injustices et tente de trouver des solutions pour préserver le quartier et ses habitant·e·s.

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Source images : Periferia

Une assemblée populaire contre les injustices les 13 et 14 juin à Grenoble

Depuis plusieurs mois, dans le cadre de la démarche Capacitation, des collectifs de France et de Belgique s’organisent pour fabriquer ensemble un grand moment de rassemblement des luttes et de visibilisation des galères, mais aussi des victoires, de ce qui existe, de celleux qui sont au quotidien engagé·e·s dans des combats pour dénoncer, occuper, faire autrement. Ce moment, ce sera l’assemblée populaire contre les injustices, qui aura lieu à Grenoble les 13 et 14 juin prochain.

Rappelez-vous, on vous en parlait déjà au retour de la plénière d’avril 2024 alors que l’assemblée n’était encore qu’une idée : https://periferia.be/pleniere-capacitation-paris/.

Cette année, l’assemblée se tiendra à Grenoble, dans le quartier Saint-Bruno mais aussi d’autres lieux de Grenoble. Le but ? Se rendre visible dans l’espace public, l’occuper dans la lutte et la joie, construire un mur de revendications, être ensemble dans un rassemblement local pour faire des liens entre nous et montrer la puissance du collectif.

Le programme, la logistique, la mobilisation & la communication autour de cette assemblée sont en construction au quotidien grâce à différents groupes de travail au sein de la démarche capacitation. Comme toujours : on fabrique ensemble, on décide ensemble, on programme ensemble.

Sur place le samedi 14 juin : un mur des revendications, des causeries publiques, une scène ouverte contre les injustices, un plateau-radio, des projections, expos, etc… et tout autre chose.

Plus d’infos ? Voir appel ci-dessous :

1ère assemblée populaire contre les injustices

Grenoble, vendredi 13 et samedi 14 juin 2025
- Texte d’appel -

Nous voulons mettre en lumière nos expériences et nos colères face aux villes qui excluent et à la précarité sous toutes ses formes.

Nous imaginons un mouvement qui s’ancrera dans la durée, à chaque fois dans une ville différente, avec une première Assemblée populaire contre les injustices à Grenoble. 

Nous sommes des personnes de différentes villes de France et de Belgique, vivant la galère, engagées dans des groupes qui luttent au quotidien contre l’ex-clusion. Dans les quartiers, dans les villes, nous portons des récits, des combats et des savoir-faire trop souvent invisibilisés. Nous refusons les discours qui nous étiquettent, nous divisent et nous rabaissent.

Depuis maintenant 2 ans, nous développons avec la Fondation pour le Logement une autre manière de faire visant à mettre les personnes concernées, nous, au centre de tout.

D’où que l’on vienne, on est d’ici. Nous (re)prenons notre place !

Nous voulons nous rencontrer, nous rassembler et faire mouvement. Affirmer que nous sommes capables d’inventer d’autres manières de faire. C’est précisément parce que nous subissons la précarité et les discriminations que nous pouvons faire bouger les lignes !

L’Assemblée populaire investira l’espace public pour parcourir la ville, dénoncer les bâtiments laissés vides, mettre en lumière les initiatives qui font sens. Nous serons là pour soutenir celles et ceux qui s’organisent localement pour se faire entendre et accéder à leurs droits.

Cet événement prendra la forme d’une marche suivie d’un rassemblement sur une place, qui montrerait qui nous sommes, mettrait en voix nos colères mais aussi nos initiatives, nos luttes, nos fiertés et nos raisons d’espérer.

Cette Assemblée existera grâce aux collectifs et aux personnes qui la feront vivre.

Nous espérons que vous pourrez vous joindre à l’aventure !

assemblee.populaire@parlonsengrenoble.org

Action Logement Belgique

Du 29 mars au 6 avril c’était la semaine d’Action Logement : un mouvement qui mobilise partout en Belgique pour le droit au logement.  Periferia y a participé à Bruxelles et à Namur, on vous raconte.

L’Action Logement (anciennement Belgian Housing Action Day) s’est mobilisée dans les grandes villes belges pour la 5ème année consécutive afin de défendre le droit au logement.

Il s’agit d’une « alliance nationale d’associations et de collectifs actifs dans la santé, la lutte contre la pauvreté, le droit à la ville et le droit au logement » qui s’oppose à la marchandisation du logement, à la fatalité du non- et du mal-logement. Elle veut envoyer un signal fort pour rappeler que les injustices de logement sont bien des choix politiques et sociétaux.

Du coté de Periferia c’était l’occasion de soutenir l’appel belge à travers son implication avec les deux collectifs : l’ULS et LUNe, autour du droit au logement.

L’Union des Locataires Sociaux (ULS) de Molenbeek L’ULS, ce sont des locataires de logements sociaux organisé·es pour dénoncer des situations de logement indignes. Au travers d’actions collectives dans l’espace public, de rencontres avec d’autres groupes concernés et de l’interpellation des décideurs (bailleur social et politiques), le groupe milite activement pour comprendre et dénoncer les mécanismes qui empêchent le droit à un logement digne pour tous·tes.

Ainsi, les locataires de l’ULS se sont rendu·es pour la troisième année consécutive à la manifestation d’Action Logement, le dimanche 6 avril à Bruxelles.

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Source image : Periferia

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Pour le groupe, descendre dans la rue pour visibiliser sa propre lutte et au même temps soutenir celle d’autres personnes et collectifs concernés par le mal logement et le non logement, est un acte porteur de sens. Cette action leur a permis d’exprimer leur frustration, de crier leur colère et de manifester l’espoir pour que les choses changent. En rejoignant cet appel à la mobilisation, les membres de l’ULS exercent leur pouvoir citoyen afin de sortir de l’impuissance politique à laquelle iels sont souvent confronté·es dans leur militance.

Pour l’ULS et les autres collectifs présents, cette journée de mobilisation s’est terminée avec des prises de paroles, de la musique et de la joie. Rejoignez-nous pour renforcer le droit au logement pour tou·s·tes, Rendez-vous en 2026 !

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LUNe, c’est le syndicat des Locataires Uni·e·s Namurois·e·s. Ses membres ont profité de ce moment clé de l’Action Logement Belgique pour organiser son lancement officiel lors d’une après-midi conviviale dans le quartier Saint-Nicolas à Namur, le samedi 19 avril.

On vous avait parlé de LUNe dans la dernière newsletter, donc vous savez déjà qu’il s’agit d’un syndicat créé par et pour les locataires de Namur (avec le soutien de propriétaires occupant·e·s), à l’initiative des habitant.e.s du quartier Saint-Nicolas avec le soutien d'associations locales. Il s’est créé en réponse à la crise du logement qui met en péril de nombreu.x.ses locataires en peine à trouver des logements décents à des prix accessibles. Leur objectif est de défendre ensemble les droits des locataires en interpellant directement les responsables sur des situations concrètes. C’est aussi et surtout l’idée de renforcer la solidarité locale et la résistance collective car le logement est bien une question politique !

Donc samedi dernier, c’était l’occasion pour les membres de LUNe de parler de leur cause, de dire comment le syndicat est né et comment il s’organise pour défendre le droit au logement à Namur.

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Dès 15h, iels ont déployé un stand d’info et d’inscriptions pour les futurs membres dans la rue Ponty (une rue qui a été piétonnisée grâce au groupe roulotte, un autre groupe d’action du quartier). Cela leur a permis de s’ouvrir à la ville et de s’agrandir en permettant à de nouveaux membres de les rejoindre. D’ailleurs, si vous aussi vous désirez soutenir le droit au logement à Namur, vous pouvez le faire en suivant leur page ici. De cette manière vous pourrez aussi suivre leurs nouvelles, leurs actions et, on l’espère, leurs victoires. Vous aurez même bientôt l’occasion de vous inscrire en ligne tant que membre (alli·é·e ou acti·f·ve).

Ensuite, en début d’après-midi, le film « Révolution urbaine » réalisé par des habitant·e·s du quartier a été projeté dans le local de quartier où se tiennent les réunions bimensuelles de LUNe. Le documentaire aborde les enjeux de gentrification du quartier.

Vers 16h Jean-Louis, un membre de LUNe a pris la parole, devant la presse pour présenter LUNe officiellement :

« Trop souvent nous nous sentons seuls face aux problèmes de logement : loyers trop élevés, logements en mauvais état, manque de respect ou de dialogue avec les propriétaires. Être ici, c’est dire que ça suffit. C’est un acte de solidarité et d’engagement ».

Un moment collectif émouvant et impactant pour les membres et les participant·e·s au lancement.

Avec le soutien du petit Kawa, un bar a été mis à disposition de l’événement en parallèle des activités afin de soutenir LUNe financièrement. En fin de journée, le Rassemblement Wallon du Droit à l’Habitat (RWDH) a pris part à l’événement en facilitant une assemblée populaire sur le droit au logement à Namur où une vingtaine de personnes (habitant·e·s, membres d’associations et de collectifs) ont pris place autour de la table.

Le lancement de LUNe s’est révélé être un joyeux succès. Rassemblant une cinquantaine de personnes dans une ambiance conviviale et engagée sous le soleil namurois pour réclamer une ville plus juste.

« On ne demande pas la lune, juste un logement décent et abordable pour tou·s·tes à Namur ».
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Source images : LUNe

L’accueil du bas à Magdala

Le livret "L'accueil du bas à Magdala" est le fruit d'une collaboration d'une année avec l'association lilloise, Magdala. L'accueil de jour à Magdala, c'est avant tout un espace géré par et pour les personnes en situation de grande précarité.

C'est à travers le récit collectif de Danièle, Juliet, Mathias et bien d'autres, que nous découvrons de quelle manière a été mis en place l'accueil de jour chez Magdala à la suite de l'arrivée du COVID qui a bouleversé toute l'organisation du centre.

En plus des témoignages, viennent s'ajouter les flamboyantes aquarelles de Kat Dems qui ont fait l'objet d'une exposition au centre d'accueil. L'illustratrice a travaillé à partir des récits des narrateur·ice·s afin de raconter l'histoire du centre de jour auto-géré.

 

Source image : Periferia

La force inspiratrice de Yves

Chers amis, chères amies de Periferia,

Nous souhaitons partager un moment avec celles et ceux qui le souhaitent pour rendre hommage à notre ami Yves et à celui qui nous a transmis tellement de choses.
Pour ce moment d’échanges, nous nous associons à l’équipe du CLTB qui nous accueillera dans ses nouveaux locaux :

    • Le jeudi 20 février de 18h à 20h
    • Rue du Poinçon 53 à 1000 Bruxelles

Nous vous invitons à amener des photos, des souvenirs, des inspirations. Et si vous ne pouvez pas être présent·e, n'hésitez pas à nous faire parvenir un message, une photo...

Les personnes souhaitant une notification par courriel quelques jours avant peuvent remplir ce formulaire en ligne :

Ce dimanche 12 janvier 2025, Yves Cabannes nous a quittés de manière très subite. Nous laissant avec beaucoup de tristesse, mais aussi tant de souvenirs… et surtout une incroyable dose d’énergie pour faire changer le monde.

Avec Yves, nous avons parcouru un long chemin depuis la fin des années 80. D’abord, au sein d’Habitat et Développement à l’Université de Louvain-la-Neuve.

Puis, pendant 6 passionnantes années à Fortaleza où, ensemble, nous avons animé d’incroyables projets comme l’exprime cette affiche qui nous accompagne : « En apprenant, en produisant, en construisant… des quartiers, une ville, des COMMUNAUTÉS ».

Fin des années 90, au sein de l’ong brésilienne CEARAH-Periferia, Yves lance l’idée de créer une organisation en Europe. Avec Eliana et Yves, nous la mettons en place en 1998 et c’est le début de Periferia avec, à ce moment, l’idée de s’inspirer des expériences brésiliennes pour agir en Europe.

Une aventure qui n’a jamais cessé… grâce aux nombreuses personnes passées par l’équipe et l’association… et grâce à l’audace et au soutien infatigable de Yves.

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Source image : Periferia

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Source image : Periferia

En 2013, nous fêtions les 15 ans de l’association, l’occasion de retracer ce chemin et rappeler avec Yves nos fondamentaux depuis les expériences au Brésil : le choix des périphéries, travailler avec les plus pauvres et opprimé·es, penser des « morceaux de ville », bâtir une participation multi-acteurs et pluri-citoyenne ; prendre soin des espaces publics, construire des savoirs populaires.

Avec Yves, le chemin de Periferia a aussi été jalonné par des engagements très forts autour des budgets participatifs, des community land trusts, de l’évaluation, de l’analyse de la non-participation, etc… Et toujours avec cette volonté clairement affirmée : « Nada sin nosotros – Rien sans nous ! ».

Récemment, nous avons réalisé des podcasts autour de grandes étapes de Periferia. Avec Yves et Eliana, nous avons échangé sur les racines de l’association à Bruxelles, en expliquant d'où l'idée est venue, pourquoi Bruxelles, et surtout, les intuitions qui continuent d'influencer nos manières d'être et de faire.

De nombreuses pages d’histoire partagée se tournent… mais ses convictions, son énergie et son audace continuent de nous inspirer. Et nous sommes nombreux·ses à nous rappeler de tant de moments passés ensemble à construire un autre monde…

Merci à toi, Yves, l’ami d’abord, le complice, mais aussi le provocateur et l’ouvreur de possibles…

Patrick et toutes les personnes qui ont fait et font partie de l’aventure Periferia.