Guide to gender mainstreaming in participatory processes

La publication présentée ici est en anglais. Voici un résumé en français.

"Les orientations pratiques de ce guide visent à fournir aux techniciens de la participation citoyenne des ressources qui leur permettront de concevoir des processus équitables et de respecter ainsi le mandat de démocratie égalitaire de la loi 17/2015 (en Catalogne), du 21 juillet, sur l'égalité effective entre les femmes et les hommes, en offrant des outils pour inclure l'intégration du genre dans les différents aspects de la participation citoyenne.

L'introduction de la perspective de genre dans les processus participatifs doit être considérée comme un processus de changement dans les relations de pouvoir et d'influence sur les politiques publiques, et doit mettre en évidence les caractéristiques spécifiques des femmes et identifier les mécanismes qui génèrent des inégalités.

La participation citoyenne, qui vise à la transformation sociale, pourrait avoir des effets négatifs si elle ne renforce pas le pouvoir des femmes et des personnes dont le sexe n'est pas normatif. Ainsi, la justification démocratique de la prise en compte des points de vue des femmes et de l'écoute de leurs connaissances et de leurs besoins spécifiques est double :

  • Procédurale, puisque dans une démocratie de qualité, tous les citoyens devraient pouvoir influencer les décisions dans la même mesure.
  • Orientée vers les résultats, car les politiques publiques démocratiques ont pour mission d'améliorer et d'égaliser les conditions de vie de tous sans exception, en particulier des femmes, qui représentent plus de la moitié de la population.

Cependant, il ne s'agit pas de formules strictes à appliquer mécaniquement, il faut les contextualiser et les appliquer de manière créative, en fonction du domaine, des secteurs sociaux concernés ou des circonstances communautaires, et en tenant compte des principaux domaines d'inégalité qui interagissent avec le genre, tels que la classe sociale, l'origine, l'âge, l'identité et l'expression de genre ou l'orientation sexuelle.

Le guide se compose de deux parties, qui traitent des aspects suivants

1. Les concepts de base, tels que les processus participatifs, les inégalités de genre et l'intersectionnalité, afin de s'assurer que tout le monde comprend la même chose lorsqu'il utilise ces termes.

2. Les éléments nécessaires pour parvenir à des processus participatifs plus justes et plus équitables qui servent d'outil pour promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes et le respect de la diversité dans les politiques publiques".

Pour télécharger le document, cliquez sur l'image.

Éducation populaire et community organizing : quelles différences et complémentarité ?

En mars 2020, nous invitions Adeline de Lepinay à venir présenter son livre « Organisons-nous ! Manuel critique » (Edition Hors d’Atteinte, 2019) et animer un atelier de réflexion pour explorer les enjeux autour de l’éducation populaire et du community organizing. Rencontrant un franc succès, ce deux moments ont permis d’aborder une série de questions et enjeux que nous détaillons ici avec l’envie de proposer des clés d’analyse et de compréhension pour nous aider à mieux identifier les leviers d’action que l’on peut mettre en place lorsqu’on souhaite agir contre les injustices.

Travailleuse sociale, formatrice, militante syndicale et politique, Adeline de Lepinay a notamment eu l’occasion de participer à la création de l’Alliance Citoyenne à Aubervilliers, une organisation qui rassemble plusieurs centaines de citoyen·ne·s autour de campagnes de mobilisation et d’actions visant des problématiques telles que le mal-logement, les droits civiques pour les femmes musulmanes, l’accès à l’eau comme bien commun…

Atelier avec Adeline de Lepinay
Atelier avec Adeline de Lepinay

Community organizing et éducation populaire : quelles différences ?

Cette organisation s’appuie sur des méthodes d’organisation assez rigoureuses et structurées que l’on nomme « community organizing » et que nous avons déjà eu l’occasion de présenter par le passé – voir publications et base de données / mettre lien. L’expression n’a pas vraiment d’équivalent en français mais on pourrait la traduire en Belgique par « organisation communautaire ». La particularité de cette approche réside dans son côté très pragmatique et orienté vers les résultats concrets et rapides, mais également la création de rapports de force avec les personnes qui détiennent le pouvoir pour les obliger à concéder et à négocier. Pour ce faire, il est nécessaire de réunir le grand nombre de personnes concernées par une même problématique en mettant en place des campagnes de mobilisation massive à travers du porte à porte notamment.

Il s’agit donc de viser des petites « victoires » plutôt que d’attendre le grand « soir », dans l’espoir que les petites victoires finiront pas devenir grandes…

L’éducation populaire cherche quant à elle à travailler notre compréhension du monde et notre capacité à avoir prise sur celui-ci en vue de le transformer.

D’emblée, il faut préciser que chacune de ses deux approches est elle-même traversée par différents mouvements et ne peuvent se résumer facilement. Elles-mêmes vont puiser leurs racines dans d’autres mouvements tels que le syndicalisme, l’action communautaire, les mouvements de désobéissance civile ou l’action non-violente.

L’horizon de transformation sociale est bien commun mais les manières d’y arriver diffèrent et nous amènent à nous demander dans quelle mesure ces deux approches peuvent-elles cohabiter dans un même processus.

« Pour cela, l’éducation populaire nous invite à travailler à partir de nos situations pour les analyser, les comprendre, agir pour les transformer. L’objectif étant de transformer la société, les démarches d’éducation populaire ne sauraient être neutres. »

Une nécessité de s’organiser ET d’analyser

Nombreux.ses sont les personnes impliquées dans des collectifs et association à s’interroger sur les processus et stratégies à mettre en place pour arriver à une réelle transformation sociale. Si la volonté de changement est bien présente, beaucoup de personnes se questionnent sur les voies à prendre lorsqu’il s’agit de s’engager concrètement. Les manières d’y arriver et de s’organiser diffèrent et divergent parfois. Or, «« La » transformation sociale ne saurait advenir du jour au lendemain, en une fois, lors d’un grand soir ouvrant sur des lendemains qui chantent. Elle ne pourra résulter que d’une action constante d’éducation, d’organisation, d’agitation, de résistances, de luttes et de solutions alternatives : une action qui n’est pas spontanée et dont nous devons nous donner les moyens, d’autant plus que les forces adverses sont, elles, organisées et puissantes. » écrit Adeline de Lepinay. Sans pour autant rejeter le côté spontanée de certaines luttes qui naissent sans qu’il y ait une coordination préalable (Gilets jaunes, révolution arabe…), le postulat de départ est  bien que transformation dit organisation et coordination. Ce passage  illustre bien  aussi la nécessité de ne pas s’enfermer dans une vision ni de chercher à affirmer qu’une « stratégie » ou approche est meilleure qu’une autre. Cependant, il existe des tensions qui peuvent apparaitre, notamment entre une vision qui s’appuie davantage sur le processus (éducation populaire) et une autre sur les résultats (community organizing).  Entre recherche de résultats et nécessité de prendre le temps pour construire des mouvements inclusifs, durables et égalitaire, il n’est pas toujours évident de trouver le juste milieu.

« La » transformation sociale ne saurait advenir du jour au lendemain, en une fois, lors d’un grand soir ouvrant sur des lendemains qui chantent. Elle ne pourra résulter que d’une action constante d’éducation, d’organisation, d’agitation, de résistances, de luttes et de solutions alternatives : une action qui n’est pas spontanée et dont nous devons nous donner les moyens, d’autant plus que les forces adverses sont, elles, organisées et puissantes. »

A la recherche de l’efficacité à tout prix ?

Une des critiques qui est faite par Adeline de Lepinay au « community organizing » réside justement dans sa recherche d’efficacité maximum et d’optimalisation des moyens : une recherche de rentabilité au détriment du reste ? Il ne nous revient pas de trancher mais de pointer ici un élément qu’il nous semble important à prendre en compte : là où l’éducation est d’abord et avant tout centrée sur le processus, la recherche de résultats peut amener à mettre de côté des questions qui viennent ralentir le rythme : on pense ici notamment à tout ce qui touche aux questions d’inclusion, de dynamique de groupe ou encore de temps consacrés à l’évaluation.

« Chercher une réelle efficacité nécessite donc de prendre le temps de l’analyse, de définir notre boussole politique, de travailler les contradictions : c’est le temps de notre éducation populaire. Si l’on s’inscrit dans la rationalité du capitalisme et du néolibéralisme, on reproduit leurs vices, on se concentre sur des objectifs et des indicateurs de court terme, on inverse nos objectifs et nos moyens, on oublie la finalité de notre action. À l’inverse, en restant braqué·es sur une radicalité et une pureté sans faille, on se condamne à ne pas agir dans la complexité et à être impuissant·es à transformer les choses au-delà de nous-mêmes. »

Ce passage extrait d’un article de la revue Contretemps consacré au livre évoque assez justement la nécessité de trouver un équilibre entre « réfléchir » et « agir ». La recherche d’efficacité se ferait-elle nécessairement au détriment de démarches plus réflexives ? Pas sûr, mais cela ne va pas de soi. Peut-être qu’il faut pouvoir aussi reconsidérer ce qu’on met derrière l’efficacité – sans lui faire de procès d’intention ou lui donner trop de vertu – en nommant ce que cela signife concrètement. On sortira alors peut-être  de l’opposition stérile entre réflexion et action pour les voir comme les deux faces d’une même pièce où l’efficacité serait justement cette capacité à mener les deux de front.

« Être radical·e n’est pas foncer dans le tas sans se préoccuper des conséquences, mais être capable d’affronter la complexité, d’agir et d’avancer dans le réel tout en restant cohérent·e avec ses valeurs. »

Pour aller plus loin :https://www.contretemps.eu/organisation-transformation-sociale/#_ftn2

 

 

Des petites victoires qui ne changent pas le système ?

Derrière cette recherche d’efficacité, on retrouve aussi une vision pragmatique : « Dans la quête de l’efficacité, il est commun de faire appel à ce qu’on appelle le «pragmatisme». Celui-ci consiste à viser une efficacité ancrée dans le réel : à court terme, circonstanciée, mais qui, si on se réfère au sens philosophique du mot, intègre une certaine continuité entre les fins et les moyens, donc une certaine cohérence entre court et long termes. On a tendance à assimiler le pragmatisme à un rejet des grands discours, donc, bien souvent, à un refus de prendre le temps de la discussion. Pourtant, elle seule permet de développer une analyse et une vision. [1]»

La rationalisation est-elle forcément le synonyme d’une perte de sens dans nos pratiques ? Pour Adeline de Lepinay, certaines organisations ont laissé de côté leur éthique au détriment d’une recherche de résultats à court terme et de l’utilisation de moyens critiquables (alliance avec d’autres organisations qui ont des valeurs contraires, techniques qui s’apparentent à de la manipulation…). Mais il serait trop simpliste de résumer les choses telles quelles. La question qui se pose est de savoir où situer son horizon de transformation pour pouvoir être à la fois dans quelque chose de réaliste (et donc réalisable dans un temps pas trop long) et « révolutionnaire », en proposant une vision à plus long terme. Sans cet horizon plus lointain, il est fort probable que les actions menées sur le court et moyen terme perdent de leur sens et ne fassent que renforcer un système que l'on combat.

« C’est là le principe de la « double-besogne » décrite dans la charte d’Amiens, qui nous invite à concevoir toute action et toute lutte sur deux temporalités : celle des revendications immédiates pour l’amélioration d’un quotidien difficile, fait d’oppressions et d’exploitations concrètes, et celle de la construction de la possibilité d’une transformation d’en- semble de la société et de la sortie du capitalisme. Nos actions et nos luttes particulières doivent nous inviter à imaginer et à inventer ce qui pourrait exister au-delà d’elles, à produire des idées nouvelles, à porter des ambitions émancipatrices. Tout en agissant et en luttant pour des transformations dans la société, c’est bien une transformation de la société qu’il s’agit de viser. Rester connecté·es à notre finalité, cela implique d’accepter de tâtonner, d’adapter en permanence nos actions en fonction des effets qu’elles produisent, d’agir tout en ayant conscience des limites de notre action. »

[1] ttps://www.contretemps.eu/organisation-transformation-sociale/#_ftn2

Dans, avec, contre et hors du pouvoir

Penser la complexité, ne veut pas dire développer une pensée complexe. Dans ce sens, Adeline de Lepinay nous donner des clés pour mieux saisir ce qui se joue et pouvoir développer une action qui fasse sens. Lors de l’atelier, nous avons pu expérimenter quelques outils concrets qui sont d’une aide précieuse pour à la fois penser et agir nos actions de transformation. Un de ceux-là, consiste en une boussole pour penser notre relation au pouvoir. Il est composé de 4 portes d’entrées :

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              • DANS le pouvoir : agir depuis l’intérieur du système
                – Résistance et subversion
                – Depuis le pouvoir d’Etat
                – L’offre institutionnelle de démocratie participative
              • AVEC le pouvoir : créer un rapport de force pour négocier et obtenir des réformes
                – Créer le rapport de force
                – Revendications et négociation
                – Et après la négociation ?
              • CONTRE le pouvoir : refuser de négocier
                – Rêver à plus grand que ça : la puissance des luttes sans revendications
                – Violence et diversité des tactiques
              • HORS du pouvoir : ne pas attendre le changement pour changer
                – Expérimenter, transformer, préfigurer
                – Compenser et construire des solidarités directes

Cette boussole a particulièrement retenu l’attention des participant.es dans ce sens qu’elle permet encore une fois de ne pas opposer les statégies mais de les penser de façon complémentaire. A l’heure où on nous demande souvent de choisir « son camp », il est intéressant de voir que chaque position a son avantage et ses limites et que ce n’est qu’en pensant et en agissant de façon intégrée que nous pourrons réellement forcer un changement.

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Un autre outil très concrets consiste à établir une cartographie des acteurs et actrices en lien avec une problématique en identifiant si il.elle.s sont davantage des allié·e·s ou des opposant·e·s à notre cause et savoir de quels pouvoirs ils.elles disposent. (voir image). La question du pouvoir est souvent négligée ou peu abordée. C’est une notion qui fait peur et dont nous préférons ne pas nous saisir. Or, nous savons que les rapports de force existent en permanence et qu’ils doivent pouvoir être pensés en tant que tels si on veut pouvoir les utiliser avec nous plutôt que contre nous. Et les déconstruire.

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Ressources pour aller plus loin

 

LIVRE / Organisons-nous ! Manuel critique

Croisant des démarches à visée émancipatrice de l'éducation populaire et des stratégies venues des États-Unis « d'organizing », le livre Organisons-nous ! Manuel critique (Edition Hors d’Atteinte, 2019) d’Adeline de Lepinay veut contribuer aux réflexions militantes qui cherchent à agir concrètement contre les injustices.

 

VIDEO / Conférence ” Organisons-nous ! Manuel critique “

Vidéo de la conférence organisée le 5 mars 2020 au DK à Saint-Gilles (Bruxelles, Belgique) avec Adeline de Lépinay autour de son livre.

VIDEO / Éducation populaire et Community Organizing - Entretien avec Adeline de Lépinay

L'interview d'Adeline de Lépinay dans nos bureaux.

ARTICLES /

 

BASE DE DONNEES / COMMUNITY ORGANIZING

Education populaire et community organizing

Comment l'éducation populaire et le community organizing peuvent-ils nous aider à repenser les bases de l'organisation collective? 

C'est la question que nous avons souhaité aborder

Le community organizing - ou organisation communautaire - est une approche qui privilégie la recherche de résultats concrets et rapides, en visant des petites « victoires » dans l'objectif de construire des organisation réunissant le plus grand nombre de personnes concernées par une même problématique.

L’éducation populaire cherche, quant à elle, davantage à travailler notre compréhension du monde et notre capacité à avoir prise sur celui-ci en vue de le transformer. Comment ces deux approches peuvent-elles cohabiter ? La recherche d’efficacité se ferait-elle nécessairement au détriment de démarches plus réflexives ? Comment développer notre pouvoir, indispensable pour établir un rapport de force favorable, sans valider la légitimité de celles et ceux qui utilisent le leur pour exploiter et opprimer ? La rationalisation est-elle forcément le synonyme d’une perte de sens dans nos pratiques ?

LIVRE / Organisons-nous ! Manuel critique

Croisant des démarches à visée émancipatrice de l'éducation populaire et des stratégies venues des États-Unis « d'organizing », le livre Organisons-nous ! Manuel critique (Edition Hors d’Atteinte, 2019) d’Adeline de Lepinay veut contribuer aux réflexions militantes qui cherchent à agir concrètement contre les injustices.

VIDEO / Conférence ” Organisons-nous ! Manuel critique “

Vidéo de la conférence organisée le 5 mars 2020 au DK à Saint-Gilles (Bruxelles, Belgique) avec Adeline de Lépinay autour de son livre.

 

VIDEO / Éducation populaire et Community Organizing - Entretien avec Adeline de Lépinay

Interview d'Adeline de Lépinay.

5&6 mars – Rencontre + atelier pratique autour du livre « Organisons-nous! »

Rencontre-débat autour du livre « Organisons nous ! Manuel critique »

En présence de l’auteure, Adeline de Lépinay

Jeudi 5 mars de 18h30 à 21h30

Au « DK », rue du Danemark, 70b  à 1060 Saint-Gilles

GRATUIT - SANS INSCRIPTION

 

Croisant des démarches à visée émancipatrice de l'éducation populaire et des stratégies venues des États-Unis « d'organizing », le livre Organisons-nous ! Manuel critique (Edition Hors d’Atteinte, 2019) d’Adeline de Lepinay veut contribuer aux réflexions militantes qui cherchent à agir concrètement contre les injustices.

Comment l'éducation populaire et le community organizing peuvent-ils nous aider à repenser les bases de l'organisation collective? 

Mouvements féministes, antiracistes ou anticapitalistes, syndicats, associations actives dans le domaine de l’éducation permanente ou de la cohésion sociale… Si la volonté de transformation sociale et d’émancipation des personnes est bien présente, les manières d’y arriver et de s’organiser divergent parfois. Le community organizing privilégie la recherche de résultats concrets et rapides, en visant des petites « victoires » plutôt que le grand « soir ». L’éducation populaire cherche quant à elle à travailler notre compréhension du monde et notre capacité à avoir prise sur celui-ci en vue de le transformer. Comment ces deux approches peuvent-elles cohabiter ? La recherche d’efficacité se ferait-elle nécessairement au détriment de démarches plus réflexives ? Comment développer notre pouvoir, indispensable pour établir un rapport de force favorable, sans valider la légitimité de celles et ceux qui utilisent le leur pour exploiter et opprimer ? La rationalisation est-elle forcément le synonyme d’une perte de sens dans nos pratiques ?

Quelques mots sur l'auteure

Artisane des dynamiques collectives, Adeline de Lepinay s’est forgée une solide expérience dans les domaines de l’éducation populaire et du community organizing, notamment au sein de l’Alliance Citoyenne d’Aubervilliers (France) où elle a travaillé durant 2 ans. C’est à partir de ce point de vue qu’elle nous proposera une grille de lecture inédite, en comparant les différences et les complémentarités entre ces deux approches afin de réinterroger les bases de l’organisation collective. S’intéressant notamment aux mouvements sociaux récents, elle propose des pistes de réflexion et d’action concrètes pour tâcher d’être à la fois efficaces, démocratiques et solidaires.

Découvrez son blog : http://www.education-populaire.fr/

Informations pratiques

  • Ouverture des portes à partir de 18h00
  • Des livres seront disponibles à la vente.
  • Bar ouvert avant et après pour continuer à échanger après...

 


Atelier d’échanges de pratiques avec Adeline de Lepinay

Vendredi 6 mars de 9h30 à 16h30

Au DK, rue du Danemark, 70 b, 1060 BXL

P.A.F : Participation consciente

Inscription obligatoire pour cette journée d’atelier via le formulaire en ligne (cliquez sur le lien)

! Nombre de places limité à 20 personnes ! 

Si vous venez en tant que travailleur·se·s, merci de limiter le nombre de participant par association à une personne.

 

Après un bref retour sur les discussions de la veille, Adeline de Lépinay nous proposera d’approfondir quelques chapitres de son livre afin de nous interroger sur nos propres pratiques en tant que citoyen·ne engagé·e, travailleur·euse social·e, activiste… Comment nommer et situer nos pratiques ? Quels outils peut-on mobiliser au quotidien pour favoriser à la fois un travail d’organisation collective et d’émancipation ?

Contacts et renseignements :

  • Arnaud Bilande / M. : arnaud@periferia.be - T. : 02/544 07 93
  • Matthieu Tihon / M. : tihon@febul.be

 


La soirée et l’atelier sont organisés par la FEBUL, Periferia et les Actrices et Acteurs des Temps présents avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

De la colère à l’action collective… Expérimenter le community organizing

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Mobilisation de l'Alliance Citoyenne à Paris

Suite à l’organisation d’une formation de deux jours autour du Community Organizing avec Alliance Citoyenne (Grenoble, France) organisée à Bruxelles en octobre 2017, Periferia a souhaité continuer la dynamique en mettant sur pied un groupe de réflexion avec l'objectif de voir s’il était possible – et souhaitable -  de mettre en place une telle démarche en région de Bruxelles-Capitale.

De quoi parle-t-on?

Souvent comparé à un “syndicalisme tout terrain” - c’est-à-dire dans tous les domaines et pas seulement celui du travail - le community organizing « cherche à mobiliser un public large et diversifié pour obtenir des changements sur des enjeux tels que le logement, les salaires, l’emploi, la sécurité ou l’exclusion politique » (Talpin, Balazard). Cette méthode, expérimentée puis consolidée à partir des années 1930 aux États-Unis par Saul Alinsky, permet aux citoyens de s’organiser pour construire collectivement des revendications, interpeller les institutions responsables, et ainsi obtenir des améliorations concrètes de leurs situations.

Le Community Organizing, venu des pays anglo-saxons nous inspire, notamment, par sa méthode de mobilisation englobant un grand nombre de personnes d'horizons très différents. Cette approche a fait ses preuves également dans sa capacité à renverser les rapports de force en faveur des personnes victimes d’injustice.

Un groupe pour se former et expérimenter

Ce groupe est ouvert à toutes les personnes qui souhaitent approfondir les méthodes du community organizing. Il regroupe actuellement des travailleurs d'association dont Le Méridien, La Rue, la Maison de quartier Bonnevie, Habitat et Rénovation, Periferia, Bruxelles Laïque, les Plans de Cohésion Social  deMolenbeek et Etterbeek, Cracs-CBAI ainsi que des citoyens intéressés. Le groupe se veut ouvert à toutes et celles et ceux qui s'intéressent à la thématique du community organizing. 

Retour sur la semaine consacrée aux méthodes du community organizing fin octobre 2019

 Quatre jours de formation, deux débats et une projection de film, cette semaine bien chargée fut l’occasion d’approfondir ces méthodes tout en apportant aussi un regard critique.

  • Pouvoir d’agir et Community Organizing : retour sur un débat mouvementé

Le 21 octobre dernier, Wade Rathke (ACORN International), Adrien Roux (Alliance Citoyenne), Nicolas Marion (philosophe, Action et Recherches Culturelles) et Claire Scohier (Inter-environnement Bruxelles) ont débattu de la pertinence des méthodes du community organizing pour renforcer le pouvoir d’agir. Un débat qui a suscité de riches échanges et permis de questionner la pertinence du « modèle ACORN » pour repenser une société plus égalitaire.

Retrouvez l’intégralité du débat co-animé par Periferia et Bruxelles Laïque :

  • De nouvelles méthodes pour inspirer l’engagement syndical en Belgique ?

A l’heure où, les organisations syndicales ont de plus en plus de mal à mobiliser les citoyens, repenser l’engagement syndical est essentiel. Ce débat organisé par le CSC Bruxelles-Hal-Vilvoorde, l’asbl FEC et Periferia a tenu toutes ses promesses. Le community organizing, que l’on définit comme un « syndicat tout-terrain », a en effet largement inspiré les personnes présentes en apportant des exemples concrets d’organisation de travailleurs non syndiqués, d’action directe et la construction d’un rapport de force favorable aux citoyens. En s’appuyant sur un travail de terrain (porte-à-porte, mobilisation sur les lieux de travail, …), les méthodes de ReAct et ACORN permettent de remporter des petites victoires et donc de mobiliser plus largement.

débat syndicats
  • Une formation de 4 jours avant d’expérimenter en 2019 ?

Fin octobre, Periferia a organisé 4 jours de formation autour du community organizing à destination de travailleurs sociaux. Les deux premiers jours d’initiation étaient consacrés à la découverte des méthodes de l’Alliance Citoyenne et de son fonctionnement en interne. Adrien Roux, initiateur de l’organisation à Grenoble animait la formation, oscillant entre jeux de rôle et récits d’expériences. Wade Rathke est aussi intervenu, présentant la manière de lancer une campagne et évoquant son expérience de mobilisation citoyenne aux Etats-Unis. Ce fut l’occasion d’aborder différents aspects de la méthode ACORN : porte-à-porte, lancement d’une campagne, techniques de négociation, actions collectives, mais aussi de porter un regard critique sur cette méthodologie. Les deux autres jours étaient consacrés à un workshop d’approfondissement qui a réuni des personnes déjà familières avec ces méthodes. Les participant.e.s, sont parti.e.s de leur expérience de terrain pour échanger sur la manière de mettre en place ces méthodes dans le contexte belge.

formation oct 2018

Suite à cette formation, plusieurs participants ont réaffirmé leur envie de pouvoir expérimenter les méthodes de community organizing… C’est le cas de Periferia qui, en 2019, a décidé de s’en inspirer sur le terrain, de développer une base de données et de continuer à suivre la dynamique du groupe community organizing à Bruxelles. D’autres évènements sont à venir, restez attentifs : plus d’informations sur notre site internet et notre page Facebook.

  • Publication "De la colère à l'action collective"

Mobiliser des habitants autour de problématiques qui les touchent, encourager le "pouvoir d'agir" et les actions collectives, se mettre en capacité de négociation pour agir sur les décisions, créer du rapport de force pour lutter contre les injustices... Voilà des enjeux auxquels de nombreux travailleurs sociaux et citoyens sont confrontés quotidiennement. Cette publication aborde ces différentes questions par le biais de réflexions de travailleurs sociaux à la suite de leur rencontre avec le community organizing. Nous nous intéressons particulièrement à comment cette approche les a aidée dans leur action locale.

Téléchargez la publication gratuitement (disponible en version papier sur demande).

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  • Vidéo "Combattre les injustices par le pouvoir d'agir" : les principes de l'organisation des citoyen·ne·s

Dans le prolongement de la publication, une vidéo a été conçue pour faire le focus sur les principes de l'organisation des citoyen·ne·s.

Cliquez ici pour visionner la vidéo

  • Projection en 2019

Thibault Coeckelbergs du GSARA a suivi trois travailleurs du milieu associatif bruxellois qui ont participé à la formation sur le Community Organizing organisée en octobre 2017. Ces portraits nous permettent de mieux comprendre les questions qui traversent l'action sociale. Plus d'infos à suivre...

 

 

Vous êtes intéressé.e.s par notre actualité autour du community organizing ? N'hésitez pas à nous contacter via contact@periferia.be

 

 

Article – L’organisation communautaire : une nouvelle approche du travail social ?

Par Yves Jouffe- Mouvements, 2016

Une expérience d’organisation communautaire a vu le jour en janvier 2014 dans les quartiers rennais : Si on s’alliait ?(SOSA). Cinq organisatrices et organisateurs s’y inspirent de la démarche de l’Alliance citoyenne de Grenoble. Deux d’entre elles décrivent ici quelques ficelles du métier d’organisateur. Des affinités mais aussi des tensions existent entre community organizing, éducation populaire et un travail social jugé trop paternaliste. Les formes de mobilisation expérimentées à Rennes par SOSA, aussi éprouvantes soient-elles, apparaissent comme de réels vecteurs de transformation sociale.

Disponible en ligne sur le site du CAIRN pour 3 euros en cliquant ici 

Article – Community organizing : généalogie, modèles et circulation d’une pratique émancipatrice

Par Julien Talpin, Hélène Balazard- Mouvements, 2016

Le community organizingcherche à mobiliser un public large et diversifié pour obtenir des changements sur des enjeux tels le logement, les salaires, l’emploi, la sécurité ou l’exclusion politique. En France, comme dans de nombreux pays, on observe un intérêt grandissant pour cette forme d’organisation de la société civile. Cet attrait se traduit notamment par une grande diversité de démarches se référant plus ou moins directement au community organizing. Cet article propose un panorama et une grille de lecture de ces différentes pratiques. Il revient sur la généalogie, les différents modèles et les enjeux de la diffusion de cette approche visant l’émancipation des classes populaires.

Disponible en cliquant ici (CAIRN, 3 euros en ligne) 

Article – Alinsky for the left, the politics of community Organizing

Par Mike Miller- Dissent, 2010

En anglais

Pendant soixante-dix ans, la « gauche » disparate soutenait, rabaissait, glorifiait, ignorait ou attaquait Saul Alinsky et sa tradition d’organisation communautaire. Aujourd’hui, il devrait s’engager dans l’organisation communautaire, y participer et jouer le rôle que les organisateurs de gauche non sectaires jouent dans le mouvement syndical, en soutenant une plus grande égalité sociale et économique, un secteur public viable dans l’économie, une extension significative du filet de sécurité sociale, l’éclatement du pouvoir d’entreprise concentré, la propriété ouvrière, les coopératives, les coopératives de crédit, la pleine liberté civile et une discussion ouverte, une plus grande participation démocratique, et une plus grande démocratie politique dans le pays.

Disponible en ligne en cliquant ici 

Article – Expériences de community organizing en France

Par Marion Carrel, Adeline de Lépinay- Mouvements, 2016

Le community organizing est une source d’inspiration pour certain.es militant.es. En amont de la table ronde de ce numéro, et à partir de courts entretiens réalisés avec ses participant.es, nous esquissons ici le portrait de trois organisations françaises qui s’inspirent de cette tradition : l’Alliance Citoyenne de Grenoble, Zonzon 93 et Studio Praxis.

Article disponible en ligne sur le site du CAIRN (3 euros), disponible en cliquant ici

Article – Construire le contre-pouvoir

Par Yves Jouffe, traduit par Hélène Balazard, Vincent Bourdeauet Yves Jouffe– Mouvements, 2016

De 1970 jusqu’à la fin des années 2000, Wade Rathke a dirigé ACORN (Association of Community Organizations for Reform Now), la plus importante fédération de community organizingdes États-Unis. Cette organisation comptait près de 500 000 membres issus de plus d’un millier de quartiers déshérités. Elle a été un important vecteur de changement social dans les domaines du logement social, de la régulation des activités bancaires ou de l’augmentation du salaire minimum. Wade Rathke a développé un modèle original de contre-pouvoir, en organisant les habitant.es des quartiers pauvres et non pas leurs organisations existantes comme le faisait Saul Alinsky. ACORN a su s’étendre en une fédération états-unienne qui mettait au service de chaque groupe local des organisateur.rices professionnel.les. Si celle-ci s’est fragmentée en 2010, ACORN International rassemble maintenant autant d’adhérent.es dans une trentaine de pays.

Disponible en ligne sur le site du CAIRN pour 3 euros en cliquant ici

Article – Le community organizing en France : quel projet politique ?

Par Marion Carrel et Adeline de Lépinay - Mouvements, 2016

Alors que des campagnes inspirées du community organizing commencent à se développer en France, la curiosité et les attentes sont grandes. En quoi ces expériences constituent-elles des démarches de politisation, d’éducation populaire dans les quartiers populaires ? La question démocratique dans le mouvement social est-elle renouvelée ? Au-delà du pragmatisme clairement revendiqué, quel est le projet politique ? Quel est le levier utilisé pour mobiliser : injustices sociales, discriminations ? Nous avons souhaité donner la parole à trois pionniers du community organizing en France : Laëtitia Nonone, présidente de l’association Zonzon 93 à Villepinte, L. Real, consultant à Studio Praxis et l’un des organisateurs de la campagne nationale Stop le contrôle au faciès, et Adrien Roux, co-fondateur et organisateur au sein de l’Alliance citoyenne de l’agglomération grenobloise et du Réseau pour l’action collective transnationale (ReACT).

Article disponible en cliquant ici (revue Mouvement, site CAIRN, 3euros)

 

Article – Rethinking Community organizing

Par Katie Horvath, The Symbiosis Research Collective – The Ecologist, 2018

En anglais

En replaçant le community organizing dans son contexte initial, le collectif “The Symbiosis Research Collective” propose de revenir sur les principes de cette méthode pour les questionner. Le rôle central de l’organizer au sein du processus est ici vu de manière critique. Les changements sociétaux ambitieux souhaités par l’organisation invitent à penser le monde “comme il devrait être” et non pas “comme il est”, ce qui est parfois difficile à mettre en pratique à une échelle locale. La volonté première pour Alinsky de s'organiser à travers des institutions existantes semble limiter le pouvoir d’agir, allant parfois jusqu’à reproduire une échelle hiérarchique que l’on souhaitait dénoncer. Cet article met en lumière les limites du modèle d’Alinsky, à travers des expériences de terrain contées par des organizers.

Disponible en ligne sur le site The Ecologist : cliquez ici

Article – Experts en mobilisation des pauvres ? La professionnalisation du community organizing à Chicago

Par Clément Petitjean - Mouvements, 2016

Si les pratiques militantes du community organizing font l’objet de plus en plus d’analyses empiriques, la question de la professionnalisation de cette forme de militantisme est souvent peu abordée. On se focalise sur la cause, laissant ainsi dans l’ombre les entrepreneurs de cause. Or l’appréhension des dynamiques de professionnalisation du community organizing et de la constitution d’un groupe de professionnels de la mobilisation des classes populaires apparaît nécessaire pour penser les modalités d’action collective des dominés et la lutte contre la dépossession politique.

Article de la revue Mouvements disponible en cliquant ici (CAIRN, 3 euros)

Article – Faire « avec » les habitants. « Pouvoir d’agir » et renouvellement des pratiques des centres sociaux

Par Guillaume Coti – Mouvements, 2016

Faire « pour » ou « avec » les habitants ? Cette question interroge certains militants et salariés des centres sociaux qui ne se contentent plus de la position de prestataire des politiques sociales à laquelle ils sont cantonnés. Guillaume Coti, ancien directeur d’un centre social parisien, nous livre ici un panorama des tensions dans lesquelles sont prises ces structures. À travers plusieurs exemples et son expérience il nous montre aussi comment les notions de « pouvoir d’agir », de « community organizing » viennent inspirer et renouveler les pratiques.

Article de la revue Mouvements, disponible en ligne en cliquant ici (CAIRN, 3 euros)

Article – Community organizing, pansement aux politiques néolibérales ou révolution lente ?

Par Hélène Balazard, Robert Fisher - Mouvements, 2016

Au Royaume-Uni, le programme conservateur de la Big Society mis en place par le précédent gouvernement Cameron (2010-2015) et Citizens UK, une community organization suivant le modèle initié par Alinsky, ont en commun une rhétorique de responsabilisation des « communautés » (communities). Les citoyens doivent être capables de s’ « organiser » pour résoudre les problèmes rencontrés. Cette rhétorique est ambivalente et ces deux démarches peuvent tout autant être interprétées comme un pansement accompagnant les politiques néolibérales que comme un pas vers l’émancipation des classes populaires.

Article de la revue Mouvements, disponible en ligne en cliquant ici (CAIRN, 3 euros)

Article – Améliorer le quartier ou changer la société ? À propos de deux expériences contrastées de community organizing à l’échelle californienne

Par Julien Talpin – Mouvements, 2016

L’histoire du community organizing est pleine de récits héroïques et de victoires improbables. Pourtant, plus de soixante-dix ans après son émergence, les inégalités sont plus fortes que jamais aux États-Unis et la pauvreté n’a jamais été aussi importante. En se concentrant sur des campagnes gagnables, les organisations communautaires ne laissent-elles pas de côté les questions plus structurelles, à l’origine de la marginalisation sociale des habitants des quartiers populaires ? Ne sont-elles pas d’énièmes agents de la paix sociale, améliorant à la marge le sort des plus déshérités sans le transformer en profondeur ? Ces interrogations conduisent surtout à mettre en cause le localisme qui a parfois caractérisé le community organizing. Les deux campagnes présentées dans cet article indiquent de quelle façon de vastes coalitions se structurent au-delà de l’échelle locale pour s’attaquer à certains enjeux structurants. Un dilemme semble pourtant apparaître : la prise de distance avec le localisme s’accompagne également d’une plus faible prise des participants sur le devenir des revendications. Faudrait-il faire l’économie de la démocratie pour exercer un réel pouvoir ?

Article de la revue Mouvements, disponible en ligne en cliquant ici (CAIRN, 3 euros)

Article – La profession de « Community organizer au Royaume-Uni, de London Citizens à la Big Society

Par Hélène Balazard - Communication Journée doctorale 2011 du GIS démocratie et participation, 2011

London Citizens est une «Broad Based Community Organisation» alliant des institutions religieuses, universités, écoles, syndicats et groupes communautaires à travers Londres. Depuis 1996, elle organise des campagnes dans différents domaines comme le logement, l'emploi, la pauvreté, la sécurité, l'environnement et l'immigration. London Citizens est progressivement reconnue comme un acteur de la gouvernance de Londres, voire du pays. Mais depuis notamment la campagne et l'élection de Barack Obama, qui a commencé sa carrière politique comme organisateur des communautés à Chicago, le label « community organizing » attire les convoitises. En 2010, un élément clé du programme de David Cameron intitulé « Big Society » est la formation de « community organizers ». Cette communication interroge la publicisation de la profession de « community organizer » au Royaume Uni. Elle étudiera l'interaction entre London Citizens et le programme de la Big Society.

Article disponible en PDF en cliquant ici

Thèse – No shortcut, the case of organizing

Par McAlevey, Jane Frances – CUNY Academic Works, 2015

En anglais

Cette thèse explore comment les travailleurs ordinaires dans la nouvelle économie créent et soutiennent le pouvoir d’en bas. En milieu de travail et dans les mouvements communautaires, il a été démontré que les individus agissant collectivement gagnent des victoires en utilisant une variété d’approches différentes. Ici sera utilisé un cadre de trois grands types de processus de changement : la défense des intérêts, la mobilisation et l’organisation, même si l'accent sera mis sur les deux derniers. La mobilisation et l’organisation sont des approches différentes du changement social qui produisent des résultats différents et des succès relatifs. Cette thèse est l’occasion de passer en revue les principaux arguments de la littérature des mouvements sociaux et des syndicats publiés au cours des quarante dernières années : les années où les mouvements progressifs ont commencé à perdre tout ce qu’ils avaient gagné et l’aile droite a commencé à reconquérir constamment ce que les progressistes avaient perdus.

Plus précisément, cette thèse met à l’épreuve le débat actuel sur les « mouvements sans leader » et l’ « horizontalisme » en se concentrant fortement sur les leaders, y compris qui ils sont, comment ils sont identifiés, comment ils se développent, les choix qu’ils font, et les rôles qu’ils jouent. Les cas étudiés impliquent des travailleurs dont la plupart sont des travailleuses, dans les secteurs de croissance projetés de la main-d’œuvre américaine (soins de santé et éducation) qui sont dominés par les femmes.

Thèse disponible en cliquant ici

Article – Public narrative, collective action and power

Par Marshall Ganz – Accountability through Public Opinion, 2011

En anglais

Cet article se concentre sur la narration publique, définie comme une pratique de leadership qui consiste à traduire les valeurs en action, fondée sur le fait que les valeurs sont vécues émotionnellement. Le narratif est le moyen discursif que les gens utilisent pour accéder à des valeurs qui leur donnent le courage de faire des choix dans des conditions d’incertitude. Le leadership exige de comprendre que même si certaines émotions peuvent nuire à l’action réfléchie, d’autres peuvent l’aider. Les dirigeants font participer les autres à une action délibérée en mobilisant les sentiments qui facilitent l’action pour l’emporter sur les sentiments qui entravent l’action. Les organisations qui manquent d’une histoire manquent d’une identité, d’une culture, de valeurs fondamentales qui peuvent être articulées et approfondies pour motiver.

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