Periferia se nourrit…

Au Printemps dernier, l’équipe de Perifera s’est nourrie pour renforcer ses compétences et connaissances.

D’abord, auprès de Julie Godefroid, d’Epiphytes, qui aide les associations et le secteur non marchand à optimiser ses recherches de financement. Julie nous a accompagné durant deux journées, avec une énergie et une clarté impressionnante. Nous vous la recommandons vivement !

Ensuite, avec Anahi Machicado Rocha, éducatrice communautaire bolivienne, qui était déjà venue partager la vie de l’équipe durant 3 mois il y a deux ans. De retour en Europe pour suivre un master international en sciences de l’éducation inclusive, elle nous a rendu visite à Bruxelles quelques jours. L’occasion d’animer un atelier sur les processus de décolonisation à travers les 3 principaux piliers : néo-colonialisme, patriarcat et néo-extractivisme.

Une formation qui vise notamment à nourrir le nouveau projet d’accompagnement de la démarche latino-européenne « Altoparlante » (haut-parleur) que Periferia espère reconduire en 2027 pour 3 années.

Periferia se nourrit

Source image : Canva

Accueil d’Aaron et Aurélien dans notre équipe

Depuis peu, Periferia a accueilli de nouvelles énergies : Aaron et Aurélien, tous deux issus de milieux militants mais bien différents.

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D'origine Belgo-congolaise, Aaron vient du milieu enseignant dans lequel il a travaillé pendant un an et demi dans le secondaire. Il a également une expérience de participation aux luttes qui sont liées à ce milieu. Aujourd'hui, il ouvre un nouveau chapitre en rejoignant Périféria !

"Je milite depuis 4 ans dans le milieu antiraciste bruxellois et j’ai pour ambition de créer des espaces permettant de connecter et coordonner ces collectifs autour d’actions possédant plus d’impacts ; de construire l’autonomie de l’antiracisme politique à Bruxelles ; d’être à la hauteur des enjeux impliquant les populations issues de l’immigration africaine en Belgique. Je parle notamment depuis l’école, un des lieux importants où se joue l’avenir des jeunes issus de l’immigration africaine en Belgique." 
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C'est après avoir passé une année en Amérique latine qu'Aurélien a eu la vocation de travailler sur des projets sociaux. Bourré de talent artistique et d'envie de partager ses expériences, il a notamment été artiste peintre et donné des cours... de cirque !

"Mais surtout, je m’impliquais de plus en plus dans des collectifs écologistes et sociaux. Mon militantisme, avec les années qui passent, est devenu ma priorité, c’est pourquoi je suis si heureux de rejoindre cette équipe et ai hâte de me lancer dans des projets avec elles.eux."

Retour sur nos deux AG (9 février & 9 mars)

2026-2030, un nouveau plan pour Periferia

Construisons-le ensemble !

En 2025, Periferia a entamé un processus d‘évaluation des actions et enjeux abordés au cours des 6 dernières années (2020-2025), tous financements et programmes confondus. En 2026, nous lançons un cycle de réflexion avec nos membres, sympathisant·e·s et compagnon·ne·s de route pour construire nos lignes d’action pour les 5 prochaines années (jusque 2030) : le nouveau plan stratégique Periferia 2026-2030.

Sur quels enjeux se positionner dans les prochaines années ? Dans quelles dynamiques et autour de quelles actions soutenir les collectifs ? Quelles stratégies pour élargir la communauté de pratiques AltoParlante  entre organisations d’Amérique latine et d’Europe ? Dans quel buts et autour de quels enjeux provoquer des échanges entre collectifs d’ici et d’ailleurs ? Comment résister aux durcissements autoritaires qui nous pressent ? Comment se faire entendre de celles et ceux qui ont le pouvoir de décider ?

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Des choix stratégiques que nous voulons construire avec d’autres, via l’AG et toustes celles et ceux qui gravitent, agissent, co-portent des dynamiques et partagent nos réflexions. Nous ouvrons donc une série de rendez-vous « élargis » pour le dessiner ensemble, dont la 1ere rencontre a eu lieu ce lundi 9 février. Merci aux participant·e·s et bienvenue à celleux qui nous rejoindraient pour la suite !

➡️ Prochain rdv : lundi 9 mars de 17h30 à 20h30 à Bruxelles.

Periferia au cours des 5 dernières années, en quelques mots, c’est…

AG Nuage de mots

…et en panorama de nos projets et enjeux.

Les discussions ont débuté le 9 février (Merci à toustes !) ...

Les premières lignes qui sont apparues :

  • En 5 ans, une centaine de rencontres et d’échanges, dont la moitié connectant des collectifs actifs dans des pays différents, ont eu lieu. Deux rencontres Altoparlante ont été organisées en Europe, avec des organisateur·rice·s venu·e·s d’Amérique latine, de Belgique, de France et d’Allemagne. Comment considérer ces pratiques d’échanges, et leurs impacts, dans le contexte actuel ? Quels sens pour les collectifs ? Ces échanges doivent-ils s’autonomiser ? Quelle juste place pour l’équipe de Periferia ?
  • Les dynamiques visant à rendre visibles les collectifs et les luttes ont gagné en ampleur. L’organisation de deux « Silence, on Parle » comme espaces publics d’expression a relancé les questionnements sur l’impact, surtout en regard de la lourdeur de l’organisation que cela représente. Est-ce suffisant ? De qui cherche-t-on à être visible ? Doit-on repenser nos stratégies ? Par ailleurs, les productions, reconnues comme qualitatives et originales, ne jouissent pas toujours d’une diffusion à la hauteur. »
  • Une cinquantaine d’analyses, d’études et d’outils pédagogiques ou d’animation ont été produites, ainsi que deux documentaires, deux livres et deux séries de podcasts thématiques. Ces productions sont saluées pour leur qualité, originalité mais trop peu visibles. Comment s’assurer qu’elles circulent et impactent autour d’elles ? Quelles stratégies d’accompagnement inventer ? L’idée d’une biblicyclette est évoquée…
  • Les collectifs se sentent méprisés, violentés, non considérés par les élu·e·s et institutions. Pourtant, dans leurs actions, la plupart cherche encore à entrer en dialogue, à négocier. Même si de plus en plus acceptent ou envisagent plus facilement qu’avant des actions de pression, dénonciation voire désobéissance. Il est nécessaire de se nourrir pour apprendre à résister, dans la joie : Periferia lance un projet « résistances » alliant un magazine des collectifs, des rencontres de collectifs en résistance en Europe et ailleurs, un cycle dédié à la désobéissance civile et des actions légales mais malaisantes pour provoquer le dialogue.

... et ce sont poursuivies le 9 mars !

Cette fois, les réflexions se sont regroupées autour de plusieurs axes :

  • La visibilité : Comment se rendre visible ? Comment créer des espaces de visibilisation (≠ de l'aide) ? Quelles sont les clés d'une communication stratégique pour générer de l'espoir ?
    • La réflexion s'est d'abord portée vers les différentes façons de renforcer notre visibilité. Au-delà des différents modes de visibilités (réseaux sociaux, productions, médias visuels / papiers), la question de vers qui nous souhaitons nous rendre (plus) visibles s'est aussi posée. En effet, l'approche doit être plus ou moins adaptée  en fonction de l'interlocuteur à qui l'on s'adresse. Par exemple, on n'approche pas un·e élu·e de la même façon qu'un collectif de citoyen·ne·s.
  • Nos liens aux "Suds" : Comment générer des espaces de rencontres ? Comment garder une horizontalité dans le partage collectif ? Comment entretenir et établir de nouveaux liens ?
    • Chez Periferia, nous n'oublions pas que notre association est née d'expériences en Amérique latine d'où elle puise également ses racines et son identité. Afin de maintenir ces liens, les anciens projets et peut-être de nouveaux, nous avons considéré plusieurs possibilités autour des "Suds". Nous avons notamment imaginé établir des nouvelles rencontres, des nouveaux liens à tisser autour de plusieurs thèmes (droit au logement, précarité, démocratie participative, ...).
  • Influencer les politiques publiques : Comment se faire entendre auprès des élu·e·s ? Comment être un changement social avec nos publics ? Quelles voies pour susciter le changement ? D'autres voies sont-elles possibles ?
    • Suite à notre précédent événement pour mieux comprendre la désobéissance civile, ainsi que notre projet Résistance (disponible en podcast), nous nous sommes posé la question de comment (vraiment) se faire entendre et créer un changement social. Nous avons aussi réfléchi à comment avancer ensemble dans un climat hostile tel que nous le vivons.
  • Et la Terre dans tout ça ? Enfin, s'est posée la question des thématiques liées à la Terre. La difficulté étant de bien comprendre ce que cela signifie et comment le relier à nos expériences. Par lien à Terre, qu'entend-on nous exactement ? La Terre-mère, la Terre nourricière ? La Terre en tant qu'espace de réappropriation de territoires ? Le sujet est effectivement vaste. Il s'agit en effet d'un sujet important sur lequel nous souhaitons réfléchir, ne serait-ce que pour envisager des possibles liens avec des projets déjà existants et / ou à venir.

Accusations contre l’Abbé Pierre : soutien aux victimes, aux travailleur·euses de la fondation et tous les groupes mobilisés

Depuis 2 ans, nous avons développé plusieurs partenariats avec le soutien de la Fondation Abbé Pierre (qui changera de nom prochainement). Et toujours avec beaucoup d’enthousiasme au vu de la force et de la qualité des processus menés par les collectifs et soutenus par les travailleur·euses de la Fondation.

Depuis cet été, les témoignages exprimés avec courage par de nombreuses personnes accusant l’Abbé Pierre d’abus sexuels nous mettent face à une réalité que nous ne pouvions imaginer et dont nous nous dissocions avec détermination.

Merci à la Fondation et Emmaüs d’avoir encouragé ces témoignages, d’en prendre soin et de mener des actions pour y faire suite. Nous relayons ici leur positionnement exprimé par communiqué de presse :

Dans ce contexte difficile, nous voulons manifester notre soutien aux travailleur·euses de la Fondation, ainsi qu’aux groupes qui continuent un important travail auprès des personnes en situation de précarité.