L’expo Fourch’ETC

La Fourch’ETC, groupe de recherche populaire autour de la précarité alimentaire

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De septembre 2024 à février 2026, des personnes faisant partie d’initiatives belges et françaises agissant pour l’accès à une alimentation digne, ont pris le temps de se rencontrer et de se questionner sur comment lutter contre la précarité alimentaire dans nos villes, villages et campagnes.

Afin de tenter d’y répondre, les collectifs ont été les uns chez les autres dans l’idée de croiser des expériences, des regards, des obstacles mais aussi des capacités à faire autrement, que ce soit dans la distribution alimentaire, les caisses sociales de l’alimentation, les cantines solidaires ou les fermes collectives.

Le résultat de ces rencontres riches et précieuses a pris la forme d’une Expo inaugurée à la mi-février 2026, au Lîeu des habitant·es de la rue et de la ville, à Grenoble. Ce format a été choisi par le groupe car il laissait la place aux différentes traces produites le long de la démarche (photos, textes collectifs, podcasts, vidéo, collages, livrets …) que l’on souhaitait partager au-delà de la Fourch’ETC. Cette Expo a alors été conçue pour être itinérante et voyager entre les différents lieux des collectifs, de Grenoble à Namur en passant par Cavaillon ou Paris.

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L’Expo, étape de restitution

Au vernissage publique de l’exposition, étape forte de la démarche, une soixantaine de personnes y ont assisté. Les visiteur·euse·s ont été accueilli·e·s par les participant·e·s pour une visite guidée à travers les différents espaces de l’exposition : Le coin-cocon « Prendre soin », la Fresque de la démarche, l’Exposition des grands textes thématiques, les Cabines de visionnage des capsules vidéos, les Cabines téléphoniques d’écoute de podcasts, l’Affiches des collectifs, les Présentoirs des livrets Récits Croisés... Une vidéo racontant la démarche a également été projetée, et a servi de support à un échange avec le public.

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Suite des échanges

Le lendemain de l’inauguration, des discussions se sont poursuivies autour d’un « Banquet populaire » sur les cantines solidaires et la valorisation animée par la cantine Terrain d’Entente ; un atelier de co-développement animé autour des enjeux d’épuisement individuel ; un débat sur les liens à la terre animé par La Ferme Noire, Le Jardin Levat et La CLASS - La Caisse Locale de l’Alimentation Solidaire de Schaerbeek.

Et pour clôturer ces discussions et rencontres, nous avons assisté à la représentation de la saynète « La distribution alimentaire – Marre de ramasser les miettes ».

Les chercheur·euse·s populaires du groupe Fourch’ETC souhaitent continuer à se rencontrer pour aller plus loin dans la construction de nouvelles manières de faire et d’agir collectivement pour faire société ensemble.

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Source images : Periferia

Cap Démocratie à Namur – Les gueux ont remis leurs doléances

L’un des combats pour favoriser l’implication des citoyen·ne·s dans les prises de décision du collectif Cap démocratie, que nous suivons depuis des années, est l’instauration d’une deuxième chambre consultative au Parlement Wallon, constituée de citoyen·ne·s tiré·e·s au sort.

En 2023, le collectif avait rassemblé des signatures dans le cadre de l’article 130bis. Celui-ci stipule que si les citoyens adressent une proposition soutenue par au moins 2000 personnes, le Parlement wallon est dans l'obligation de l'examiner.

Suite à cette demande, le Parlement wallon avait décidé de mettre en place une commission délibérative mixte de 30 citoyen·ne·s tirés au sort et 10 élus. Ces derniers avaient pris le temps d'étudier la question : il s'agissait d'une opportunité pour mettre en place une deuxième chambre. Quant à la commission délibérative mixte, qui s’était réunie 6 fois entre octobre 2023 et février 2024, elle avait remis un avis favorable, approuvé par tous les partis.

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Mais depuis, plus rien. La faute, partiellement, à un changement de la composition du Parlement wallon. Mais ce n’est pas une explication suffisante. La démocratie est un processus sur le temps long, et les initiatives citoyennes ne sauraient être mises de côté après cinq années passées.

Cap Démocratie ne s’est pas laissé abattre pour autant, et s’est saisi de l’article 127 qui permet d’interpeller le Parlement wallon à condition de rassembler 1000 nouvelles signatures. Une impression s'est fait sentir, celle de devoir faire une nouvelle demande pour obtenir l'attention des élu·e·s. On pourrait ainsi dire que le processus a donné le sentiment au collectif qu’iels étaient des gueux venus quémander l’attention de grands seigneurs.

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Source images : Periferia & Cap Démocratie

Ce mercredi 8 avril, c'est avec cette idée que Cap Démocratie est donc venu déposer les signatures requises pour l’interpellation du Parlement, mais pas n’importe comment : déguisé·e·s en gueux du Moyen-Âge afin de montrer qu’ils ne se soumettaient pas de bon coeur à toutes ces démarches nécessaires à un simple dialogue citoyens-élus !

La procession, qui a débuté Place d’Armes à Namur, a parcouru le chemin jusqu’au Parlement, agrémentée de discours, de chants et de l’intervention d’un bouffon acrobate, venu revigorer la flamme de la démocratie participative dans les coeurs de nos concitoyen·ne·s.

Cap Démocratie continue donc le combat et poursuit son projet de chambre consultative citoyenne !

Soirée « Liens de Résistance » le mercredi 22 avril

Periferia vous invite à l'événement Liens de résistance, organisé en collaboration avec Agir pour la paix.

Le format sera... un Speed dating de collectifs ! Un événement à l’attention de tou.tes citoyen.nes et collectifs engagés qui veulent partager et se rencontrer.
Les collectifs invités nous présenterons leur lutte ainsi qu’un panel variés d’actions inspirantes en vue de remporter des victoires sociales et environnementales.

Pourquoi ?
Aujourd’hui, il est plus que primordial de favoriser les liens entre les collectifs et aussi avec les citoyen.nes pour se mobiliser collectivement et échanger sur des méthodes d’actions pour le changement social.

Pour qui ?
Tout le monde ! Expérimenté·e ou simplement curieux·se, bienvenue !

Inscriptions souhaitées via ce formulaire

Lieu : Maison de la Paix : rue Van Elewyck, 35, 1050 Ixelles. (⚠️Bâtiment non accessible au PMR).

Date : Le 22 avril de 18h à 21h.
Accueil à partir de 17h30

Entrée et grignotage gratuit !

Community Organizing – On est ensemble

Récemment, Periferia a rencontré l'association camerounaise On Est Ensemble qui oeuvre à l'action communautaire par le Community Organizing. L'association est active à Douala et Yaoundé, où elle organise les communautés pour transformer leurs conditions de vie et arracher des victoires concrètes : accès à l'eau, l'électricité ou la santé, lutte contre l'accaparement des terres, amélioration des conditions de travail..

L'association met en place différentes initiatives pour défendre les intérêts des citoyen·ne·s afin :

  • d'améliorer la qualité de vie de chacun·e ;
  • permettre l'inclusion sociale ;
  • permettre le développement économique local ;
  • et protéger l'environnement.

On Est Ensemble se mobilise à la fois dans du travail sur le terrain et sous forme de campagnes citoyennes dans le but de renforcer la solidarité entre différentes communautés.

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Méthodes d'organisation de "On est ensemble"

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Les différents projets portés par l'association

L'organisation de communautés de défense des droits est une action militante qui requiert une certaine indépendance pour agir. L'association "On est ensemble" cherche donc à renforcer ses actions via du partenariat européen et des financements. N'hésitez pas à les ontacter.

Association On Est Ensemble

 

Adresse : Bepanda,Face Clinique La Rosa, Douala - Cameroun

Contact : onestensemblecameroun@gmail.com

La page Facebook

Une soirée dédiée à la désobéissance civile

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Comment se faire entendre : on ne peut plus faire l’écueil de cette question…

Ces derniers mois, nous avons remarqué que la question de la désobéissance civile revient régulièrement dans les collectifs que nous accompagnons.

Les mesures politiques ultra-libérales (déchéance du droit au chômage, perte de budgets pour la culture, atteinte aux droits sociaux...) atteignent de plein fouet les publics les plus fragilisés. Les collectifs témoignent d’une rupture du dialogue avec celles et ceux à l’origine de ces mesures. Ce contexte politique d’austérité s’accompagne de discours stigmatisant certaines personnes (sans emploi, malades et invalides, sans chez-soi…) jugées responsables de leur situation, nourrissant un sentiment d’impuissance, de culpabilité et d’isolement.

Dans un tel contexte, nous ne pouvons que nous indigner, résister et nous organiser pour défendre les droits sociaux pour toustes. Cependant, plus que jamais, nous ne pouvons faire l’écueil de nous demander de quelle manière il est possible de s’opposer en tant que citoyen·ne·s et collectifs, sans exposer à davantage de difficultés et violence celles et ceux qui sont déjà impacté·e·s durement par ces mesures.

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Une soirée pour se nourrir collectivement

Dans les murs du DK à Saint-Gilles, en collaboration avec l’asbl Agir Pour la Paix, Periferia a organisé une soirée pour approfondir les possibilités qu’offrent la désobéissance civile mais aussi ses risques et ses enjeux. Cette soirée s’adressait à des personnes et collectifs peu familiers de ces méthodes de désobéissance civile autant qu’à des personnes plus chevronné·e·s, désireuses de partager leur expérience et questionnements.

Pour nous nourrir, nous avons invité des représentant.es de collectifs tels que de La Voix des Sans Papiers, Progress Lawyers Network et le Front Anti-Expulsion.

La soirée a débuté par un rappel de l’historique de la désobéissance civile et de l’action directe afin de mieux comprendre les contextes politiques et socio-économiques dans lesquels elle a émergé. Par la suite, chaque intervenant·e a partagé ses pratiques et expériences de désobéissance civile. Ensuite, les participant·e·s se sont réuni·e·s en deux ateliers :

  • Les risques et freins à la désobéissance civile
  • Expérimenter les étapes de construction d’une action

Grâce aux apports multiples la soirée a été un vrai vivier d’inspiration et d’apprentissage : risques légaux, place des personnes fragilisées, place des allié·e·s, responsabilité collective, etc. L'objectif de la soirée étant que chaque participant·e soit plus à même de décider de se positionner par rapport à cette pratique.

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Source photos : Periferia

Les enjeux apparus dans nos échanges

  • Quels risques pour les personnes les plus fragiles qui utiliseraient ce mode d’action ? Comment diminuer ces risques ?
    La discussion a permis de clarifier la responsabilité civile et les risques légaux afin d’être plus à même de choisir le bon mode d’actionet/ou de les mettre en œuvre de manière stratégique (par exemple, le choix de distribution des rôles dans les actions). La discussion sur l’aspect légal de la désobéissance a aussi permis de questionner comment les lois existent et de rappeler leur caractère fondamentalement évolutif et perméable aux avancées sociales. Plusieurs exemples historiques de luttes sociales ayant permis de transformer les lois pour plus de justice sociale ont été exposés.
  • La responsabilité politique du vote desbelges : faire prendre conscience de l’impact des politiques publiques sur la vie des personnes les plus fragilisées de manière à agir préventivement en posant des choix électoraux en cohérence avec les valeurs que l’on défend.
  • La posture d’allié·ed’une lutte : Peut-on être un·e allié·e dans la lutte contre l’injustice ou sommes-nous tout autant concerné·e qu’une personne qui la subit ?

Au final, la soirée a montré à quel point nos postures politiques et nos situations individuelles influencent nos rôles dans la transformation sociale.

Un podcast et le souhait de poursuivre

 La clôture de la soirée, autour d’une soupe partagée, a confirmé l’envie de continuer à s’encapaciter autour de ces enjeux. Nous en avons pris bonne note et comptons poursuivre sur cette lancée en 2026. Nous vous tiendrons informé·e·s !

 Par ailleurs, un podcast sur ces enjeux est également en cours de production.

En attendant toutes ces suites enthousiasmantes, restons vigilant.es, mobilisé.es, connecté.es et engagé.es afin de construire ensemble une vraie démocratie et tendre vers plus de justice sociale. 

Si vous avez des idées ou des demandes, n’hésitez pas à nous contacter : contact@periferia.be.

 

CaP Démocratie défend le Sénat et maintient la pression sur le Parlement wallon !

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En octobre 2026, CaP Démocratie était invité par la radio associative et d’expression soutenue par l’ULiège et la FWB, radio 48FM. Une opportunité pour le collectif de se rendre visible et de poursuivre son action de sensibilisation à l’importance de défendre notre système démocratique.

Par ailleurs, CaP Démocratie poursuit ses actions avec deux objectifs :

  1. Maintenir la pression sur le Parlement wallon pour que nos député·e·s mettent en œuvre les recommandations citoyennes formulées par la 1ere commission délibérative mixte de Wallonie et votées par les élu·e·s en 2024. Leur action auprès de la presse porte ses fruits puisque plusieurs articles sont récemment sortis sur ce sujet. Le journal Le Soir lui a notamment dédié sa première page du 3 février dernier : « Les commissions citoyennes au parlement wallon s’enlisent »
  2. Défendre la participation citoyenne et le renouveau démocratique au niveau fédéral en s’opposant à la suppression du Sénat, souhaitée par le gouvernement Arizona. Cap Démocratie a publié un article pour éclairer les citoyen·ne·s sur cet enjeu, à découvrir sur leur site ou en cliquant ici. Le collectif entend profiter de l’ouverture de l’article 195 de la Constitution pour pousser l’idée d’un bicamélarisme citoyen.
Vous pouvez également signer et relayer cette pétition pour la transformation du Sénat en Assemblée citoyenne.
Intéressé·e·s par ces enjeux ? N’’hésitez pas à suivre les actualités de Cap Démocratie.
Vous pouvez également signer et relayer cette pétition pour la transformation du Sénat en Assemblée citoyenne

Capacitation Nord

Le 5 décembre au Pianofrabriek à Bruxelles a eu lieu la première rencontre « Capa’NORD ». Celle-ci avait pour intention de rassembler les collectifs et associations situés dans le nord de la France et en Belgique, participant à la démarche Capacitation, initié par Periferia et la Fondation pour Le Logement des défavorisés.

Y ont participé l'APU Vieux-Lille, Union des locataires sociaux de Molenbeek (ULS), Da So Vas, Collectif des jeunes mineurs en recours de Bois-Blancs, Coexister, DAL Charleroi, DAL Liège, Le syndicat LUNe à Namur, Magdala de Lille, Les Immenses de Bruxelles ainsi que les associations qui soutiennent la dynamiques telles que le RWDH – Rassemblement Wallon pour le Droit à l’Habitat, La Fondation pour le Logement et Periferia.

Le but ? Se rencontrer, partager leurs expériences, leurs défis et de lancer une dynamique régionale de solidarité entre collectifs.

L’idée de se rencontrer entre ces collectifs a commencé à germer lors de grandes rencontres Capacitation organisées dans le Sud de la France, en faisant le constat qu'ils manquaient d'occasion pour se croiser plus localement.

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Source photos : Periferia

La journée a démarré par un moment de rencontre et retrouvailles. Les collectifs ont pu découvrir davantage ce qui partage en commun, leurs outils de luttes, ce qui les anime dans la démarche Capacitation et la lutte pour le droit au logement dans leur territoire. Les collectifs ont aussi partagé leurs enjeux actuels.

Durant la journée, ils ont discuté du droit au logement, de l’accueil de jour et la régularisation des personnes sans papiers. Mais aussi de stratégies de lutte tels que la visibilisation des luttes, la mobilisation, les stratégies d’action, le soutien entre collectif, etc.

L’après-midi deux ateliers ont eu lieu :

  • l’un dédié au renforcement des collectifs et comment répondre à leurs objectifs;
  • l’autre dédié aux victoires remportées et comment elles peuvent inspirer les collectifs.

La plénière de clôture à témoigné d’un grand enthousiasme pour la nouvelle dynamique régionale et une envie certaine de poursuivre l’aventure, nourrir ces liens et se mobiliser ensemble.

La suite est ouverte et en cours de construction !

Retour sur nos deux AG (9 février & 9 mars)

2026-2030, un nouveau plan pour Periferia

Construisons-le ensemble !

En 2025, Periferia a entamé un processus d‘évaluation des actions et enjeux abordés au cours des 6 dernières années (2020-2025), tous financements et programmes confondus. En 2026, nous lançons un cycle de réflexion avec nos membres, sympathisant·e·s et compagnon·ne·s de route pour construire nos lignes d’action pour les 5 prochaines années (jusque 2030) : le nouveau plan stratégique Periferia 2026-2030.

Sur quels enjeux se positionner dans les prochaines années ? Dans quelles dynamiques et autour de quelles actions soutenir les collectifs ? Quelles stratégies pour élargir la communauté de pratiques AltoParlante  entre organisations d’Amérique latine et d’Europe ? Dans quel buts et autour de quels enjeux provoquer des échanges entre collectifs d’ici et d’ailleurs ? Comment résister aux durcissements autoritaires qui nous pressent ? Comment se faire entendre de celles et ceux qui ont le pouvoir de décider ?

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Des choix stratégiques que nous voulons construire avec d’autres, via l’AG et toustes celles et ceux qui gravitent, agissent, co-portent des dynamiques et partagent nos réflexions. Nous ouvrons donc une série de rendez-vous « élargis » pour le dessiner ensemble, dont la 1ere rencontre a eu lieu ce lundi 9 février. Merci aux participant·e·s et bienvenue à celleux qui nous rejoindraient pour la suite !

➡️ Prochain rdv : lundi 9 mars de 17h30 à 20h30 à Bruxelles.

Periferia au cours des 5 dernières années, en quelques mots, c’est…

AG Nuage de mots

…et en panorama de nos projets et enjeux.

Les discussions ont débuté le 9 février (Merci à toustes !) ...

Les premières lignes qui sont apparues :

  • En 5 ans, une centaine de rencontres et d’échanges, dont la moitié connectant des collectifs actifs dans des pays différents, ont eu lieu. Deux rencontres Altoparlante ont été organisées en Europe, avec des organisateur·rice·s venu·e·s d’Amérique latine, de Belgique, de France et d’Allemagne. Comment considérer ces pratiques d’échanges, et leurs impacts, dans le contexte actuel ? Quels sens pour les collectifs ? Ces échanges doivent-ils s’autonomiser ? Quelle juste place pour l’équipe de Periferia ?
  • Les dynamiques visant à rendre visibles les collectifs et les luttes ont gagné en ampleur. L’organisation de deux « Silence, on Parle » comme espaces publics d’expression a relancé les questionnements sur l’impact, surtout en regard de la lourdeur de l’organisation que cela représente. Est-ce suffisant ? De qui cherche-t-on à être visible ? Doit-on repenser nos stratégies ? Par ailleurs, les productions, reconnues comme qualitatives et originales, ne jouissent pas toujours d’une diffusion à la hauteur. »
  • Une cinquantaine d’analyses, d’études et d’outils pédagogiques ou d’animation ont été produites, ainsi que deux documentaires, deux livres et deux séries de podcasts thématiques. Ces productions sont saluées pour leur qualité, originalité mais trop peu visibles. Comment s’assurer qu’elles circulent et impactent autour d’elles ? Quelles stratégies d’accompagnement inventer ? L’idée d’une biblicyclette est évoquée…
  • Les collectifs se sentent méprisés, violentés, non considérés par les élu·e·s et institutions. Pourtant, dans leurs actions, la plupart cherche encore à entrer en dialogue, à négocier. Même si de plus en plus acceptent ou envisagent plus facilement qu’avant des actions de pression, dénonciation voire désobéissance. Il est nécessaire de se nourrir pour apprendre à résister, dans la joie : Periferia lance un projet « résistances » alliant un magazine des collectifs, des rencontres de collectifs en résistance en Europe et ailleurs, un cycle dédié à la désobéissance civile et des actions légales mais malaisantes pour provoquer le dialogue.

... et ce sont poursuivies le 9 mars !

Cette fois, les réflexions se sont regroupées autour de plusieurs axes :

  • La visibilité : Comment se rendre visible ? Comment créer des espaces de visibilisation (≠ de l'aide) ? Quelles sont les clés d'une communication stratégique pour générer de l'espoir ?
    • La réflexion s'est d'abord portée vers les différentes façons de renforcer notre visibilité. Au-delà des différents modes de visibilités (réseaux sociaux, productions, médias visuels / papiers), la question de vers qui nous souhaitons nous rendre (plus) visibles s'est aussi posée. En effet, l'approche doit être plus ou moins adaptée  en fonction de l'interlocuteur à qui l'on s'adresse. Par exemple, on n'approche pas un·e élu·e de la même façon qu'un collectif de citoyen·ne·s.
  • Nos liens aux "Suds" : Comment générer des espaces de rencontres ? Comment garder une horizontalité dans le partage collectif ? Comment entretenir et établir de nouveaux liens ?
    • Chez Periferia, nous n'oublions pas que notre association est née d'expériences en Amérique latine d'où elle puise également ses racines et son identité. Afin de maintenir ces liens, les anciens projets et peut-être de nouveaux, nous avons considéré plusieurs possibilités autour des "Suds". Nous avons notamment imaginé établir des nouvelles rencontres, des nouveaux liens à tisser autour de plusieurs thèmes (droit au logement, précarité, démocratie participative, ...).
  • Influencer les politiques publiques : Comment se faire entendre auprès des élu·e·s ? Comment être un changement social avec nos publics ? Quelles voies pour susciter le changement ? D'autres voies sont-elles possibles ?
    • Suite à notre précédent événement pour mieux comprendre la désobéissance civile, ainsi que notre projet Résistance (disponible en podcast), nous nous sommes posé la question de comment (vraiment) se faire entendre et créer un changement social. Nous avons aussi réfléchi à comment avancer ensemble dans un climat hostile tel que nous le vivons.
  • Et la Terre dans tout ça ? Enfin, s'est posée la question des thématiques liées à la Terre. La difficulté étant de bien comprendre ce que cela signifie et comment le relier à nos expériences. Par lien à Terre, qu'entend-on nous exactement ? La Terre-mère, la Terre nourricière ? La Terre en tant qu'espace de réappropriation de territoires ? Le sujet est effectivement vaste. Il s'agit en effet d'un sujet important sur lequel nous souhaitons réfléchir, ne serait-ce que pour envisager des possibles liens avec des projets déjà existants et / ou à venir.

 Célébrer

Depuis que les pratiques d’intelligence collective se diffusent, l’appel à « célébrer » se fait omniprésent. « Il faut célébrer », « la dernière étape, c’est bien sûr la célébration ! ». Cela sonne comme une évidence… pourtant, force est de constater que si nous connaissons parfaitement les codes et attentes de célébrer nos anniversaires, les fêtes de fin d’année, une union ou une naissance, pour ce qui est de célébrer un processus collectif, on se retrouve souvent démuni·e·s.

Au départ de cette exploration, nous avions pour intention de partir à la rencontre de pratiques de célébration, originales, créatives et surtout ancrées dans les diverses luttes menées par des collectifs et organisations comparses. Notre premier élan était de nourrir d’autres acteurs et actrices de terrain en les éveillant à la multitude des formes de célébrations possibles (une intention toujours présente !). Mais, très vite, au fil de nos échanges avec les collectifs qui nous ont guidé·e·s dans ce cheminement, nous nous sommes rendu compte que, bien plus qu’une question méthodologique, la démarche de célébrer était jalonnée de nombreux questionnements, limites, voire tensions.

Elle mérite donc d’abord une exploration de ces questions de SENS et portée politique.
Au travers des expériences, questionnements de collectifs ainsi qu’avec l’appui des analyses de plusieurs auteur·rice·s militantes, nous avons décortiqué ces enjeux, tenter de déconstruire certaines idées limitantes pour finalement les dépasser

La représentativité : illusion utile ou contre-argument… 

Illusion utile ou contre-argument massue pour disqualifier les assemblées citoyennes ?

En abordant la question de la représentativité, nous avons souhaité tordre le bras à une critique trop régulièrement adressée aux dispositifs de démocratie participative reposant sur la constitution de mini-publics, comme les assemblées ou panels citoyens. « Les assemblées citoyennes ne seraient pas suffisamment légitimes pour influencer la décision politique… notamment parce qu’elles ne seraient pas ‘représentatives’ ».
Préjuger de la légitimité d’une assemblée citoyenne à l’aune du critère de représentativité est à la fois irréaliste, injuste et peu pertinent.

Irréaliste car comme mis en lumière dans cette étude, il est tout à fait illusoire de vouloir reproduire une « mini-société » dans une assemblée restreinte. D’une part, parce qu’un tel exercice repose sur le pari que recourir à une sélection de personnes selon des critères démographiques et statistiques (donc mesurables) entrainera un panel d’attitudes politiques diversifiées. D’autre part, la manière d’envisager les catégories sociales (pauvres-riches, femmes-hommes, jeunes-vieux) est empreinte de biais et de préjugés. Ce n’est donc absolument pas une approche neutre à l’aune de laquelle il serait possible d’affirmer une réelle « représentativité ».

Tout au long de l’étude, nous questionnons les enjeux placés derrière cette question de la représentativité, nous dévoilons les biais et limites qui parcourent les modes de faire les plus courants pour composer les panels. Nous exposons notre positionnement d’assumer une non-représentativité, porteuse de plus d’inclusion et d’équilibre des pouvoirs au sein des assemblées. Car au final, les véritables enjeux quant à la légitimité des démarches de démocratie participative se jouent  surtout dans l’articulation réelle que l’on veut en faire avec le système de démocratie représentative… et donc la volonté – ou non – d’en faire un outil, qualitatif et investi, de gouvernance publique.

Résistance – Episode #1 : Désobéissance civile

Podcast Résistance avec Localocratie

Cet épisode aborde la question de la résistance des collectifs face aux mesures qui prônent un autoritarisme et une austérité grandissants. Pour ce faire, et en collaboration avec Localocratie, nous abordons la question de la désobéissance civile avec divers·es acteur·ices, qui permettent d’en dresser un premier horizon sur base d’expériences diverses : Lutte contre les expulsions, droits des sans-papiers, enjeux juridiques de l’action directe et apports théoriques sur la notion de désobéissance civile.

Avec la participation de Serge Bagamboula de la Coordination des Sans-Papiers, Robin Bronlet du Progress Lawyers Network, Luis Tinoco Torrejon d’Agir Pour la Paix et Camilla (nom d’emprunt) du Front Anti-Expulsion.

Bonne écoute !

Transcription à venir, merci de patienter.

Transcription

Références

Se rencontrer autrement

Les qualités dans les espaces Altoparlante

Des rencontres, nous en organisons beaucoup. Parfois, quand on en repart, on se dit « Ici, il s’est passé quelque chose ! ». Mais, en fait, qu’est-ce qui s’est passé ? Et qu’est ce qui était différent ?
Ce n’est pas toujours facile ou possible de l’exprimer avec des mots. Pourtant, on ressent cette profondeur, ce mouvement qui permet d’affirmer « Je ne suis plus tout à fait la ou le même ! », « Quelque chose a bougé en moi, autour de moi, entre nous, dans le monde... ».

A partir des expériences Altoparlante et Altofalante en Amérique Latine, nous avons eu envie de partager ce qui nous semble faire sens et être caractéristique de ces « autres manières » de nous rencontrer. C’est pour cela que nous parlons de qualités et c’est ce que nous partageons dans cette publication.

Pas sans nous ! Épisode #5 : Les finances publiques au regard de la participation citoyenne

Pas sans nous Podcast

Les finances publiques : un frein à la participation citoyenne ?

Le cinquième épisode de notre série de podcast « Pas sans nous » concerne la question des finances publiques et la difficulté qu'elle peut apporter à l’intégration des collectif citoyens qui s’intéressent à l’exercice du pouvoir. Avec la participation et l'expérience de la liste citoyenne Kayoux, représentée par Valérie Depauw et Géraldine Pignon, ainsi que de Fanny Thirifays, de notre équipe.

Retrouvez la transcription ci-dessous.

Internet, un espace public comme les autres ?

S’intéresser à l’espace numérique pour mieux comprendre ses enjeux dans l’espace public

Periferia s’est toujours préoccupée de rendre ses activités un maximum accessible pour tous·tes, en veillant à ce que la parole des personnes les plus exclues soient écoutée. C’est en s’intéressant de plus près à l’espace numérique, ses différents aspects et son fonctionnement que nous avons tenté de comprendre de quelle façon ces mêmes personnes étaient à nouveau confrontées à des formes de domination et de discriminations.

En nous concentrant sur la question « Internet est-il vraiment accessible à tous·tes ? », nous avons voulu pousser l’analyse en comparant les deux espaces :

  • L’accessibilité numérique : qu’est-ce qui rend internet accessible, ou plutôt « inaccessible » pour certain·e·s ?
  • La gentrification d’internet : peut-on vraiment parler de gentrification numérique ? Qu’est-ce que ça signifie ?
  • Comment protéger nos droits numériques : est-ce possible de le faire dans l’espace public ?

Cet article nous pousse à réfléchir quant à l'incidence que peuvent avoir les enjeux de l'espace numérique sur l'espace public, notamment en matière d'accès pour les minorités (par exemple dans nos procédures administratives).

Références

  • Le Code du numérique, une publication rassemblant des lois fictives réalisées par le Comité Humain en rapport à l'utilisation du numérique. Cette publication peut aussi être accompagnée d'un outil d'animation afin de reproduire un Parlement Humain.
  • Le livre "L’État numérique et les droits humains", d'Élise Degrave, Académie Royale de Belgique collection L’académie en poche, 2024.
  • The gentrification of the internet : How to reclaim our digital freedom de Jessa Lingel.

Pour aller plus loin...

  • Le cahier du numérique, publication de Citoyenneté et Participation : pour réfléchir aux limites et à l’avenir du numérique.
  • Black box, série de podcasts réalisée par le journal britannique The Guardian, concernant l’utilisation abusive de l’IA dans différents services (en anglais).
  • Le livre "Le procès", de Franz Kafka.
    Technocratie : quand les techniciens sont au contrôle d’un pays, comment fait-on pour reprendre le contrôle lorsqu’on l’a toujours laissé à d’autres ?

« La lutte pour une utopie »

Nous vous présentons la publication « Luttopia, Montpellier : La lutte pour une utopie » réalisée en collaboration avec l’association Montpelliéraine Luttopia qui accompagne des personnes sans domicile et des personnes en situation de précarité depuis 2014.

Ce livret retrace l’histoire des Utopias – de 001 en 2014 jusqu’à 004 aujourd’hui, en 2025. Il s’agit avant tout d’un travail d’écriture collective qui rassemble des témoignages, récits de vie, mais aussi des dessins et photos, portés par les personnes qui y ont participé de près comme de loin.

La publication est disponible gratuitement en version numérique via le bouton ci-contre.

Vous souhaitez recevoir le livre en version papier ?

Photo livre Luttopia 01
Photo livre Luttopia 06
Photo livre Luttopia 04

Evénement Désobéissance civile : mieux la comprendre et répondre vos questions

Une question qui revient régulièrement dans les collectifs est celle de la désobéissance civile et, plus largement, de l’action directe. Dans un contexte politique d’austérité assumée et d’autoritarisme grandissant, comment s’opposer en tant que citoyen·nes, collectifs ? Quelles sont les possibilités qu’offrent la désobéissance civile mais aussi ses risques et ses enjeux ?

Autant de questions auxquelles nous tenterons de répondre au cours de cette soirée thématique, organisée par Periferia et Agir Pour la Paix, avec des invité·es de La Voix des Sans Papiers, Progress Lawyers et du Front Anti-Expulsion.

Cette soirée est ouverte à toute personne désireuse d’en apprendre plus sur le sujet, ainsi qu’aux collectifs qui font déjà ou envisagent des actions en/de désobéissance civile, et qui se posent des questions sur ce sujet. La soirée se terminera par une séance ouverte de questions-réponses.

L’entrée est gratuite et de la soupe est prévue pour vous rassasier en ces froides soirées de fin d’année !

En espérant vous y retrouver nombreux·ses et pour que la voix des citoyen·nes soit entendue et respectée. N’hésitez pas à en parler autour de vous !

Rendez-vous le mercredi 10 décembre, de 18h à 20h30 au DK, rue de Danemark 70B à Saint-Gilles.

Lundi 8 décembre 2025 : une après-midi de rencontres et de présentations

A vos agendas ! Le lundi 8 décembre prochain, Periferia vous invite à deux événements grands publics afin de vous présenter plusieurs de nos publications. Une après-midi qui sera riche en rencontres et en échanges.

Il s'agit de présentations gratuites et accessibles à toutes ! Cependant, veuillez nous prévenir notamment pour que ayons une idée des stocks à prévoir. Vous pouvez vous inscrire via des formulaires en ligne en cliquant sur les boutons ci-dessous :

De 13h à 15h

Nous commencerons avec la présentation de la recherche participative menée avec le mouvement citoyen Agora : « Do Agora Yourself » autour de leur expérimentation d’élaboration d’une autre démocratie. Cette présentation se fera en présence de Michaël Damman et François-Xavier Lefebvre, membres d'Agora Brussels.

« En 2018, le mouvement agora se constitue autour du pari fou de se présenter aux élections et de se servir de leur mandat parlementaire pour porter les recommandations de citoyen·nes  dans l’arène du Parlement bruxellois. Des recommandations élaborées au sein d’assemblées citoyennes tirées au sort, organisées, animées et sans cesse améliorées par les agori."
La publication "Do Agora Yourself" sera disponible sur place au prix de 25€. Si vous souhaitez réserver un ou plusieurs exemplaires, vous pouvez vous inscrire via le bouton à droite. >>

De 15h30 à 16h30

Ensuite, nous vous proposons une rencontre de partage et présentation autour de plusieurs de nos publications Education Permanente. Cela se fera sous formes d’ateliers et minis discussions libres (vous pouvez rester de 10 min à 1h30, c'est vous qui décidez 😉 ).

« Grâce à sa reconnaissance par le décret de l’Education Permanente, Periferia a l’opportunité de produire chaque année des analyses, études, recherches et/ou outils pédagogiques visant à inspirer, nourrir, renforcer les actions de terrain d’autres associations, collectifs citoyens et organismes publics. Vous l’aurez compris, ces productions cherchent avant tout à répondre aux enjeux, besoins et envies que vous rencontrez dans vos actions. 
Ce moment de partage vise à vous faire découvrir ces nombreuses ressources (quasi entièrement gratuites en ligne ou version imprimée**) mais aussi à entendre et échanger autour de vos envies, besoins d’outils, réponses, grilles d’analyses, etc.  "

Nous vous proposerons notamment deux Minis-ateliers d’appropriation de notre nouvel outil d'animation "Les questions qui ne laissent pas indifférent·e".

Le but de cet outil ? Mieux se connaître soi-même et les autres !

En effet, nous avons souhaité créer un jeu qui permettait de se rencontrer, vraiment et autrement. Pour ce faire, le jeu est composé de 90 questions ainsi que de cartes consignes. Un petit outil parfait pour créer des animations par exemple lors d'ateliers et qui, vous verrez, vous permettra de casser les hiérarchies, et de faire sortir les participant·e·s du cadre habituel.

L'outil d'animation "Les Questions qui ne laissent pas indifférent·e" sera disponible sur place au prix de 15€. Si vous souhaitez réserver un ou plusieurs exemplaires, vous pouvez vous inscrire via le bouton à gauche. <<

Une année d’évaluations…

... une opportunité pour affirmer des étapes et pour en envisager de nouvelles.

Parlons du chemin parcouru ensemble et des prochaines étapes
Cette année, Periferia est impliquée dans plusieurs démarches d’évaluation : d’une part, les actions menées ces dernières années dans le cadre de l’éducation permanente ; et d’autre part, le programme Altoparlante avec ses actions et rencontres en Amérique Latine qui associent aussi des personnes et collectifs de Belgique, France, Allemagne.
Ces moments de bilan sont l’occasion de s’arrêter, de regarder le chemin parcouru, de mettre des mots sur certaines étapes, de souligner des moments-clés, d’identifier des changements plus profonds, d’identifier des graines de transformation soci(ét)ale.
Comme nous l’avions abordé dans plusieurs publications, prendre ce temps est essentiel pour envisager les suites, adopter de nouvelles postures, aborder de nouveaux sujets, tenter de répondre à des situations qui génèrent des blocages.
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Source image : Periferia

L’action associative se dessine en fonction des enjeux et contextes qui évoluent, elle doit donc aussi évoluer pour rester un pilier de défense des droits fondamentaux.
Alors, n’hésitez pas et partagez-nous vos remarques et suggestions.
Avec tous les matériaux collectés, nous formulerons début 2026 nos nouvelles lignes d’action pour l’avenir, non seulement en Belgique via un nouveau programme en éducation permanente, mais aussi dans de nouveaux liens avec l’Amérique Latine et pourquoi pas avec d’autres pays et continents.

Contribuez à ces réflexions en partageant vos retours sur nos actions et productions, ainsi que vos remarques et idées via contact@periferia.be

Si vous faites partie d’une organisation avec laquelle nous avons collaboré directement, vous pouvez aussi utiliser le formulaire suivant : 

Retour sur l’Assemblée Populaire contre les injustices

Les différents collectifs investis dans la dynamique Capacitation depuis 3 ans ont préparé avec la Fondation pour le Logement une grande rencontre le 13 et 14 juin à Grenoble : la première édition de l’Assemblée Populaire contre les Injustices.

Cet évènement de deux jours s’est traduit par une série d’actions portées et animées par des personnes vivant la galère et luttant contre l’exclusion dans leurs quartiers et leurs villes. Ainsi, environ 150 personnes d’une quarantaine de collectifs de France et de Belgique ont occupé l’espace public et ont déambulé dans les rues de Grenoble afin de porter haut et fort leurs récits et visibiliser leurs savoir-faire. L’occasion pour se rassembler et faire mouvement.

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Le vendredi nous avons organisé ensemble une conférence de presse où des porte-parole des collectifs Mon chien, Ma vie (Grenoble), Locataires Ensemble (Grenoble) et le Syndicat des IMMENSES (Bruxelles) ont porté des revendications sur le précarité, le mal-logement, les discriminations et les politiques excluantes.

Découvrez l'appel ci-dessous, en cliquant sur les pages :

Le lendemain, la journée de l’Assemblée a démarré avec une « marche du vide » qui a donné la tonalité de l’Assemblée : ensemble on dénonce la ville qui exclut tout en croisant les combats. La journée s’est poursuivie avec des causeries publiques, des projections-débats, des expositions, ainsi qu’avec une scène ouverte sur la Place St-Bruno. Retrouvez le programme ici.

Et pour refléter/concrétiser/traduire ce qu’on voyait, sentait, ressentait pendant la journée, ensemble nous avons créé un mur des revendications ! sur celui-ci ont été inscrits des mots d’enthousiasme et d’encouragement, mais aussi de colère et d’indignation.

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Un élément significatif de cette première édition a été la participation d’un grand nombre de personnes de Belgique : le Syndicat LUNe et la Concertation St Nicolas de Namur, le DAL de Liège, le DAL de Charleroi, le RWDH, de même que l’Union des Locataires Sociaux (ULS) de Molenbeek et le Syndicat des Immenses de Bruxelles. Pour elles et eux, se rencontrer avec les groupes de France a été très important et très fort, car si une chose caractérise Capacitation, c’est le fait de croiser et construire des pratiques et des liens au-delà des frontières.

Cette Assemblée Populaire contre les Injustices a généré beaucoup d'enthousiasme pour celles et ceux qui l’ont vécue ; elle a aussi permis des apprentissages dont on devra tenir compte pour les éditions à venir et pour la suite de la démarche Capacitation.

Nous continuons de faire vivre cette initiative de manière permanente, en donnant de la visibilité et en créant des espaces d’expression à ce que nous construisons au sein de Capacitation. Toujours avec et jamais sans les personnes concernées.

 

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Source images : Periferia

Une assemblée populaire contre les injustices les 13 et 14 juin à Grenoble

Depuis plusieurs mois, dans le cadre de la démarche Capacitation, des collectifs de France et de Belgique s’organisent pour fabriquer ensemble un grand moment de rassemblement des luttes et de visibilisation des galères, mais aussi des victoires, de ce qui existe, de celleux qui sont au quotidien engagé·e·s dans des combats pour dénoncer, occuper, faire autrement. Ce moment, ce sera l’assemblée populaire contre les injustices, qui aura lieu à Grenoble les 13 et 14 juin prochain.

Rappelez-vous, on vous en parlait déjà au retour de la plénière d’avril 2024 alors que l’assemblée n’était encore qu’une idée : https://periferia.be/pleniere-capacitation-paris/.

Cette année, l’assemblée se tiendra à Grenoble, dans le quartier Saint-Bruno mais aussi d’autres lieux de Grenoble. Le but ? Se rendre visible dans l’espace public, l’occuper dans la lutte et la joie, construire un mur de revendications, être ensemble dans un rassemblement local pour faire des liens entre nous et montrer la puissance du collectif.

Le programme, la logistique, la mobilisation & la communication autour de cette assemblée sont en construction au quotidien grâce à différents groupes de travail au sein de la démarche capacitation. Comme toujours : on fabrique ensemble, on décide ensemble, on programme ensemble.

Sur place le samedi 14 juin : un mur des revendications, des causeries publiques, une scène ouverte contre les injustices, un plateau-radio, des projections, expos, etc… et tout autre chose.

Plus d’infos ? Voir appel ci-dessous :

1ère assemblée populaire contre les injustices

Grenoble, vendredi 13 et samedi 14 juin 2025
- Texte d’appel -

Nous voulons mettre en lumière nos expériences et nos colères face aux villes qui excluent et à la précarité sous toutes ses formes.

Nous imaginons un mouvement qui s’ancrera dans la durée, à chaque fois dans une ville différente, avec une première Assemblée populaire contre les injustices à Grenoble. 

Nous sommes des personnes de différentes villes de France et de Belgique, vivant la galère, engagées dans des groupes qui luttent au quotidien contre l’ex-clusion. Dans les quartiers, dans les villes, nous portons des récits, des combats et des savoir-faire trop souvent invisibilisés. Nous refusons les discours qui nous étiquettent, nous divisent et nous rabaissent.

Depuis maintenant 2 ans, nous développons avec la Fondation pour le Logement une autre manière de faire visant à mettre les personnes concernées, nous, au centre de tout.

D’où que l’on vienne, on est d’ici. Nous (re)prenons notre place !

Nous voulons nous rencontrer, nous rassembler et faire mouvement. Affirmer que nous sommes capables d’inventer d’autres manières de faire. C’est précisément parce que nous subissons la précarité et les discriminations que nous pouvons faire bouger les lignes !

L’Assemblée populaire investira l’espace public pour parcourir la ville, dénoncer les bâtiments laissés vides, mettre en lumière les initiatives qui font sens. Nous serons là pour soutenir celles et ceux qui s’organisent localement pour se faire entendre et accéder à leurs droits.

Cet événement prendra la forme d’une marche suivie d’un rassemblement sur une place, qui montrerait qui nous sommes, mettrait en voix nos colères mais aussi nos initiatives, nos luttes, nos fiertés et nos raisons d’espérer.

Cette Assemblée existera grâce aux collectifs et aux personnes qui la feront vivre.

Nous espérons que vous pourrez vous joindre à l’aventure !

assemblee.populaire@parlonsengrenoble.org