« Liens de résistance » : Appel à intérêts : quand le militant cherche à se financer

Resistance podcast série

La dynamique « Liens de résistance » vise à renforcer des collectifs ancrés dans des luttes diverses en cherchant des réponses et inspirations aux obstacles et difficultés qui se dressent sur leur chemin.

Pour rappel, la dynamique repose sur :

  • des rencontres ouvertes à toustes et dédiées à différents sujets (à la demande donc n’hésitez pas à nous transmettre vos besoins et envies)
  • des échanges avec des expériences inspirantes venues d’ailleurs, qui ont obtenu des victoires (là encore, si vous avez entendu parler d’une super initiative menée en Flandre, Hongrie ou Norvège, dites-le nous !)
  • la diffusion de messages et récits de collectifs vers d’autres collectifs belges et d’ailleurs, pour se nourrir, s’inspirer, partager nos stratégies et sentir à quel point nous ne sommes pas seuls face aux durcissement des discours et des contextes politiques !

En juillet dernier, la rencontre consacré au partage de « nos galères » a mis en avant le sujet de l’argent comme principale difficulté des collectifs en résistance : pour se financer, pour ne pas s’épuiser, pour se protéger.

L’équipe Periferia a bien envie d’organiser une rencontre dédiée à ce sujet, avec l’envie d’y convier une personne experte de la recherche de financement et d’autres, pour plancher ensemble sur les sources de financement et de matériel à disposition des collectifs.

Cela vous intéresserait d’y prendre part ?

Vous avez des ressources et expériences à partager ?

L’Assemblée Citoyenne de Charleroi

Fin 2025, Periferia a été sélectionnée pour concevoir et accompagner le processus d’Assemblée Citoyenne Carolo en poursuivant une double envie : celle de défendre des démarches de démocratie participative à une échelle locale et particulièrement les assemblées citoyennes.

Pour Charleroi, il s’agissait d’une tout première expérience avec ce type de dispositifs. Il a été mis en place par la Ville de Charleroi et la Maison de la Participation et des Associations (MPA) soutenu par Periferia. Ainsi, afin de rendre légitime ce processus d’assemblée délibérative, 51 carolos et 24 habitant·es des communes environnantes ont été sélectionné·es par le Ville selon un échantillonnage représentatif de la population en termes d’âge, genre et statut socio-économique.

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Suivant des principes de co-construction, délibération et égalité, inclusion et transparence, à travers 5 journées de travail - de novembre 2025 à avril 2026 – les assemblistes de Charleroi se sont donc retrouvé·es afin de répondre à la question « comment redynamiser le centre-ville de Charleroi ? ». Le fruit de ce travail, 15 projets et opérations publiques à mener, a fait l'objet d'une dernière session spéciale, organisée dans la salle du Collègue, pour être présentée, amendée et adoptée par les assemblistes. Les projets ont ensuite été remis à une échevine de la Ville de Charleroi, Babette Jandrain. Les initiatives proposées visant à rendre le centre-ville plus agréable et accueillant mettaient en lumière les enjeux suivants :

- L’embellissement et la végétalisation de certains espaces

- L’accès à l’eau comme bien public

- La mise en valeur du patrimoine culturel et historique de la ville

- Une mobilité plus douce, inclusive et sécure

- Des évènements et activités pour tous·tes

- Un travail en réseau avec des acteur·ices locaux·les : habitant.e.s, étudiant.e.s, commerçant.e.s et associations

- Une jonction entre la ville basse et la ville haute

- Uneattention aux usagers précarisés dans l’espace public, avec un accès à des toilettes publiques et une salle de consommation.

 

La Vile dispose maintenant d'une année, jusqu'au Printemps 2027 pour établir un  plan de mise en oeuvre de ces projets et revenir vers les assemblistes pour leur faire part de l'état d'avancement. Plusieurs assemblistes ont exprimé leur disposition à s'associer aux pôles communaux qui seront en charge de penser et développer leurs projets : la Ville étudie également cette possibilité de maintenir un lien avec elleux. A ce jour, Periferia n'a pas été informée des avancées depuis la fin de l'Assemblée, le 12 avril 2026.

Les habitant·es des tours Machtens s’emparent du Community Organizing

Depuis la décision prise par la Société du Logement de la Région de Bruxelles (SLRB) et le Logement Molenbeekois, en 2023, de démolir les deux tours de logements sociaux situées à Beekkant, les conditions de vie des locataires n’a cessé de se détériorer. Des appartements vides, des ascenseurs défectueux, des portes d’entrée cassées, les tuyauteries bouchées, des chaudières en panne…. Et de l’amiante !

Il est temps d’agir. Les logements Machtens rendent ses locataires malades.

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Source image : Periferia

Le besoin urgent de faire changer la situation a alors amené le Collectif d’Habitant·es Machtens (CHM) à s’emparer d’une méthode d’action politique efficace et concrète : le Community Organizing.

Au cours d’une formation donnée par l’Institut Alinsky sur cette méthode, le Collectif a pensé une action visant l’interpellation des décideurs et responsables –SLRB et le Logement Molenbeekois – dont la demande a été le relogement urgent des ménages fortement exposés à l’amiante.

En quoi consiste le Community Organizing

C’est une méthode d’action politique et sociale qui rassemble et organise des citoyens pour bâtir un pouvoir collectif, identifier des préoccupations communes et mener des actions/campagnes pour obtenir des changements concrets.Ce n’est pas simplement militer ou se mobiliser ponctuellement : c’est organiser durablement des citoyens pour construire un véritable rapport de force collectif.

Pour construire ce pouvoir, le Community Organizing propose quatre étapes :

  • ORGANISER
    • Rassembler = mettre en mouvement à partir des préoccupations concrètes ( qui s’organise ? pour changer quoi ?)
    • Structurer = Construire une véritable structure de pouvoir au sein d’une communauté (avoir un nom, des responsabilités, des règles de décision collective…)
  • REVENDIQUER = formuler des demandes claires (qui a le pouvoir d’agir ? )
  • AGIR = pour créer un rapport de force, exercer une pression graduelle
  • NEGOCIER = pour obtenir des résultats concrets
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Source image : Community Organizing

Négociation : on veut vivre dans des appartements qui ne nuisent pas à notre santé

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Source image : Periferia

A la demande du Collectif d’Habitant·es Machtens (CHM) , le 8 avril 2026, la Direction de la SLRB s’est rendue à Molenbeek pour rencontrer une délégation du CHM. L’enjeu a été d’obtenir le relogement urgent des locataires vivant dans des appartements insalubres, dont la présence d’amiante avait été constatée et communiquée officiellement en 2025.

Les Tours Machtens 1 et 3 accueillent encore 70 ménages parmi lesquels une trentaine est exposée à l’amiante, en plus de l’humidité et la surpopulation.

En amont de la rencontre, la délégation d’habitantes du CHM a préparé et structuré la négociation : des rôles stratégique assignés, entraînement à la prise de parole, s’exprimer au nom du collectif, formuler notre revendication da manière claire, comment ne pas se laisser intimider. L’idée étant de construire un rapport de force collectif pour que notre demande soit entendue. Ainsi, le jour J, les voisin·es de Machtens, des associations du quartier, la presse et d’autres locataires molenbeekois·e solidaires se sont rassemblé·es en bas des tours pour montrer leur désaccord et indignation face à la situation et obtenir des engagements clairs de la part des décideurs.

Avant de se mettre autour de la table, la délégation d’habitantes du CHM a fait visiter quelques appartements « malades » à la SLRB pour qu’iels puissent constater par elles/ eux-mêmes l’état catastrophique des logements.

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Source image : Periferia

Cette rencontre a porté ses fruits et la SLRB s’est engagée à reloger à court terme 18 ménages vivant dans des situations les plus difficiles.  Pour rendre cela possible, la SLRB avec le Logement Molenbeekois ont fait appel à la solidarité des autres Sociétés Immobilières de Service Public (SISP) dans la Région pour coordonner la mise à disposition de logements vacants.

Depuis l’action menée par le Collectif au mois d’avril, plusieurs échanges ont eu lieu durant l’été entre le Logement Molenbeekois et les locataires, garantissant le suivi et mise en route des engagements pris la SLRB.

La négociation pour obtenir le relogement de tous les ménages est donc toujours en cours : à la suite d’une réunion organisée par le Logement Molenbeekois, le 9 septembre dernier, les locataires de Machtens ont reçu d’avantage d’informations concernant le Plan de Relogement. Les locataires espèrent que ce plan tienne compte de leurs besoins et priorise leur bien-être.

La conviction, le courage et la solidarité du Collectif  d’Habitant·es Machtens a permis qu’une situation d’injustice soit réparée. Nous ne lâcherons pas tant que la maltraitance institutionnelle envers les locataires ne cessera et que chacun·e d’entre eux/elles ne vivra dans un logement digne.

Periferia se nourrit…

Au Printemps dernier, l’équipe de Perifera s’est nourrie pour renforcer ses compétences et connaissances.

D’abord, auprès de Julie Godefroid, d’Epiphytes, qui aide les associations et le secteur non marchand à optimiser ses recherches de financement. Julie nous a accompagné durant deux journées, avec une énergie et une clarté impressionnante. Nous vous la recommandons vivement !

Ensuite, avec Anahi Machicado Rocha, éducatrice communautaire bolivienne, qui était déjà venue partager la vie de l’équipe durant 3 mois il y a deux ans. De retour en Europe pour suivre un master international en sciences de l’éducation inclusive, elle nous a rendu visite à Bruxelles quelques jours. L’occasion d’animer un atelier sur les processus de décolonisation à travers les 3 principaux piliers : néo-colonialisme, patriarcat et néo-extractivisme.

Une formation qui vise notamment à nourrir le nouveau projet d’accompagnement de la démarche latino-européenne « Altoparlante » (haut-parleur) que Periferia espère reconduire en 2027 pour 3 années.

Periferia se nourrit

Source image : Canva

Accueil d’Aaron et Aurélien dans notre équipe

Depuis peu, Periferia a accueilli de nouvelles énergies : Aaron et Aurélien, tous deux issus de milieux militants mais bien différents.

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D'origine Belgo-congolaise, Aaron vient du milieu enseignant dans lequel il a travaillé pendant un an et demi dans le secondaire. Il a également une expérience de participation aux luttes qui sont liées à ce milieu. Aujourd'hui, il ouvre un nouveau chapitre en rejoignant Périféria !

"Je milite depuis 4 ans dans le milieu antiraciste bruxellois et j’ai pour ambition de créer des espaces permettant de connecter et coordonner ces collectifs autour d’actions possédant plus d’impacts ; de construire l’autonomie de l’antiracisme politique à Bruxelles ; d’être à la hauteur des enjeux impliquant les populations issues de l’immigration africaine en Belgique. Je parle notamment depuis l’école, un des lieux importants où se joue l’avenir des jeunes issus de l’immigration africaine en Belgique." 
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C'est après avoir passé une année en Amérique latine qu'Aurélien a eu la vocation de travailler sur des projets sociaux. Bourré de talent artistique et d'envie de partager ses expériences, il a notamment été artiste peintre et donné des cours... de cirque !

"Mais surtout, je m’impliquais de plus en plus dans des collectifs écologistes et sociaux. Mon militantisme, avec les années qui passent, est devenu ma priorité, c’est pourquoi je suis si heureux de rejoindre cette équipe et ai hâte de me lancer dans des projets avec elles.eux."

Là où la gentrification détricote, les syndicats de locataires resserrent les mailles

Exemple de résistance des habitant·e·s d’un quartier populaire de Namur

Dans une ville, et un pays, où le paysage politique repose de plus en plus sur des logiques budgétaires et de désinvestissement dans les politiques publiques, notamment du logement, les discriminations économiques et sociales qui en découlent mettent à mal les plus vulnérables.

Au travers des expériences des habitant·e·s du quartier Saint-Nicolas, à Namur, nous voulons vous partager les actions et victoires d'un quartier face aux enjeux de la gentrification ainsi que la mise en oeuvre du syndicat de locataires LUNe.

Le syndicat se réunit tous les premiers mercredi du mois, à 18h dans le local de quartier à la rue Ponty.

Découvrez Radio Kawa, la nouvelle voix du quartier Saint-Nicolas !

" L'émission la plus écoutée de la République libre du Quartier de Saint-Nicolas à Namur "

Cette émission est née d’une belle aventure collective menée par un groupe composé d’habitant·es du quartier et de représentant·es d’associations au départ du Groupe d'Action Communication. Pour cette première édition, le groupe a choisi d’aborder un sujet essentiel : le logement.

Dans cette émission, la parole est donnée à celles et ceux qui vivent le quartier au quotidien, ainsi qu’aux personnes engagées qui tentent de faire bouger les choses.

🎧Ecoutez l'émission via ce lien

Pour aller plus loin...

Pour en savoir plus sur l'histoire sociale du quartier Saint-Nicolas, la mise en place de la concertation de ses habitant·e·s, et la création de l'asbl Coquelicot, cliquez sur le document ci-dessous.

L’expo Fourch’ETC

La Fourch’ETC, groupe de recherche populaire autour de la précarité alimentaire

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De septembre 2024 à février 2026, des personnes faisant partie d’initiatives belges et françaises agissant pour l’accès à une alimentation digne, ont pris le temps de se rencontrer et de se questionner sur comment lutter contre la précarité alimentaire dans nos villes, villages et campagnes.

Afin de tenter d’y répondre, les collectifs se sont invités les uns les autres dans leur territoire dans l’idée de croiser des expériences, des regards, des obstacles mais aussi des capacités à faire autrement, que ce soit dans la distribution alimentaire, les caisses sociales de l’alimentation, les cantines solidaires ou les fermes collectives.

Le résultat de ces rencontres riches et précieuses a pris la forme d’une Expo inaugurée à la mi-février 2026, au Lîeu des habitant·es de la rue et de la ville, à Grenoble. Ce format a été choisi par le groupe car il laissait la place aux différentes traces produites le long de la démarche (photos, textes collectifs, podcasts, vidéo, collages, livrets …) que l’on souhaitait partager au-delà de la Fourch’ETC. Cette Expo a alors été conçue pour être itinérante et voyager entre les différents lieux des collectifs, de Grenoble à Namur en passant par Cavaillon ou Paris.

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L’Expo, étape de restitution

Au vernissage public de l’exposition, étape forte de la démarche, une soixantaine de personnes se sont rassemblées. Les visiteur·euse·s ont été accueilli·e·s par les participant·e·s pour une visite guidée à travers les différents espaces de l’exposition : Le coin-cocon « Prendre soin », la Fresque de la démarche, l’Exposition des grands textes thématiques, les Cabines de visionnage des capsules vidéos, les Cabines téléphoniques d’écoute de podcasts, l’Affiche des collectifs, les Présentoirs des livrets "Récits Croisés"... Une vidéo racontant la démarche a également été projetée, et a servi de support à un échange avec le public.

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Suite des échanges

Le lendemain de l’inauguration, des discussions se sont poursuivies autour d’un « Banquet populaire » sur les cantines solidaires et la valorisation animée par la cantine Terrain d’Entente ; un atelier de co-développement animé autour des enjeux d’épuisement individuel ; un débat sur les liens à la terre animé par La Ferme Noire, Le Jardin Levat et La CLASS - La Caisse Locale de l’Alimentation Solidaire de Schaerbeek.

Et pour clôturer ces discussions et rencontres, nous avons assisté à la représentation de la saynète « La distribution alimentaire – Marre de ramasser les miettes ».

Les chercheur·euse·s populaires du groupe Fourch’ETC souhaitent continuer à se rencontrer pour aller plus loin dans la construction de nouvelles manières de faire et d’agir collectivement pour faire société ensemble.

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Source images : Periferia

Le projet a pu être réalisé grâce à un financement de mobilité européenne Erasmus + et un soutien de la FWB dans le cadre de l'Education Permanente.

Cap Démocratie à Namur – Les gueux ont remis leurs doléances

L’un des combats pour favoriser l’implication des citoyen·ne·s dans les prises de décision du collectif Cap démocratie, que nous suivons depuis des années, est l’instauration d’une deuxième chambre consultative au Parlement Wallon, constituée de citoyen·ne·s tiré·e·s au sort.

En 2023, le collectif avait rassemblé des signatures dans le cadre de l’article 130bis. Celui-ci stipule que si les citoyens adressent une proposition soutenue par au moins 2000 personnes, le Parlement wallon est dans l'obligation de l'examiner.

Suite à cette demande, le Parlement wallon avait décidé de mettre en place une commission délibérative mixte de 30 citoyen·ne·s tirés au sort et 10 élus. Ces derniers avaient pris le temps d'étudier la question : il s'agissait d'une opportunité pour mettre en place une deuxième chambre. Quant à la commission délibérative mixte, qui s’était réunie 6 fois entre octobre 2023 et février 2024, elle avait remis un avis favorable, approuvé par tous les partis.

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Mais depuis, plus rien. La faute, partiellement, à un changement de la composition du Parlement wallon. Mais ce n’est pas une explication suffisante. La démocratie est un processus sur le temps long, et les initiatives citoyennes ne sauraient être mises de côté après cinq années passées.

Cap Démocratie ne s’est pas laissé abattre pour autant, et s’est saisi de l’article 127 qui permet d’interpeller le Parlement wallon à condition de rassembler 1000 nouvelles signatures. Une impression s'est fait sentir, celle de devoir faire une nouvelle demande pour obtenir l'attention des élu·e·s. On pourrait ainsi dire que le processus a donné le sentiment au collectif qu’iels étaient des gueux venus quémander l’attention de grands seigneurs.

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Source images : Periferia & Cap Démocratie

Ce mercredi 8 avril, c'est avec cette idée que Cap Démocratie est donc venu déposer les signatures requises pour l’interpellation du Parlement, mais pas n’importe comment : déguisé·e·s en gueux du Moyen-Âge afin de montrer qu’ils ne se soumettaient pas de bon coeur à toutes ces démarches nécessaires à un simple dialogue citoyens-élus !

La procession, qui a débuté Place d’Armes à Namur, a parcouru le chemin jusqu’au Parlement, agrémentée de discours, de chants et de l’intervention d’un bouffon acrobate, venu revigorer la flamme de la démocratie participative dans les coeurs de nos concitoyen·ne·s.

Cap Démocratie continue donc le combat et poursuit son projet de chambre consultative citoyenne !

Soirée « Liens de Résistance » le mercredi 22 avril

Periferia vous invite à l'événement Liens de résistance, organisé en collaboration avec Agir pour la paix.

Le format sera... un Speed dating de collectifs ! Un événement à l’attention de tou.tes citoyen.nes et collectifs engagés qui veulent partager et se rencontrer.
Les collectifs invités nous présenterons leur lutte ainsi qu’un panel variés d’actions inspirantes en vue de remporter des victoires sociales et environnementales.

Pourquoi ?
Aujourd’hui, il est plus que primordial de favoriser les liens entre les collectifs et aussi avec les citoyen.nes pour se mobiliser collectivement et échanger sur des méthodes d’actions pour le changement social.

Pour qui ?
Tout le monde ! Expérimenté·e ou simplement curieux·se, bienvenue !

Inscriptions souhaitées via ce formulaire

Lieu : Maison de la Paix : rue Van Elewyck, 35, 1050 Ixelles. (⚠️Bâtiment non accessible au PMR).

Date : Le 22 avril de 18h à 21h.
Accueil à partir de 17h30

Entrée et grignotage gratuit !

Community Organizing – On est ensemble

Récemment, Periferia a rencontré l'association camerounaise On Est Ensemble qui oeuvre à l'action communautaire par le Community Organizing. L'association est active à Douala et Yaoundé, où elle organise les communautés pour transformer leurs conditions de vie et arracher des victoires concrètes : accès à l'eau, l'électricité ou la santé, lutte contre l'accaparement des terres, amélioration des conditions de travail..

L'association met en place différentes initiatives pour défendre les intérêts des citoyen·ne·s afin :

  • d'améliorer la qualité de vie de chacun·e ;
  • permettre l'inclusion sociale ;
  • permettre le développement économique local ;
  • et protéger l'environnement.

On Est Ensemble se mobilise à la fois dans du travail sur le terrain et sous forme de campagnes citoyennes dans le but de renforcer la solidarité entre différentes communautés.

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Méthodes d'organisation de "On est ensemble"

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Les différents projets portés par l'association

L'organisation de communautés de défense des droits est une action militante qui requiert une certaine indépendance pour agir. L'association "On est ensemble" cherche donc à renforcer ses actions via du partenariat européen et des financements. N'hésitez pas à les ontacter.

Association On Est Ensemble

 

Adresse : Bepanda,Face Clinique La Rosa, Douala - Cameroun

Contact : onestensemblecameroun@gmail.com

La page Facebook

Une soirée dédiée à la désobéissance civile

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Comment se faire entendre : on ne peut plus faire l’écueil de cette question…

Ces derniers mois, nous avons remarqué que la question de la désobéissance civile revient régulièrement dans les collectifs que nous accompagnons.

Les mesures politiques ultra-libérales (déchéance du droit au chômage, perte de budgets pour la culture, atteinte aux droits sociaux...) atteignent de plein fouet les publics les plus fragilisés. Les collectifs témoignent d’une rupture du dialogue avec celles et ceux à l’origine de ces mesures. Ce contexte politique d’austérité s’accompagne de discours stigmatisant certaines personnes (sans emploi, malades et invalides, sans chez-soi…) jugées responsables de leur situation, nourrissant un sentiment d’impuissance, de culpabilité et d’isolement.

Dans un tel contexte, nous ne pouvons que nous indigner, résister et nous organiser pour défendre les droits sociaux pour toustes. Cependant, plus que jamais, nous ne pouvons faire l’écueil de nous demander de quelle manière il est possible de s’opposer en tant que citoyen·ne·s et collectifs, sans exposer à davantage de difficultés et violence celles et ceux qui sont déjà impacté·e·s durement par ces mesures.

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Une soirée pour se nourrir collectivement

Dans les murs du DK à Saint-Gilles, en collaboration avec l’asbl Agir Pour la Paix, Periferia a organisé une soirée pour approfondir les possibilités qu’offrent la désobéissance civile mais aussi ses risques et ses enjeux. Cette soirée s’adressait à des personnes et collectifs peu familiers de ces méthodes de désobéissance civile autant qu’à des personnes plus chevronné·e·s, désireuses de partager leur expérience et questionnements.

Pour nous nourrir, nous avons invité des représentant.es de collectifs tels que de La Voix des Sans Papiers, Progress Lawyers Network et le Front Anti-Expulsion.

La soirée a débuté par un rappel de l’historique de la désobéissance civile et de l’action directe afin de mieux comprendre les contextes politiques et socio-économiques dans lesquels elle a émergé. Par la suite, chaque intervenant·e a partagé ses pratiques et expériences de désobéissance civile. Ensuite, les participant·e·s se sont réuni·e·s en deux ateliers :

  • Les risques et freins à la désobéissance civile
  • Comprendre le cadre d’une action de désobéissance civile

Grâce aux apports multiples la soirée a été un vrai vivier d’inspiration et d’apprentissage : risques légaux, place des personnes fragilisées, place des allié·e·s, responsabilité collective, etc. L'objectif de la soirée étant que chaque participant·e soit plus à même de décider de se positionner par rapport à cette pratique.

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Source photos : Periferia

Les enjeux apparus dans nos échanges

  • Quels risques pour les personnes les plus fragiles qui utiliseraient ce mode d’action ? Comment diminuer ces risques ?
    La discussion a permis de clarifier la responsabilité civile et les risques légaux afin d’être plus à même de choisir le bon mode d’actionet/ou de les mettre en œuvre de manière stratégique (par exemple, le choix de distribution des rôles dans les actions). La discussion sur l’aspect légal de la désobéissance a aussi permis de questionner comment les lois existent et de rappeler leur caractère fondamentalement évolutif et perméable aux avancées sociales. Plusieurs exemples historiques de luttes sociales ayant permis de transformer les lois pour plus de justice sociale ont été exposés.
  • La responsabilité politique du vote desbelges : faire prendre conscience de l’impact des politiques publiques sur la vie des personnes les plus fragilisées de manière à agir préventivement en posant des choix électoraux en cohérence avec les valeurs que l’on défend.
  • La posture d’allié·ed’une lutte : Peut-on être un·e allié·e dans la lutte contre l’injustice ou sommes-nous tout autant concerné·e qu’une personne qui la subit ?

Au final, la soirée a montré à quel point nos postures politiques et nos situations individuelles influencent nos rôles dans la transformation sociale.

Un podcast et le souhait de poursuivre

 La clôture de la soirée, autour d’une soupe partagée, a confirmé l’envie de continuer à s’encapaciter autour de ces enjeux. Nous en avons pris bonne note et comptons poursuivre sur cette lancée en 2026. Nous vous tiendrons informé·e·s !

 Par ailleurs, un podcast sur ces enjeux est également en cours de production.

En attendant toutes ces suites enthousiasmantes, restons vigilant.es, mobilisé.es, connecté.es et engagé.es afin de construire ensemble une vraie démocratie et tendre vers plus de justice sociale. 

Si vous avez des idées ou des demandes, n’hésitez pas à nous contacter : contact@periferia.be.

 

CaP Démocratie défend le Sénat et maintient la pression sur le Parlement wallon !

CAP Democratie logo

En octobre 2026, CaP Démocratie était invité par la radio associative et d’expression soutenue par l’ULiège et la FWB, radio 48FM. Une opportunité pour le collectif de se rendre visible et de poursuivre son action de sensibilisation à l’importance de défendre notre système démocratique.

Par ailleurs, CaP Démocratie poursuit ses actions avec deux objectifs :

  1. Maintenir la pression sur le Parlement wallon pour que nos député·e·s mettent en œuvre les recommandations citoyennes formulées par la 1ere commission délibérative mixte de Wallonie et votées par les élu·e·s en 2024. Leur action auprès de la presse porte ses fruits puisque plusieurs articles sont récemment sortis sur ce sujet. Le journal Le Soir lui a notamment dédié sa première page du 3 février dernier : « Les commissions citoyennes au parlement wallon s’enlisent »
  2. Défendre la participation citoyenne et le renouveau démocratique au niveau fédéral en s’opposant à la suppression du Sénat, souhaitée par le gouvernement Arizona. Cap Démocratie a publié un article pour éclairer les citoyen·ne·s sur cet enjeu, à découvrir sur leur site ou en cliquant ici. Le collectif entend profiter de l’ouverture de l’article 195 de la Constitution pour pousser l’idée d’un bicamélarisme citoyen.
Vous pouvez également signer et relayer cette pétition pour la transformation du Sénat en Assemblée citoyenne.
Intéressé·e·s par ces enjeux ? N’’hésitez pas à suivre les actualités de Cap Démocratie.
Vous pouvez également signer et relayer cette pétition pour la transformation du Sénat en Assemblée citoyenne

Retour sur nos deux AG (9 février & 9 mars)

2026-2030, un nouveau plan pour Periferia

Construisons-le ensemble !

En 2025, Periferia a entamé un processus d‘évaluation des actions et enjeux abordés au cours des 6 dernières années (2020-2025), tous financements et programmes confondus. En 2026, nous lançons un cycle de réflexion avec nos membres, sympathisant·e·s et compagnon·ne·s de route pour construire nos lignes d’action pour les 5 prochaines années (jusque 2030) : le nouveau plan stratégique Periferia 2026-2030.

Sur quels enjeux se positionner dans les prochaines années ? Dans quelles dynamiques et autour de quelles actions soutenir les collectifs ? Quelles stratégies pour élargir la communauté de pratiques AltoParlante  entre organisations d’Amérique latine et d’Europe ? Dans quel buts et autour de quels enjeux provoquer des échanges entre collectifs d’ici et d’ailleurs ? Comment résister aux durcissements autoritaires qui nous pressent ? Comment se faire entendre de celles et ceux qui ont le pouvoir de décider ?

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Des choix stratégiques que nous voulons construire avec d’autres, via l’AG et toustes celles et ceux qui gravitent, agissent, co-portent des dynamiques et partagent nos réflexions. Nous ouvrons donc une série de rendez-vous « élargis » pour le dessiner ensemble, dont la 1ere rencontre a eu lieu ce lundi 9 février. Merci aux participant·e·s et bienvenue à celleux qui nous rejoindraient pour la suite !

➡️ Prochain rdv : lundi 9 mars de 17h30 à 20h30 à Bruxelles.

Periferia au cours des 5 dernières années, en quelques mots, c’est…

AG Nuage de mots

…et en panorama de nos projets et enjeux.

Les discussions ont débuté le 9 février (Merci à toustes !) ...

Les premières lignes qui sont apparues :

  • En 5 ans, une centaine de rencontres et d’échanges, dont la moitié connectant des collectifs actifs dans des pays différents, ont eu lieu. Deux rencontres Altoparlante ont été organisées en Europe, avec des organisateur·rice·s venu·e·s d’Amérique latine, de Belgique, de France et d’Allemagne. Comment considérer ces pratiques d’échanges, et leurs impacts, dans le contexte actuel ? Quels sens pour les collectifs ? Ces échanges doivent-ils s’autonomiser ? Quelle juste place pour l’équipe de Periferia ?
  • Les dynamiques visant à rendre visibles les collectifs et les luttes ont gagné en ampleur. L’organisation de deux « Silence, on Parle » comme espaces publics d’expression a relancé les questionnements sur l’impact, surtout en regard de la lourdeur de l’organisation que cela représente. Est-ce suffisant ? De qui cherche-t-on à être visible ? Doit-on repenser nos stratégies ? Par ailleurs, les productions, reconnues comme qualitatives et originales, ne jouissent pas toujours d’une diffusion à la hauteur. »
  • Une cinquantaine d’analyses, d’études et d’outils pédagogiques ou d’animation ont été produites, ainsi que deux documentaires, deux livres et deux séries de podcasts thématiques. Ces productions sont saluées pour leur qualité, originalité mais trop peu visibles. Comment s’assurer qu’elles circulent et impactent autour d’elles ? Quelles stratégies d’accompagnement inventer ? L’idée d’une biblicyclette est évoquée…
  • Les collectifs se sentent méprisés, violentés, non considérés par les élu·e·s et institutions. Pourtant, dans leurs actions, la plupart cherche encore à entrer en dialogue, à négocier. Même si de plus en plus acceptent ou envisagent plus facilement qu’avant des actions de pression, dénonciation voire désobéissance. Il est nécessaire de se nourrir pour apprendre à résister, dans la joie : Periferia lance un projet « résistances » alliant un magazine des collectifs, des rencontres de collectifs en résistance en Europe et ailleurs, un cycle dédié à la désobéissance civile et des actions légales mais malaisantes pour provoquer le dialogue.

... et ce sont poursuivies le 9 mars !

Cette fois, les réflexions se sont regroupées autour de plusieurs axes :

  • La visibilité : Comment se rendre visible ? Comment créer des espaces de visibilisation (≠ de l'aide) ? Quelles sont les clés d'une communication stratégique pour générer de l'espoir ?
    • La réflexion s'est d'abord portée vers les différentes façons de renforcer notre visibilité. Au-delà des différents modes de visibilités (réseaux sociaux, productions, médias visuels / papiers), la question de vers qui nous souhaitons nous rendre (plus) visibles s'est aussi posée. En effet, l'approche doit être plus ou moins adaptée  en fonction de l'interlocuteur à qui l'on s'adresse. Par exemple, on n'approche pas un·e élu·e de la même façon qu'un collectif de citoyen·ne·s.
  • Nos liens aux "Suds" : Comment générer des espaces de rencontres ? Comment garder une horizontalité dans le partage collectif ? Comment entretenir et établir de nouveaux liens ?
    • Chez Periferia, nous n'oublions pas que notre association est née d'expériences en Amérique latine d'où elle puise également ses racines et son identité. Afin de maintenir ces liens, les anciens projets et peut-être de nouveaux, nous avons considéré plusieurs possibilités autour des "Suds". Nous avons notamment imaginé établir des nouvelles rencontres, des nouveaux liens à tisser autour de plusieurs thèmes (droit au logement, précarité, démocratie participative, ...).
  • Influencer les politiques publiques : Comment se faire entendre auprès des élu·e·s ? Comment être un changement social avec nos publics ? Quelles voies pour susciter le changement ? D'autres voies sont-elles possibles ?
    • Suite à notre précédent événement pour mieux comprendre la désobéissance civile, ainsi que notre projet Résistance (disponible en podcast), nous nous sommes posé la question de comment (vraiment) se faire entendre et créer un changement social. Nous avons aussi réfléchi à comment avancer ensemble dans un climat hostile tel que nous le vivons.
  • Et la Terre dans tout ça ? Enfin, s'est posée la question des thématiques liées à la Terre. La difficulté étant de bien comprendre ce que cela signifie et comment le relier à nos expériences. Par lien à Terre, qu'entend-on nous exactement ? La Terre-mère, la Terre nourricière ? La Terre en tant qu'espace de réappropriation de territoires ? Le sujet est effectivement vaste. Il s'agit en effet d'un sujet important sur lequel nous souhaitons réfléchir, ne serait-ce que pour envisager des possibles liens avec des projets déjà existants et / ou à venir.