Une soirée dédiée à la désobéissance civile

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Comment se faire entendre : on ne peut plus faire l’écueil de cette question…

Ces derniers mois, nous avons remarqué que la question de la désobéissance civile revient régulièrement dans les collectifs que nous accompagnons.

Les mesures politiques ultra-libérales (déchéance du droit au chômage, perte de budgets pour la culture, atteinte aux droits sociaux...) atteignent de plein fouet les publics les plus fragilisés. Les collectifs témoignent d’une rupture du dialogue avec celles et ceux à l’origine de ces mesures. Ce contexte politique d’austérité s’accompagne de discours stigmatisant certaines personnes (sans emploi, malades et invalides, sans chez-soi…) jugées responsables de leur situation, nourrissant un sentiment d’impuissance, de culpabilité et d’isolement.

Dans un tel contexte, nous ne pouvons que nous indigner, résister et nous organiser pour défendre les droits sociaux pour toustes. Cependant, plus que jamais, nous ne pouvons faire l’écueil de nous demander de quelle manière il est possible de s’opposer en tant que citoyen·ne·s et collectifs, sans exposer à davantage de difficultés et violence celles et ceux qui sont déjà impacté·e·s durement par ces mesures.

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Une soirée pour se nourrir collectivement

Dans les murs du DK à Saint-Gilles, en collaboration avec l’asbl Agir Pour la Paix, Periferia a organisé une soirée pour approfondir les possibilités qu’offrent la désobéissance civile mais aussi ses risques et ses enjeux. Cette soirée s’adressait à des personnes et collectifs peu familiers de ces méthodes de désobéissance civile autant qu’à des personnes plus chevronné·e·s, désireuses de partager leur expérience et questionnements.

Pour nous nourrir, nous avons invité des représentant.es de collectifs tels que de La Voix des Sans Papiers, Progress Lawyers Network et le Front Anti-Expulsion.

La soirée a débuté par un rappel de l’historique de la désobéissance civile et de l’action directe afin de mieux comprendre les contextes politiques et socio-économiques dans lesquels elle a émergé. Par la suite, chaque intervenant·e a partagé ses pratiques et expériences de désobéissance civile. Ensuite, les participant·e·s se sont réuni·e·s en deux ateliers :

  • Les risques et freins à la désobéissance civile
  • Expérimenter les étapes de construction d’une action

Grâce aux apports multiples la soirée a été un vrai vivier d’inspiration et d’apprentissage : risques légaux, place des personnes fragilisées, place des allié·e·s, responsabilité collective, etc. L'objectif de la soirée étant que chaque participant·e soit plus à même de décider de se positionner par rapport à cette pratique.

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Source photos : Periferia

Les enjeux apparus dans nos échanges

  • Quels risques pour les personnes les plus fragiles qui utiliseraient ce mode d’action ? Comment diminuer ces risques ?
    La discussion a permis de clarifier la responsabilité civile et les risques légaux afin d’être plus à même de choisir le bon mode d’actionet/ou de les mettre en œuvre de manière stratégique (par exemple, le choix de distribution des rôles dans les actions). La discussion sur l’aspect légal de la désobéissance a aussi permis de questionner comment les lois existent et de rappeler leur caractère fondamentalement évolutif et perméable aux avancées sociales. Plusieurs exemples historiques de luttes sociales ayant permis de transformer les lois pour plus de justice sociale ont été exposés.
  • La responsabilité politique du vote desbelges : faire prendre conscience de l’impact des politiques publiques sur la vie des personnes les plus fragilisées de manière à agir préventivement en posant des choix électoraux en cohérence avec les valeurs que l’on défend.
  • La posture d’allié·ed’une lutte : Peut-on être un·e allié·e dans la lutte contre l’injustice ou sommes-nous tout autant concerné·e qu’une personne qui la subit ?

Au final, la soirée a montré à quel point nos postures politiques et nos situations individuelles influencent nos rôles dans la transformation sociale.

Un podcast et le souhait de poursuivre

 La clôture de la soirée, autour d’une soupe partagée, a confirmé l’envie de continuer à s’encapaciter autour de ces enjeux. Nous en avons pris bonne note et comptons poursuivre sur cette lancée en 2026. Nous vous tiendrons informé·e·s !

 Par ailleurs, un podcast sur ces enjeux est également en cours de production.

En attendant toutes ces suites enthousiasmantes, restons vigilant.es, mobilisé.es, connecté.es et engagé.es afin de construire ensemble une vraie démocratie et tendre vers plus de justice sociale. 

Si vous avez des idées ou des demandes, n’hésitez pas à nous contacter : contact@periferia.be.

 

CaP Démocratie défend le Sénat et maintient la pression sur le Parlement wallon !

CAP Democratie logo

En octobre 2026, CaP Démocratie était invité par la radio associative et d’expression soutenue par l’ULiège et la FWB, radio 48FM. Une opportunité pour le collectif de se rendre visible et de poursuivre son action de sensibilisation à l’importance de défendre notre système démocratique.

Par ailleurs, CaP Démocratie poursuit ses actions avec deux objectifs :

  1. Maintenir la pression sur le Parlement wallon pour que nos député·e·s mettent en œuvre les recommandations citoyennes formulées par la 1ere commission délibérative mixte de Wallonie et votées par les élu·e·s en 2024. Leur action auprès de la presse porte ses fruits puisque plusieurs articles sont récemment sortis sur ce sujet. Le journal Le Soir lui a notamment dédié sa première page du 3 février dernier : « Les commissions citoyennes au parlement wallon s’enlisent »
  2. Défendre la participation citoyenne et le renouveau démocratique au niveau fédéral en s’opposant à la suppression du Sénat, souhaitée par le gouvernement Arizona. Cap Démocratie a publié un article pour éclairer les citoyen·ne·s sur cet enjeu, à découvrir sur leur site ou en cliquant ici. Le collectif entend profiter de l’ouverture de l’article 195 de la Constitution pour pousser l’idée d’un bicamélarisme citoyen.
Vous pouvez également signer et relayer cette pétition pour la transformation du Sénat en Assemblée citoyenne.
Intéressé·e·s par ces enjeux ? N’’hésitez pas à suivre les actualités de Cap Démocratie.
Vous pouvez également signer et relayer cette pétition pour la transformation du Sénat en Assemblée citoyenne

Retour sur l’assemblée générale élargie du 9 février

2026-2030, un nouveau plan pour Periferia

Construisons-le ensemble !

En 2025, Periferia a entamé un processus d‘évaluation des actions et enjeux abordés au cours des 6 dernières années (2020-2025), tous financements et programmes confondus. En 2026, nous lançons un cycle de réflexion avec nos membres, sympathisant·e·s et compagnon·ne·s de route pour construire nos lignes d’action pour les 5 prochaines années (jusque 2030) : le nouveau plan stratégique Periferia 2026-2030.

Sur quels enjeux se positionner dans les prochaines années ? Dans quelles dynamiques et autour de quelles actions soutenir les collectifs ? Quelles stratégies pour élargir la communauté de pratiques AltoParlante  entre organisations d’Amérique latine et d’Europe ? Dans quel buts et autour de quels enjeux provoquer des échanges entre collectifs d’ici et d’ailleurs ? Comment résister aux durcissements autoritaires qui nous pressent ? Comment se faire entendre de celles et ceux qui ont le pouvoir de décider ?

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Des choix stratégiques que nous voulons construire avec d’autres, via l’AG et toustes celles et ceux qui gravitent, agissent, co-portent des dynamiques et partagent nos réflexions. Nous ouvrons donc une série de rendez-vous « élargis » pour le dessiner ensemble, dont la 1ere rencontre a eu lieu ce lundi 9 février. Merci aux participant·e·s et bienvenue à celleux qui nous rejoindraient pour la suite !

➡️ Prochain rdv : lundi 9 mars de 17h30 à 20h30 à Bruxelles.

Periferia au cours des 5 dernières années, en quelques mots, c’est…

AG Nuage de mots

…et en panorama de nos projets et enjeux.

Les discussions ont débuté le 9 février (Merci à toustes !) et de premières lignes apparaissent :

  • En 5 ans, une centaine de rencontres et d’échanges, dont la moitié connectant des collectifs actifs dans des pays différents, ont eu lieu. Deux rencontres Altoparlante ont été organisées en Europe, avec des organisateur·rice·s venu·e·s d’Amérique latine, de Belgique, de France et d’Allemagne. Comment considérer ces pratiques d’échanges, et leurs impacts, dans le contexte actuel ? Quels sens pour les collectifs ? Ces échanges doivent-ils s’autonomiser ? Quelle juste place pour l’équipe de Periferia ?
  • Les dynamiques visant à rendre visibles les collectifs et les luttes ont gagné en ampleur. L’organisation de deux « Silence, on Parle » comme espaces publics d’expression a relancé les questionnements sur l’impact, surtout en regard de la lourdeur de l’organisation que cela représente. Est-ce suffisant ? De qui cherche-t-on à être visible ? Doit-on repenser nos stratégies ? Par ailleurs, les productions, reconnues comme qualitatives et originales, ne jouissent pas toujours d’une diffusion à la hauteur. »
  • Une cinquantaine d’analyses, d’études et d’outils pédagogiques ou d’animation ont été produites, ainsi que deux documentaires, deux livres et deux séries de podcasts thématiques. Ces productions sont saluées pour leur qualité, originalité mais trop peu visibles. Comment s’assurer qu’elles circulent et impactent autour d’elles ? Quelles stratégies d’accompagnement inventer ? L’idée d’une biblicyclette est évoquée…
  • Les collectifs se sentent méprisés, violentés, non considérés par les élu·e·s et institutions. Pourtant, dans leurs actions, la plupart cherche encore à entrer en dialogue, à négocier. Même si de plus en plus acceptent ou envisagent plus facilement qu’avant des actions de pression, dénonciation voire désobéissance. Il est nécessaire de se nourrir pour apprendre à résister, dans la joie : Periferia lance un projet « résistances » alliant un magazine des collectifs, des rencontres de collectifs en résistance en Europe et ailleurs, un cycle dédié à la désobéissance civile et des actions légales mais malaisantes pour provoquer le dialogue.

Les discussions sont lancées.

Poursuivons-les le lundi 9 mars,
17h30 – 20h30 à Molenbeek.

N’hésitez pas à inviter d’autres personnes pour nourrir notre réflexion : nous les informerons préalablement pour garder un maximum de temps à la discussion.