Soutenir des acteurs de transformation sociale dans les pays du Sud

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Encourager des liens entre projets et acteurs de pays du « Sud », 

Rendre visible et analyser des démarches d’incidences politiques,

Mettre en valeur des expériences citoyennes qui font bouger les lignes,

Renforcer les organisations et collectifs autour du droit à la ville 

Expérimenter d’autres modes de faire et de penser la transformation sociale,

Ce sont les principaux enjeux et objectifs du travail mené par Periferia en Amérique Latine.

Dans quel cadre se développe ce travail ?

Depuis sa constitution au départ d’expériences au Brésil, l’association Periferia a été repérée par une organisation allemande de coopération – Misereor – qui finance de nombreux projets dans le monde (Afrique, Amérique Latine et Asie).

Au-delà de ces financements, elle mobilise des appuis spécifiques auprès de personnes et organisations pour renforcer les organisations qu’elle soutient. C’est dans ce cadre que Periferia collabore depuis 2003 avec une cinquantaine de partenaires latino-américains.

Sur quelles dimensions ?

Au départ, c’était essentiellement sur la dimension urbaine et le droit à la ville que nous avons accompagné des ONGs du Pérou, de Bolivie, de République Dominicaine, d’Equateur, du Brésil… Il pouvait s’agir d’appuis méthodologiques, stratégiques, de soutien à de la mise en réseau, toujours avec la préoccupation de la participation citoyenne comme ingrédient central.

Progressivement, autour de la participation et des initiatives de la société civile, c’est la recherche de formes d’incidence qui est devenue prioritaire : comment faire pour que tous ces projets menés arrivent à faire évoluer la société ? que ce soit en termes de politiques publiques, d’opinion publique ou de comportements individuels et collectifs.

Une recherche de transformation sociale qui ne peut pas se limiter au Sud !

Si le projet est pensé pour appuyer des organisations dans les pays du Sud, au fur et à mesure de toutes ces collaborations, les parallèles avec les réalités européennes apparaissent chaque fois de manière plus évidente.

Aujourd’hui, même si la dimension urbaine perdure, l’essentiel du travail mené concerne l’appui à toute initiative de transformation de la société en Amérique Latine, en cherchant à tisser des liens et échanges avec l’Europe et l’Afrique lusophone (Angola, Mozambique).

En quoi consiste l’apport de Periferia

De manière concrète, Periferia travaille avec des organisations dans ces pays latino-américains (et africains) sous différentes formes :

  • en organisant des rencontres locales
  • en aidant à donner de la visibilité à des expériences (appui à l’élaboration de documents
  • en expérimentant d’autres manières de faire et de penser la transformation sociale
  • en proposant des échanges d’expériences et de personnes entre contextes différents
  • en proposant des réflexions avec l’équipe allemande en charge de l’Amérique Latine chez Misereor

Récemment, Periferia a mis en place – avec des partenaires – un espace virtuel qui cherche à donner davantage de visibilité à ces initiatives et surtout à tous ces processus de transformation sociale : Altoparlante (en espagnol) – Altofalante (en portugais) qui signifient « hautparleur ».

 

La Fabrique de Liens Citoyens à Verviers

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Face aux enjeux de diversité de la population et de dualisation entre les hauts et les bas quartiers de Verviers, la Ville / l’échevinat de l’intégration sociale et des relations interculturelles a mis en place, avec Periferia, une Fabrique de Liens Citoyens.

Basée sur une succession d’ateliers dans les quartiers et de Forums de la Ville où tous se retrouvent, ce dispositif vise à renforcer les liens à trois niveaux :

  • les liens entre tous les citoyens verviétois,
  • les liens entre les différents quartiers de la ville
  • les liens entre les citoyens et les autorités de leur ville.

Periferia, le Plan de Cohésion Sociale et le service des relations interculturelles accompagnent les citoyens et collectifs dans :

  • la définition des enjeux liés aux liens citoyens à Verviers
  • la formulation d’idées et de recommandations pour renforcer les liens citoyens
  • la construction et réalisation de projets citoyens pour retisser ces liens
  • la définition collective du règlement pour gérer le budget mis à disposition pour réaliser ces projets

« Et Si on Parlait Positif ? »

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C’est l’objet du processus de rencontre initiée par plusieurs partenaires de Prospect15 : le Centre culturel de Dinant, les Plans de Cohésion sociale d’Hastière et d’Yvoir, le CPAS d’Yvoir, Altéo et la Calestienne à Beauraing. Ensemble, ils ont imaginé un projet de rencontre entre plusieurs de leurs groupes, souvent englués dans des situations de vie difficiles et parfois décourageantes, pour s’essayer à la pratique du « Parler positif ».

Deux premières rencontres ont ainsi été provoquées pour réfléchir ensemble à la notion de « bien vivre ». Avec l’appui de Philocité, les participants ont expérimenté une dynamique de réflexion philosophique à partir des vécus et récits de chacun. Progressivement, nos idées se sont croisées, renforcées, alimentées…et chacun a pu prendre conscience qu’on vivait et pensait des choses similaires même si l’on vient d’horizons différents. Un moment de croisement entre une soixantaine d’acteurs très enrichissant.

Lors de la rencontre suivante, tous les groupes étaient réunis pour poursuivre ce travail en approfondissant nos idées pour en tirer des messages positifs à adresser à d’autres. L’idée étant de faire rayonner ce « parler positif ». Dans cet esprit, un studio de tournage vidéo est installé dans une pièce connexe à nos échanges et chacun, lorsque son message a muri, a pu s’y rendre pour l’enregistrer. Cinq capsules vidéos positives ont ainsi été réalisées et sont diffusées par une diversité d’opérateurs audiovisuels, culturels et associatifs. A la fin du tournage, un temps de plénière a permis d’identifier les ingrédients qui ont permis cette parole et expression face caméras des participants, peu habitués à cette pratique.

Une troisième rencontre est organisée au Printemps 2018 pour affiner notre stratégie de diffusion de l’expérience et des capsules vidéos. C’est aussi un moment pour entretenir le « parler positif » et imaginer des supports, méthodes, outils pour que chacun puisse le faire découvrir et vivre à d’autres en tant qu’ambassadeurs de la démarche.

Une expérience inédite !

Forum Ransfort

Molenbeek est un territoire associatif extrêmement dense, nos bureaux se situent juste au-dessus de l’« ASBL La Rue », à coté de « Lire et Ecrire » et lorsque l’on passe de l’autre côté du trottoir, nous nous retrouvons devant la porte du « Projet Lama ». Confrontés à des réalités, des publics et des buts différents nous avons peu connaissance des enjeux et des thématiques sur lesquels nos voisins travaillent.

Et si nous pouvions croiser nos enjeux ? Et si nos ressources pouvaient croiser les besoins de nos voisins ? Pour ça, il faudrait déjà les connaitre !

Suite à ce constat, la Fonderie nous fait part de son souhait d’organiser le Forum Ransfort. Le 17 mai Periferia prend le rôle de facilitateur des échanges, de rencontres et de croisements dans le magnifique cadre qu’offre « La Fonderie ». Une soixantaine de personnes sont présentes dont près de vingt-cinq associations sont représentées. Autant dire que cette matinée fût un moment où les liens entre le quartier se sont créés et renforcés !

L’évènement a donné lieu à la création d’une page Facebook, de quelques partenariats, d’une nouvelle rencontre en septembre 2017 et puis, qui sait ce que l’avenir nous réserve encore !

Quartiers Durables Citoyens

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Lancé en 2008 par Bruxelles Environnement, l’appel à projet « Quartiers durables citoyens » vise à soutenir, accompagner et valoriser des initiatives citoyennes collectives et durables à l’échelle des quartiers : jardins collectifs, verdurisation des rues, projet de mobilité douce…

Accompagnement de groupes citoyens

Aux côtés d’autres partenaires (21 solutions, Ecoconso, réseau transition…), Periferia vient en appui au sein des quartiers (mise en réseau, gestion de groupe, suivi du projet…). Depuis 2013, Periferia accompagne une dizaine de quartiers durables.

Animation du budget participatif

Au fil du temps et avec les quartiers soutenus, l’appel à projet a évolué, d’abord par la mise en place d’une assemblée participative où les critères de sélection ont été revus puis à travers un budget participatif lors de la cinquième édition en 2013.

Concrètement, cela s’est traduit par la mise en place d’un Conseil des Quartiers Durables Citoyens regroupant des quartiers durables avec pour objectif de décider collectivement de l’affectation budget disponible pour les quartiers (100 000 euros).

Mais au-delà de la répartition d’un budget et de la sélection des projets, le budget participatif des Quartiers durables Citoyens est surtout l’occasion de mettre en débat les actions prioritaires que l’on souhaite soutenir pour parvenir à rendre Bruxelles plus « durable ». Et dans ce sens, il permet de recréer de nouveaux espaces de débat à travers des dispositifs concrets, jusqu’ici trop souvent laissé aux mains d’experts.

 

Le budget citoyen de la commune d’Olne

Soucieux d’intégrer davantage les citoyens dans la conduite du projet de leur commune, la Commune d’Olne a montré son intérêt pour les dynamiques de budget participatif. En 2017, elle a lancé un projet-pilote pour sensibiliser les citoyens à la question des finances publiques et leur permettre de s’essayer à la gestion d’un budget citoyen, selon les mêmes modalités que les élus.

Dans un premier temps, une séance publique de présentation du budget 2017 a été réalisée par l’échevin des finances et de l’échevin de la participation citoyenne. Ceux-ci ont également répondu à une série de questions posées par les citoyens.

Dans un deuxième temps, Periferia est intervenue pour aider l’assemblée citoyenne à définir une priorité de travail et construire des critères pour mettre en place des réalisations en lien. La priorité définie en 2017 était celle du soutien à apporter à l’agriculture locale, un thème pour lequel 0% du budget communal n’est investi alors que 70% du territoire de la commune y est consacré.

Par la suite, une dizaine d’ateliers ont été animés pour penser et construire des actions autour de cet enjeu. Trois dimensions ont été abordées :

  • l’information des citoyens sur ce qui existe en matière de production locale
  • la rencontre et l’échange entre les consommateurs et les producteurs
  • la vente et distribution de ces produits locaux.

Au cours de ces ateliers les citoyens ont imaginé des actions, définis les moyens nécessaires et critère à intégrer dans les marchés publics, analysé les offres reçues, pensé des stratégies, organisé l’inauguration ; le tout en se frottant aux réalités des élus, des procédures légales mais aussi à la réalité et aux intérêts des producteurs locaux.