Retour sur l’assemblée générale élargie du 9 février

2026-2030, un nouveau plan pour Periferia

Construisons-le ensemble !

En 2025, Periferia a entamé un processus d‘évaluation des actions et enjeux abordés au cours des 6 dernières années (2020-2025), tous financements et programmes confondus. En 2026, nous lançons un cycle de réflexion avec nos membres, sympathisant·e·s et compagnon·ne·s de route pour construire nos lignes d’action pour les 5 prochaines années (jusque 2030) : le nouveau plan stratégique Periferia 2026-2030.

Sur quels enjeux se positionner dans les prochaines années ? Dans quelles dynamiques et autour de quelles actions soutenir les collectifs ? Quelles stratégies pour élargir la communauté de pratiques AltoParlante  entre organisations d’Amérique latine et d’Europe ? Dans quel buts et autour de quels enjeux provoquer des échanges entre collectifs d’ici et d’ailleurs ? Comment résister aux durcissements autoritaires qui nous pressent ? Comment se faire entendre de celles et ceux qui ont le pouvoir de décider ?

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Des choix stratégiques que nous voulons construire avec d’autres, via l’AG et toustes celles et ceux qui gravitent, agissent, co-portent des dynamiques et partagent nos réflexions. Nous ouvrons donc une série de rendez-vous « élargis » pour le dessiner ensemble, dont la 1ere rencontre a eu lieu ce lundi 9 février. Merci aux participant·e·s et bienvenue à celleux qui nous rejoindraient pour la suite !

➡️ Prochain rdv : lundi 9 mars de 17h30 à 20h30 à Bruxelles.

Periferia au cours des 5 dernières années, en quelques mots, c’est…

AG Nuage de mots

…et en panorama de nos projets et enjeux.

Les discussions ont débuté le 9 février (Merci à toustes !) et de premières lignes apparaissent :

  • En 5 ans, une centaine de rencontres et d’échanges, dont la moitié connectant des collectifs actifs dans des pays différents, ont eu lieu. Deux rencontres Altoparlante ont été organisées en Europe, avec des organisateur·rice·s venu·e·s d’Amérique latine, de Belgique, de France et d’Allemagne. Comment considérer ces pratiques d’échanges, et leurs impacts, dans le contexte actuel ? Quels sens pour les collectifs ? Ces échanges doivent-ils s’autonomiser ? Quelle juste place pour l’équipe de Periferia ?
  • Les dynamiques visant à rendre visibles les collectifs et les luttes ont gagné en ampleur. L’organisation de deux « Silence, on Parle » comme espaces publics d’expression a relancé les questionnements sur l’impact, surtout en regard de la lourdeur de l’organisation que cela représente. Est-ce suffisant ? De qui cherche-t-on à être visible ? Doit-on repenser nos stratégies ? Par ailleurs, les productions, reconnues comme qualitatives et originales, ne jouissent pas toujours d’une diffusion à la hauteur. »
  • Une cinquantaine d’analyses, d’études et d’outils pédagogiques ou d’animation ont été produites, ainsi que deux documentaires, deux livres et deux séries de podcasts thématiques. Ces productions sont saluées pour leur qualité, originalité mais trop peu visibles. Comment s’assurer qu’elles circulent et impactent autour d’elles ? Quelles stratégies d’accompagnement inventer ? L’idée d’une biblicyclette est évoquée…
  • Les collectifs se sentent méprisés, violentés, non considérés par les élu·e·s et institutions. Pourtant, dans leurs actions, la plupart cherche encore à entrer en dialogue, à négocier. Même si de plus en plus acceptent ou envisagent plus facilement qu’avant des actions de pression, dénonciation voire désobéissance. Il est nécessaire de se nourrir pour apprendre à résister, dans la joie : Periferia lance un projet « résistances » alliant un magazine des collectifs, des rencontres de collectifs en résistance en Europe et ailleurs, un cycle dédié à la désobéissance civile et des actions légales mais malaisantes pour provoquer le dialogue.

Les discussions sont lancées.

Poursuivons-les le lundi 9 mars,
17h30 – 20h30 à Molenbeek.

N’hésitez pas à inviter d’autres personnes pour nourrir notre réflexion : nous les informerons préalablement pour garder un maximum de temps à la discussion.

Accusations contre l’Abbé Pierre : soutien aux victimes, aux travailleur·euses de la fondation et tous les groupes mobilisés

Depuis 2 ans, nous avons développé plusieurs partenariats avec le soutien de la Fondation Abbé Pierre (qui changera de nom prochainement). Et toujours avec beaucoup d’enthousiasme au vu de la force et de la qualité des processus menés par les collectifs et soutenus par les travailleur·euses de la Fondation.

Depuis cet été, les témoignages exprimés avec courage par de nombreuses personnes accusant l’Abbé Pierre d’abus sexuels nous mettent face à une réalité que nous ne pouvions imaginer et dont nous nous dissocions avec détermination.

Merci à la Fondation et Emmaüs d’avoir encouragé ces témoignages, d’en prendre soin et de mener des actions pour y faire suite. Nous relayons ici leur positionnement exprimé par communiqué de presse :

Dans ce contexte difficile, nous voulons manifester notre soutien aux travailleur·euses de la Fondation, ainsi qu’aux groupes qui continuent un important travail auprès des personnes en situation de précarité.