Les commissions de transparence au Honduras

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Les commissions de transparence au Honduras

Une histoire peu commune d’une société civile qui se soucie de l’utilisation des ressources publiques

Suite au passage de l’ouragan Mitch au Honduras en 1998, puis surtout à la remise de la dette en 2002, d’importants montants sont arrivés jusque dans les communes du pays. Mais les pays « donateurs » y ont mis une certaine exigence : que la société civile puisse veiller à la bonne utilisation de ces ressources financières dans des projets portés par les municipalités. C’est de cette façon que sont apparues les premières commissions de transparence.

Les commissions sont composées de citoyens. Ce sont des organisations locales qui réalisent un contrôle par rapport aux dépenses publiques et formulent des recommandations pour améliorer l’utilisation des ressources publiques, veillent à la bonne utilisation du budget d’investissement et vérifient la qualité des services communaux comme les repas dans les écoles communales par exemple.

De nombreuses commissions existantes se sont organisées collectivement pour obtenir leur reconnaissance légale dans le cadre de la loi des communes de 2009.

Pense-pas-bête du gestionnaire citoyen

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Expériences à Pont-de-Claix, France

Pense-pas-bête du citoyen gestionnaire : Renforcer la compréhension budgétaire
par la commune de Pont-de-claix, 2007

Le « pense-pas-bête du citoyen gestionnaire » est un outil, développé par la commune et destiné à tous. Il propose de se familiariser avec les mécanismes et les notions essentielles de la comptabilité publique. Il présente également le budget de la commune pour permettre de participer à la réflexion et au débat qui accompagne l’élaboration de celui-ci.

A Pont-de-claix, les finances publiques c’est l’affaire de tous !

Une commission consultative du budget a été mise en place où des citoyens tirés au sort et d’autres répondant à un appel relayé dans la presse locale suivent une formation de compréhension local – notamment grâce à la publication « pense pas bête du citoyen gestionnaire » pour faire des propositions aux élus.

Cette étape de compréhension budgétaire est indispensable dans la mise en place d’un budget participatif.

Article – L’organisation communautaire : une nouvelle approche du travail social ?

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Par Yves Jouffe- Mouvements, 2016

Une expérience d’organisation communautaire a vu le jour en janvier 2014 dans les quartiers rennais : Si on s’alliait ?(SOSA). Cinq organisatrices et organisateurs s’y inspirent de la démarche de l’Alliance citoyenne de Grenoble. Deux d’entre elles décrivent ici quelques ficelles du métier d’organisateur. Des affinités mais aussi des tensions existent entre community organizing, éducation populaire et un travail social jugé trop paternaliste. Les formes de mobilisation expérimentées à Rennes par SOSA, aussi éprouvantes soient-elles, apparaissent comme de réels vecteurs de transformation sociale.

Disponible en ligne sur le site du CAIRN pour 3 euros en cliquant ici 

Article – Expériences de community organizing en France

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Par Marion Carrel, Adeline de Lépinay- Mouvements, 2016

Le community organizing est une source d’inspiration pour certain.es militant.es. En amont de la table ronde de ce numéro, et à partir de courts entretiens réalisés avec ses participant.es, nous esquissons ici le portrait de trois organisations françaises qui s’inspirent de cette tradition : l’Alliance Citoyenne de Grenoble, Zonzon 93 et Studio Praxis.

Article disponible en ligne sur le site du CAIRN (3 euros), disponible en cliquant ici

Article – Construire le contre-pouvoir

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Par Yves Jouffe, traduit par Hélène Balazard, Vincent Bourdeauet Yves Jouffe– Mouvements, 2016

De 1970 jusqu’à la fin des années 2000, Wade Rathke a dirigé ACORN (Association of Community Organizations for Reform Now), la plus importante fédération de community organizingdes États-Unis. Cette organisation comptait près de 500 000 membres issus de plus d’un millier de quartiers déshérités. Elle a été un important vecteur de changement social dans les domaines du logement social, de la régulation des activités bancaires ou de l’augmentation du salaire minimum. Wade Rathke a développé un modèle original de contre-pouvoir, en organisant les habitant.es des quartiers pauvres et non pas leurs organisations existantes comme le faisait Saul Alinsky. ACORN a su s’étendre en une fédération états-unienne qui mettait au service de chaque groupe local des organisateur.rices professionnel.les. Si celle-ci s’est fragmentée en 2010, ACORN International rassemble maintenant autant d’adhérent.es dans une trentaine de pays.

Disponible en ligne sur le site du CAIRN pour 3 euros en cliquant ici

Article – La production d’études comme instrument de mobilisation dans le cadre de la campagne pour un « revenu décent londonien » (London Living Wage)

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Par Hélène Balazard - Géocarrefour, 2010

Une récente campagne menée par London Citizens - une coalition d’églises, de mosquées, de syndicats, d’écoles et d’autres associations - a mis sur le devant de la scène le problème des travailleurs pauvres de Londres. La production d’études est le pivot de cette campagne pour un revenu décent. C’est plus le processus de réalisation des études, lié aux méthodes du community organizing, que leur existence qui permit d’établir l’opportunité et la faisabilité de nouvelles politiques salariales. L’étude urbaine est considérée ici comme instrument de mobilisation. Ses auteurs, ses sujets et ses destinataires deviennent les acteurs de la campagne pour un revenu décent londonien.

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Article – Le worker center et ses spectres : les conditions d’une mobilisation collective des travailleurs précaires à Chicago

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Par Sébastien Chauvin – Sociologies Pratiques, 2007

L’auteur nous présente les modes d’action et de fonctionnement d’un « worker center » de Chicago, ONG ayant pour objet la mobilisation et la défense de travailleurs journaliers américains très précaires. Divisé en membres, « leaders » et « organizers », le centre fonctionne suivant un modèle communautaire, emprunté au sociologue Saul Alinsky, et s’oppose identitairement à 4 figures repoussoirs appelées « spectres »: l’activisme, l’advocacy, le travail social, la substitution à l’ennemi.

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Article – La lutte pour un salaire décent (living wage). Force et faiblesse d’un mouvement progressiste face à l’offensive conservatrice

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Par Isabelle Richet – Politique américaine, 2012

Le mouvement pour un salaire décent est apparu à Baltimore en 1996 et s’est rapidement répandu dans tout le pays pour diffuser la demande d’un salaire de base qui tienne compte du niveau de vie réel dans une communauté donnée. Les principales caractéristiques du mouvement tenaient de sa nature locale et populaire et de sa capacité à rassembler différentes forces progressistes, telles que les syndicats de gauche, les associations communautaires comme ACORN, et les forces religieuses progressistes. À mesure que le mouvement atteignit ses objectifs dans la plupart des collectivités, il devint la cible d’une campagne violente menée par des forces conservatrices d’extrême-droite déterminées à détruire tout mouvement progressiste dans le pays.

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Article – La naissance du “community organizing” en France. Entretien avec Adeline de Lépinay

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Par Vincent Gay – Contretemps, 2017

Adeline de Lépinay, qui se présente comme une artisane d’une éducation populaire politique et libertaire, est une des organisatrices de l’alliance citoyenne qui s’est créée en 2016 à Aubervilliers. L’alliance citoyenne est une des premières associations se réclamant explicitement du community organizing (CO) en France. Pour Contretemps, elle revient sur le début de cette expérience,à partir de son expérience à Aubervilliers et d’autres alliances citoyennes, notamment celle de Grenoble qui a été la première association de ce type.

Disponible en PDF en cliquant ici

Vidéo – Organisez-vous

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Diffusé en avril 2016 sur la chaîne Public Sénat

Quel est le point commun entre Barack Obama, un sociologue qui a fait ses classes dans la Mafia d’Al Capone et deux jeunes activistes françaises issues des quartiers populaires ? Le Community Organizing. Ou l’art d’élaborer des groupes de pression citoyens, sorte de lobbies des « gens d’en bas », capables de se confronter au pouvoir lorsqu’il ne sert plus l’intérêt général. Ce documentaire raconte l’histoire de cette technique inventée aux Etats-Unis et comment quelques jeunes Français essayent de l’introduire dans notre pays.

Pour voir la bande annonce, le louer ou l'acheter, cliquez ici

Livre – Community Organizing, de l’émeute à l’alliance des classes populaires aux Etats-Unis

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Julien Talpin – Raisons d’agir, 2016

Avril 1992 : Los Angeles connait des émeutes d'une ampleur inégalée, après l'acquittement des policiers qui avaient passé à tabac Rodney King. Vingt ans plus tard l'Amérique fait l'expérience de nouveaux soulèvements, à Ferguson et Baltimore, contre les violences policières, le racisme et l'injustice. Ces protestations ne sont pas les seules réactions des fractions dominées de la population étasunienne.
A Los Angeles notamment, des associations ont su rassembler celles et ceux qui voulaient améliorer les conditions d'habitat, de travail, d'existence des résidents des quartiers populaires. Ces organisations donnent à voir comment déployer le pouvoir d'agir des dominés pour améliorer leur quotidien et oeuvrer au changement social. Elles incarnent des contre-pouvoirs autonomes qui rappellent les élus à leurs promesses et promeuvent des politiques progressistes.
A partir du cas étasunien et des essais d'acclimatation du community organizing en France, l'auteur identifie des pistes pour renouveler le militantisme dans les quartiers populaires.

Disponible en librairie

Charte – Lyvennet Community Trust – Cumbria UK – Setting the Scene

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Charte – Lyvennet Community Trust – Cumbria UK

Setting the Scene

Le « Lyvennet Community Trust » est un CLT qui s’est développé en zone rurale en Angleterre. Le document date de 2010, moment où le CLT va réellement se lancer après avoir mener une étude territoriale participative sur l’ensemble du district de Cumbria. Ce document témoigne d’un moment clef dans le processus de développement du CLT puisqu’il est établit après l’installation d’un comité de gestion qui a travailler sur un plan stratégique.

Accès au document – cliquez ici

Charte – Declaration of Community Rights

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Charte – Declaration of Community Rights

Cette déclaration a été établie par les habitants du quartier de Dudley à Boston (USA), là où s’est développé le Community Land Trust « Dudley Neigborhood Initiative ». Les habitants de ce quartier très pauvre et délaissé depuis des années ont pris leur avenir en main et on créé un mouvement intégrant l’ensemble des communautés présentes dans le quartier. C’est ensemble qu’ils ont établi la charte des droits de la Communauté qui montre leur volonté de récupérer leurs droits élémentaires et leur rôle de citoyens engagés dans le futur de leur quartier.

Accès à la déclaration en Anglais et français : cliquez ici

Enquête – A Promise in the Heart of Boston

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Enquête – A Promise in the Heart of Boston

Portraits of the Dudley Village Campus

Ce document d’enquête montre comment, à Boston, le Dudley Street Neighborhood Initiative (CLT) a développé une stratégie pour relancer toute la communauté en s’attachant au développement de scolaire. Cette stratégie, « The Boston Promise Initiative », est conçue pour tirer parti des forces et des atouts déjà existants dans la communauté locale, à savoir les résidents pour développer un « village » où les enfants sont entourés par les adultes dans un environnement d’apprentissage continu. Le fondement de cette vision est construit sur cinq buts pour le l’évolution de toute la communauté :

 

 

  1. Des familles fortes et saines
  2. Les enfants entrant à l’école et prêts à réussir
  3. Des étudiants et des écoles qui réussissent
  4. Etudes secondaires complètes et préparation à la vie active
  5. Des collectivités dynamiques et prospères de résidents en lien

Cette enquête montre la logique de développement local qui est au cœur du modèle de Community Land Trust et comment elle est mise en œuvre sur base des besoins et ressources des résidents et avec les résidents.

Accès au document : cliquez ici

Brochure – Quatre années de décisions collectives

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L’expérience du quartier de Scheut, Anderlecht, Belgique

Quatre années de décisions collectives

Par l’association Maks, la Maison de Quartier et Periferia – 2015

Ce journal a été réalisé au terme de 4 années d’une expérience de « budget participatif » au sein d’un quartier. Il constitue une synthèse des grandes étapes qui ont forgé cette dynamique et l’ont fait évoluer.

Il revient d’abord sur le contexte qui a conduit à la mise en place de ce fonds participatif et la philosophie qu’il poursuivait. Il présente les principales lignes du mode de fonctionnement, défini par les habitants et largement inspiré des principes du budget participatif. Il propose enfin un panorama d’une quarantaine de projets proposés et réalisés par les habitants.

Il s’agit d’un aperçu d’une initiative très locale, dont on sent tout l’enthousiasme et l’énergie qu’elle a généré chez les citoyens et dans le quartier.

Pour avoir accès au document : cliquez ici

Pour revenir sur les débuts de l’expérience, voir le livret « Ensemble, décidons l’utilisation de l’argent public »,  téléchargeable ici.

Vidéo – Le budget participatif des lycées

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Expériences dans les lycées du Nord Pas de Calais, France

Le budget participatif des lycées

par la Région Nord-Pas-de-Calais, 2012

Éduquer à la citoyenneté, rendre l’action publique plus efficace et renfoncer le dialogue dans les établissements sont les trois principaux objectifs du Budget Participatif des Lycées en région Nord-Pas-de-Calais. Lancé par une élue écolo, le projet existe depuis 2010. Tous les lycéens, la communauté éducative, les parents des élèves et les professeurs peuvent participer en proposant des projets pour l’amélioration du cadre de vie de leur lycée. Il s’agit d’une nouvelle manière d’allouer une partie du budget d’investissement de la Région, à partir d’un débat entre tous les membres de la communauté du lycée.

En donnant la parole aux lycéens et à toute la communauté éducative, le Budget Participatif des Lycées est un véritable exercice de citoyenneté qui nécessite de réfléchir, proposer, argumenter et débattre. Un processus qui se déroule sur deux ans : la première année dédiée à la réflexion collective et à l’élaboration/préparation des projets ; la deuxième année consacrée à la réalisation des projets.

Cette vidéo, réalisée par la Région, raconte cette démarche à partir des intentions des élus politiques et en montre quelques étapes et facettes.

Pour avoir accès au document : visionnable ici

 

Livret – Du rêve à l’action collective

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L’expérience au Relais Social de Charleroi, Belgique

Du rêve à l’action collective

par les collectifs citoyens et l’équipe du Relais Social – Capacitation Citoyenne, 2006

 » Avant, quand un SDF avait une idée, comme celle du Pont en Fête (fête organisée par les personnes qui font la manche et qui veulent rendre la monnaie de la pièce aux passants), les travailleurs disaient “quelle belle idée”, mais il n’était pas possible de passer à l’action ! Maintenant, grâce aux Budgets Participatifs, on peut réaliser ses rêves d’actions collectives.  »

Une dizaine de collectifs citoyens, tous frappés par la précarité, racontent comment les budgets participatifs du Relais Social leur ont permis de mettre en oeuvre des projets qu’ils n’envisageaient même pas! Mais il ne s’agit pas simplement d’un fonds disponible pour des projets citoyens, on discute aussi les règles d’attribution, les modalités pour construire un projet et le défendre.

La rédaction du livret est devenu pour les collectifs l’occasion de remettre à plat l’histoire de ces budgets participatifs, d’en présenter les étapes et d’en questionner plusieurs aspects. Avec, pour toile de fond, l’envie de dire que c’est possible et que d’autres peuvent s’en inspirer.

Pour avoir accès au document : consultable ici

 

 

Ensemble, décidons l’utilisation de l’argent public – L’expérience dans le quartier de Scheut, Anderlecht, Belgique

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L’expérience dans le quartier de Scheut, Anderlecht, Belgique

Ensemble, décidons l’utilisation de l’argent public

par des habitants et acteurs du quartier – Capacitation Citoyenne, 2012

« Le Budget Participatif, il est beau justement parce qu’il permet de dévoiler des projets qui ne sont pas pensés par des professionnels et qui du coup sont pensés autrement. » « Il y a des quartiers qui s’ennuient. Ici, ça bouge, les gens sortent de chez eux. » « Mais faire ce livret, c’est aussi se donner les moyens pour impliquer les élus politiques et leur montrer comment faire. » « Ça va montrer la solidarité et une autre manière de prendre les décisions. »

Le livret, co-rédigé avec les participants du Budget Participatif de Scheut – habitants, associations et techniciens administratifs – revient sur l’histoire de la mise en place de ce dispositif. Il raconte son origine, le souci commun des habitants de pouvoir s’impliquer plus facilement dans le quartier. Il revient sur le processus qui a permis sa mise en place, puis son évolution au fil des appels à propositions. Il aborde enfin les modifications majeures qui y sont survenues lors de l’assemblée annuelle du Budget Participatif, au cours de laquelle le règlement et le mode de fonctionnement du Budget Participatif ont été évalués et modifiés. Au fil de ces avancées, le groupe est revenu sur les grands questionnements qu’il a rencontrés, ainsi que sur les erreurs commises, pour mettre en avant les propositions d’ajustement. Les dimensions multiples du projet ont ainsi pu être explorées.

Pour avoir accès au document : consultable ici